04 juin 2013
Dédicace de RASSAT et GAUTHEY pour leur BD "On dirait le sud" - jeudi 06 juin 14h30

« » et en effet, c’est une étrange sensation de temps suspendu qui plane sur ce pOn dirait le sud, le temps dure longtempsremier épisode de la série de Rassat et Gauthey, « une piscine pour l’été ».Un état d’apesanteur généré par la canicule qui plombe la France de 1976. Dans un village méridional, un syndicaliste intègre et ambigu, des membres d’une famille en décomposition, patrons et ouvriers se croisent. En toile de fond, la ronde quotidienne des hélicoptères et d’inexplicables disparitions d’enfants pouvant faire écho à l’affaire Ranucci, tollé politique qui annoncera la fin de la peine de mort. Cette chronique sociale et familiale nous replonge dans une période charnière qui laisse derrière elle les illusions du système libéral et qui annonce la fin des trente glorieuses. Une atmosphère étouffante restituée par le magnifique dessin de Gauthey qui n’est pas sans rappeler le réalisme des toiles de Hopper, où les lignes fortes tendent à montrer la profondeur psychologique des sujets.
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27 mai 2013
Interview d'Emmanuel LEPAGE par l'excellent blog ami "I am a lungfish Song"
EMMANUEL LEPAGE
« Car le beau n’est rien que ce commencement du Terrible que nous supportons encore, et si nous l’admirons, c’est qu’il dédaigne, indifférent, de nous détruire. Tout ange est terrifiant. » En citant Rainer Maria Rilke en ouverture de Un Printemps A Tchernobyl (Futuropolis), Emmanuel Lepage sait qu’il a côtoyé là-bas le terrifiant et le beau. En 165 pages, il raconte sa bouleversante expérience en Ukraine dans une bande dessinée documentaire exceptionnelle. Au lendemain du vingt-septième anniversaire de la plus grande catastrophe nucléaire, rencontre avec l’un des artistes les plus doués de sa génération. (chRisA - mai2013)

Je suis auteur de bande dessinée depuis maintenant plus de vingt-cinq ans. J'ai longtemps travaillé en collaboration avec des scénaristes avant de passer voici un peu plus d'une dizaine d'années maintenant à la création de mes propres histoires. J’ai toujours été plus attiré par des fictions contemporaines, la vie intérieure de mes personnages était le plus souvent le moteur de l’histoire. Très inspiré par la littérature sud-américaine et par ce que l’on appelle le Réalisme Magique, j’aime raconter des histoires qui ont une dimension fantastique ou poétique que ce soit dans le propos ou le dessin. J'aime raconter la complexité de l'être, hésitant entre ce qu’il est et celui qu’il voudrait être. L'humain est au cœur de mes préoccupations tout autant dans les fictions que dans mes bandes dessinées dites plus 'documentaires'.
Depuis Voyage aux îles de la Désolation, vous semblez prendre un énorme plaisir à vous 'spécialiser' dans la bande dessinée documentaire. Pourquoi cette nouvelle orientation dans votre parcours artistique? Quel espace ce format vous offre-t-il?Je suis venu à cette forme un peu par hasard. Je n’imaginais pas que je puisse m’orienter dans cette voie. Quand on m’a proposé de participer à l’élaboration d’un projet pour monter à bord du navire ravitailleur des terres australes et antarctiques françaises, je vous avoue que je n’y croyais pas. Je pensais à l’origine faire un carnet de voyage à l’issue de ce périple, mais mon éditeur, Claude Gendrot, avec qui je travaille depuis plus de quinze ans m'a suggéré plutôt d’en faire une bande dessinée. J'avais besoin d’une promesse de publication pour embarquer. J'ai dit oui, plus par désir de partir que par désir de faire une bande dessinée documentaire! C’est à la suite de mon voyage face à cette somme de croquis de voyage réalisés à bord, puis d'illustrations faites à mon retour avant tout pour le plaisir de ‘fixer des visions’, que je me suis interrogé sur la façon d'organiser tout cela. Je m’y suis mis sans bien savoir ce que je faisais. J’avais le sentiment d'inventer une nouvelle forme narrative, réunissant, dans un même livre, tout ce que j'aime faire : croquis de voyage, bande dessinée, illustrations. Il y eut une très grande part d'improvisation et le livre se construisait au fur et à mesure. A l’inverse de mes autres livres, les images ont précédé le texte, ce sont elles qui ont organisé le récit. J’ai fait ce livre, dans un état de grâce, très vite, avec un énorme plaisir. Chaque jour, j’essayais de rendre cohérent ce chaos invraisemblable.
