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  • onlikoinou #11 Bonnes fêtes !!!

    Toute l'équipe de M'Lire vous souhaite de très bonnes fêtes !!!

     

     

     et on n'abuse pas...

  • Mémoire du vide - chronique de Sébastien #04

    memoire du vide.jpgMémoire du vide

    Marcello Fois

    Seuil - 18.50 €

    Au tournant du XIXéme et du XXéme siècle, la Sardaigne voit naître Samuele Stocchino, fils d’une famille de paysans pauvres et rudes comme cette île brûlée par le soleil de la Méditerranée. Alors que rien ne semble le différencier des jeunes sardes de son époque, sa mère le sait : son fils a le cœur du loup. Elle vivra dans la crainte, surtout depuis le jour où son mari marqua de son soulier le seuil de la porte des Boi pour un verre d’eau refusé. Les affronts se paient ici, et chèrement. Samuele grandira et connaîtra deux guerre, baïonnette au fusil il sera le meilleur, reviendra toujours pour Mariangela malgré les rumeurs qui le disent mort au front. Pendant ces absences, les dettes de sang décimeront sa famille. Samuele entrera en clandestinité et, semant la mort et le chaos, réglera ses comptes dans une rage vengeresse.

    Inspiré de faits véridiques, Marcello Fois romance la vie du plus célèbre bandit sarde, qui de simple paysan deviendra le mythe cauchemardesque de son époque. Mémoire du vide se lit comme une fresque âpre aux accents oniriques, une histoire d’hommes emportés par la fatalité.

     

  • Joyeux Noël !!!

    Nous avons totalement craqué sur cette composition de Julien Nantec, un artiste à découvrir vite, vite, vite !!!

     

    et joyeux noël...

  • Capitaine T01 La mer est mon jardin - chronique de Simon #41

    1222869771.capitaine.jpgCapitaine T01 La mer est mon jardin

    Henri Meunier

    Petit Bonum, Milan jeunesse - 9,50 €

    Les collections de BD pour les plus jeunes se multiplient et c’est tant mieux quand la qualité et le talent sont présents. Après Les Petits Chats Carrés chez Carabas ou Puceron chez Dupuis, c’est au tour de Milan jeunesse de lancer sa collection d’albums BD sans texte pour les plus jeunes. Cette dernière s’appelle Petit Bonum et elle recèle déjà quelques excellentes surprises. Si on se réjouira de retrouver le trait coloré d’Olivier Supiot (Marie Frisson) dans une excellente petite histoire animalière nommée Tatoo au zoo et l’humour très grinçant de Arnü West dans le très caustique Souris Souris, c’est l’album Capitaine de Henri Meunier qui nous a véritablement enthousiasmé. En 16 courtes scènes muettes, Henri Meunier parvient à nous faire rire, réfléchir et émouvoir avec son Capitaine. Sur son beau bateau à moteur, ce marin pêcheur à l’allure bien sympathique sillonne la mer suivi d’une mouette fidèle et gourmande. Il pêche la plupart du temps et doit déjouer les tours et pièges d’un océan aux mille surprises. Sur son chemin, il croisera des sirènes, des baleines énormes, des pieuvres et des requins, de quoi alimenter un peu son imagination et son inventivité…

    Alliant poésie et humour, cette bande dessinée saura émouvoir les plus jeunes tout en faisant rire les plus grands. Grâce à un trait caractéristé, très graphique et une totale maîtrise des couleurs (Henri Meunier est par ailleurs un excellent coloriste de bande dessinée) et des trames et autres dégradés de couleurs, Henri Meunier pose une ambiance propice à une narration ultra maîtrisée. Il n’y a donc aucunement besoin de texte pour comprendre ces petites chroniques et y prendre le plus grand plaisir.

  • La terre respire - chronique de Guillaume #23

    9782352890362.jpgLa Terre respire

    Texte de Guia Risari

    Illustrations Alessandro Sanna

    MeMo - 18 €

    Deux frères, surpris d’entendre les battements de cœur du monde, vont en parcourir l’immensité et s’émouvoir de sa beauté, de sa diversité mais aussi de sa fragilité.
    Un hymne d’une rare poésie à la splendeur de notre planète. Des aquarelles superbes qui soulignent avec délicatesse les textes simples et émouvants. Un petit bijou…

  • Arthur l'autre légende - chronique de Simon #40

    9782070614400.gifArthur l’autre légende
    Philip Reeve

    traduction : Stéphane Carn

    Gallimard collection Scripto
    13.00 €

    Les plus grands récits héroïques, les plus belles aventures cachent souvent une vérité beaucoup plus crue, difficile à assumer pour les conteurs. Philip Reeve a décidé de tailler un costume à la légende d’Arthur en épinglant toute la Table Ronde au passage.
    Dans son dernier ouvrage (récompensé du prestigieux Prix Carnegie en Angleterre), Arthur l’autre légende, il s’amuse à réinventer l’histoire ou plutôt à la réécrire telle qu’elle aurait sans doute été à cette époque. Nous sommes donc au VIe siècle, en plein Bas Moyen-âge, une époque où règnent plutôt en maître la force brutale et la ruse que la dignité et la galanterie de chevaliers romantiques.
    Pour son récit, Reeve crée le personnage de Wynna, une petite fille d’une dizaine d’année qui est la narratrice de notre histoire. Elle voit son village se faire dévaster par les troupes d’Arthur et devient l’assistante de Myrrdin, alias Merlin. On découvre alors avec elle toute la machinerie du vieux mage conteur. Ce dernier ne possède en fait aucune magie et tous ces tours ne sont que combines et tricheries. Il est juste là pour créer « la légende arthurienne » et il y parvient grâce à des tromperies grotesques qui mettent en dérision la mythologie traditionnelle. Déguisée en garçon, Wynna deviendra Wynn au gré de l’histoire et changera plusieurs fois pour ne pas être démasquée. De la Dame du Lac à Excalibur, ce sont toutes les légendes la Table Ronde qui tombent les unes après les autres.
    Tout comme les romans de Kevin Crossley-Holland, il s’agit là d’une vraie adaptation de la légende arthurienne mais la plume de Philip Reeves est, il me semble, beaucoup plus drôle et ambitieuse. Le ton est percutant, drôle et ironique et c’est un vrai régal de redécouvrir ces histoires merveilleuses revisitées de la sorte.


    Allez, un petit extrait pour vous donner envie :
    Armé d'un couteau de chasse, la tunique maculée de graisse, Arthur découpait des morceaux de viande pour ses compagnons favoris et les leur distribuait avec force plaisanteries grivoises et éclats de rire avinés.
    Je ne l'avais encore jamais vu sans son casque et sa cotte de mailles. En simple tunique, il était nettement plus difficile de le prendre pour un demi-dieu ! C'était un homme ordinaire, solidement charpenté, avec un cou de taureau et un visage plutôt empâté. Ses cheveux noirs, coupés courts, étaient plus clairsemés sur le devant et à la lueur du feu, on voyait la sueur perler sur la peau de son crâne. Il avait des petits yeux noirs, très enfoncés dans leurs orbites, qui posaient sur vous un regard vacant, presque somnolent – mais, l’instant d’après, ils pouvaient devenir rusés ou pensifs, ou alors se mettre à étinceler de joie comme ceux des enfants. Je les soupçonnais de pouvoir aussi lancer des éclairs, sous l'effet de la fureur. Un homme dangereux, me dis-je. Aussi dangereux qu'un ours...