Comment vous situez-vous par rapport aux travaux d'autres auteurs comme Joe Sacco, Guy Delisle et Philippe Squarzoni par exemple?J’apprécie beaucoup les travaux des uns et des autres, je me retrouve parfois dans leur façon de se mettre en scène. Ceci dit, je crois que nos approches du récit en bande dessinée sont très différentes les unes des autres et que le seul point commun est de s'inspirer du réel et d'expériences vécues pour construire nos histoires. Je crois que la différence notable entre ces travaux que vous citez et le mien est la place que je donne au dessin et à son pouvoir évocateur. Je revendique fortement la part magique que peut avoir le dessin dans un récit et je pense voir le monde par ce biais.
Pour vous, le documentaire sous-entend-t-il nécessairement une forme d'engagement? Si oui, comment définiriez-vous votre engagement?Je ne sais pas si je peux à proprement parler d'engagement. Disons plutôt que j'essaie de dire les choses le plus honnêtement possible en précisant clairement d'où je parle (quelle est mon histoire, le milieu d’où je viens, mes envies, mes rêves, mon engagement...) Que le lecteur comprenne que je ne détiens aucune vérité et que le point de vue est tout à fait personnel. Que ce soit dans la fiction ou dans un récit inspiré du réel, je crois que les thèmes développés sont souvent les mêmes, car c'est à cela que je suis attentif. Comme je le disais plus haut, j’aime dire la complexité des êtres et du monde, car c’est là que, pour moi, se situe l'humanité. La question du ‘point de vue d’où l’on parle’ est essentielle pour moi. Par ‘qui’ est vu l’histoire.
Cinq ans, jour pour jour, après votre séjour à Tchernobyl, que ressentez-vous encore aujourd'hui? Le lecteur peut ressentir combien cette expérience vous a marqué. Quels sont les sentiments qui se sont estompés et ceux qui sont encore très vivaces?Je suis bien sûr toujours très sensible à ce qu’il s’est passé pendant ces quelques semaines en Ukraine au pied de la centrale de Tchernobyl. De revenir sur ces événements quatre ans après les avoir vécus, m’a demandé de renouer des fils un peu épars...mais, petit à petit, la mémoire m'est revenu. Les dessins y ont beaucoup contribué, ainsi que les notes nombreuses prises à l’époque. Je reste toujours sensible à la beauté de ces gens rencontrés dans ce village, la convivialité de notre maison lorsque nous dessinions tous ensemble dans cette belle lumière blanche du printemps. Je garde le souvenir aussi du silence de Pripiat, de l'angoisse à dessiner au pied de la centrale. Le bruit omniprésent du compteur.
Avez-vous encore des contacts avec les personnes que vous avez rencontrées là-bas?Je n'ai plus de contact avec les habitants de Volodarka, mais ils ont vu le premier ouvrage, Les Fleurs de Tchernobyl , que nous avions publié à l’issue de ce voyage et qui était l’objectif de l'association au sein de laquelle nous sommes partis. Par contre, j’ai renoué contact avec Pascal et Morgan, ainsi qu’avec Ania, notre guide, au cours de la réalisation de l’album. Quand à Gildas, il reste un ami précieux que j'ai découvert au cours de ce séjour. Nous nous voyons régulièrement puisque nous sommes voisins.

J’ai cherché des 'signes’ tout au long de mon séjour. Quelque chose qui me dise l’horreur de cette réalité, un signe tangible. J’ai interrogé les personnes rencontrées, visité les cimetières, cherché ces ‘monstres’... Je n'ai compris que petit à petit que le terrible se cachait dans l’implicite, le silence des sens. C’est, je crois, cet abîme entre ce que je sais et ce que je vois, qui m’a convaincu de prolonger ce voyage et ce premier carnet de croquis dans une bande dessinée.
Quelles convictions politiques, philosophiques et artistiques cette expérience a renforcé et a aussi transformé en vous?Partir à Tchernobyl n'est pas anodin. Je suis allé là-bas dans une démarche militante, puisqu’il s'agissait de ramener un carnet qui serait vendu au profit des enfants contaminés. Dominique, le président des Dessinacteurs, cette association dont je faisais partie et qui nous a proposé ce voyage, est lui très clairement engagé dans le combat contre le nucléaire et réalise régulièrement des dessins dans ce sens. Je voulais mettre mon dessin au service d'une cause que je croyais juste. Ce carnet devait être distribué et vendu par les membres de l'association et par le réseau Sortir Du Nucléaire. Il s’est avéré que la confrontation au réel a changé la donne et il ne fut pas simple de ‘justifier’ les dessins que nous ramenions, ni le refus de faire du carnet de croquis un livre qui allait dans le sens présumé de ce qu’attendaient les souscripteurs de ce projet. Nous avons été tiraillés entre ce pour quoi nous avions été ‘mandatés’, et ce qui nous semblait être d'une démarche intime et artistique. Nous avons d’abord cherché à être ‘juste’. Le débat sur le nucléaire est passionnel et il est très difficile d’avoir une réflexion adulte et raisonnée. Dire que le nucléaire est sans danger et que ceux qui sont contre prônent un ‘retour à la bougie’ est idiot et contreproductif. Dire que les pro-nucléaires sont inconscients ou vendu à Areva, n’est pas toujours juste non plus. J’aimerais une réflexion adulte sur ce sujet essentiel pour notre avenir, plutôt que cette infantilisation. On cherche le plus souvent plutôt à rassurer qu’à informer. Comme à des enfants. Il faut entendre les discours autour de la catastrophe de Fukushima qui étaient identiques à ceux entendus vingt-cinq ans avant. On ne semble rien apprendre du passé. Sortir du nucléaire impliquerait de revoir de fond en comble notre façon de vivre, une vraie réflexion sociétale, une forte responsabilisation. Quelle société voulons-nous, quels choix sommes-nous prêts à faire ?Il y aurait là un chantier passionnant à mener...mais je crains que nous en soyons loin. Le déni reste de règle et les lobbies très puissants.
Vous avez beaucoup recours aux portraits. Pourquoi sont-ils à vos yeux si importants?Faire un portrait est un moment privilégié, voire magique. Il y a une intimité qui se créée d’emblée entre le dessinateur et le portraituré. C’est un moment où des choses se disent et qui influent sur le dessin. C’est surtout ma façon de dire que tout est humain.
Sur chaque lieu, vous avez toujours votre matériel sur vous. Dans le feu de l'action, comment faites-vous pour dessiner, croquer, esquisser aussi vite et aussi justement?L’intérêt du croquis de voyage est d’être fait sur place, sur les lieux mêmes, face au sujet représenté. Je dois dire que tous les dessins ne sont pas finis sur place, car pris dans l’urgence ou dépendant d'un groupe, je n'ai pas toujours le temps d'achever le dessin au moment même. J'en fais parfois juste le bâti et l'achève le soir au calme, ou pendant le temps du voyage, me basant le plus souvent sur le souvenir, l’émotion. Dans notre maison, à Volodarka, Gildas et moi terminions des dessins entamés sur le terrain. Par contre, je suis incapable de terminer un dessin une fois rentré chez moi et pris dans d'autres choses plus quotidiennes. Bien sûr, il est difficile de tous les terminer au cours du voyage et nombres restent à l’état d’ébauche. Les portraits eux, sans exception, sont tous terminés dans l’instant et signés par la personne ‘croquée’ comme pour imprimatur!
Vous utilisez beaucoup de techniques différentes. En fonction des circonstances et de votre inspiration, comment décidez-vous d'utiliser une technique plutôt qu'une autre?C’est toujours dans l’instant que ça se décide, en fonction du temps et du matériel que j'ai à ce moment-là. J’essaie le plus souvent possible d'avoir le plus d'outils et de matériel pour me laisser cette amplitude. Ce n’est pas toujours le cas. Le plus souvent le matériel réduit à un carnet, un pinceau, un crayon et une toute petite boîte d’aquarelle, de manière à ce que tout tienne dans la poche.
Votre œil est souvent celui du photographe. En quoi, pour vous, le dessin et la peinture sont-ils très différents de la photographie?Le dessin de voyage a ceci de particulier qu’il n’est pas la représentation d'un instant T comme la photographie, mais de la synthèse de plusieurs moments dans un même dessin. Le dessin de voyage demande du temps que l’on n’a pas toujours. Le temps limité implique que l’on aille à l’essentiel, que l'on recompose parfois ce que l’on voit. Tout ça de manière à être le plus proche de la réflexion ou de l'émotion que suscite le sujet représenté. Dessiner, c’est penser.
Les couleurs sont primordiales dans votre travail. Que vouliez-vous leur faire dire dans cet album? En termes de couleurs, quels artistes, quels peintres vous ont / et continuent à beaucoup vous influencer?J'ai voulu faire venir la couleur progressivement dans l’histoire de façon narrative. Je voulais qu'elle traduise cette vie qui, petit à petit, va s'imposer à moi alors que je m'attendais à trouver des terres sinistres, noires, des terres où rode la mort. J’ai été, je crois, beaucoup intéressé par des peintres ou dessinateurs de la nuit tels Le Caravage ou Georges De la Tour, des peintres romantiques du XIXe aussi pour leur représentation des éléments tels que Turner, Hugo, Caspar David Friedrich, Ivan Aïvasovsky, Delacroix ... Des aquarellistes comme David Roberts, Sargent, Laarson... Mais dire cela, c'est en oublier pleins d'autres qui, tout autant, m’ont influencé et nourri. J'aime regarder des images, j'aime comprendre les démarches des autres parce que je sais que ça me nourrit, me fait avancer et m'aide à garder les yeux ouverts.
Personne n'avait jamais donné autant de couleurs à Tchernobyl. Comment expliquez-vous cela?Parce que peut être on se fait une idée ‘a priori’ de ce qu’on va y trouver et que l'on colle cette image sur les représentations… La mort ne peut se représenter qu’en noir et blanc? Telle est en tout cas l’idée que je m'en faisais, puisque j'avais essentiellement amené des outils ‘sombres’ tels que encre noire, fusains, crayons noirs...
En quoi votre travail se démarque-t-il de toutes les autres œuvres qui ont abordé le sujet de Tchernobyl?Chaque livre est le reflet de celui qui l'écrit. Le mien me correspond et j'essaie de faire partager au lecteur mon point de vue sans jamais, du moins je l'espère, en dissimuler toute la subjectivité.
Vous êtes allé à Tchernobyl en avril 2008 et votre livre est sorti en novembre 2012, pouvez-vous nous parler de ces quatre longues années d'accouchement?Une fois le carnet de croquis pour lequel nous avions été envoyés là-bas publié, je savais que je n’en resterai pas là quant à ce voyage. Plus de la moitié des dessins réalisés sur place n'avaient pas été publiés, et ce qui avait précédé et suivi ce séjour n’était pas évoqué. J’avais d'abord pensé à une fiction mais la forme m’a été donnée par mon précédent livre aux Îles Kerguelen. Sans celui-ci, Un Printemps à Tchernobyl n'aurait pas existé.

J’entretiens d’excellentes relations tant amicales que professionnelles avec mon éditeur Claude Gendrot. Il est mon éditeur depuis La Terre Sans Mal chez Dupuis et je l'ai suivi quand il a été licencié de Dupuis par le groupe Média en 2006, en même temps que d'autres auteurs de Aire Libre, tels Lax, Jean-Pierre Gibrat, Étienne Davodeau, Frank Legall, Emmanuel Moynot, car nous soutenions son rapport au livre, à la création, son idée de l’édition. C’est un complice attentif et précieux qui me donne la confiance que je n'ai pas. C’est lui qui m’a poussé à écrire mes histoires, c’est lui aussi qui m’a suggéré de faire de mon voyage austral une bande dessinée.
Sur quel projet vous concentrez-vous aujourd'hui? Pouvez-vous nous en dire plus sur votre dernier long voyage en Antarctique?Je suis parti près de deux mois cet hiver en Antarctique suivre une mission polaire, en compagnie de mon frère, François, photographe. Nous avons comme projet d’en faire une bande dessinée qui associerait dessin et photos. Nous en sommes encore à préciser ce que ce sera, car au long de cette mission, rien ne se sera passé comme prévu. C’est à la demande de l’Institut Polaire et de son directeur, Yves Frénot, que nous sommes partis là-bas. L’idée étant de témoigner des missions polaires.
Est-ce que votre art contribue chaque jour à faire de vous un être différent?Pour moi, dessiner, raconter des histoires, c’est avant tout apprendre sur le monde, apprendre sur soi-même. Dessiner, c’est ma façon d'être au monde. Je grandis par mes livres et plus qu'être un bon dessinateur, dessiner c'est, pour moi, tâcher de devenir un être humain meilleur, c’est à dire plus juste.
Un immense et chaleureux merci à Emmanuel Lepage.
RETROUVEZ TOUTES LES CHRONIQUES, AVIS ET INTERVIEWS SUR LA PAGE "I AM A LUNGFISH SONG"
15:43 Publié dans bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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25 avril 2013
Rencontre avec Nine ANTICO samedi 27 avril 2013

17:57 Publié dans agenda des animations, albums jeunesse, bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nine antico, dédicace, m'lire, sant jordi, fête des librairies indépendantes |
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13 avril 2013
Pirates (Shuky) - chronique de Guillaume #62
PIRATES
Shuky & Gorobei
Makaka - 17 €

On connaissait Les livres dont vous êtes le héros, ces petits bouquins qui permettent de faire du jeu de rôle tout seul avec une paire de dés et un crayon. Shuky et Gorobei nous offrent à présent la BD dont vous êtes le héros avec Pirates qui vient de paraître aux éditions Makaka. Et c’est une réussite ! La « jouabilité » de cette bande dessinée réellement interactive est excellente. On se plaît à scruter chaque case à la recherche d’un passage dérobé ou d’un objet précieux. Le dessin, qui n’est pas sans rappeler certains jeux vidéos, colle parfaitement avec le côté ludique du livre.
14:04 Publié dans bandes dessinées, chroniques de Guillaume | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pirates, shuky, makaka, librairie m'lire, bd dont vous êtes le héros, guillaume boutreux |
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05 avril 2013
48H BD - la librairie M'Lire vous offre une BD les 5 et 6 avril
La librairie M'Lire est partenaire de l'opération 48H BD.
Les 5 et 6 avril, venez nous demander 1 BD gratuite (dans la limite des stocks disponibles)

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09:18 Publié dans agenda des animations, bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 48h bd, librairie m'lire, bd |
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04 avril 2013
Une excellente interview d'un non moins excellent dessinateur BD par un toujours excellent blogger de talent !
Cette interview est tiré du blog "I am a lungfish Song" de Christophe Aimé. C'est vraiment excellent alors dépêchez-vous et allez voir ce qui s'y passe...
THIERRY MURAT

"Je regardais le monde défiler à grande vitesse. Ce monde que je n'avais vu qu'en mode pause à travers une fenêtre flanquée de trois barreaux." Rascal et Thierry Murat suivent la trajectoire d'Abel Mérian, un ex-tolard, en route pour un point toujours au-delà de l'horizon. Ligne droite vers un livre d'une beauté graphique et narrative boulversantes. Son dessinateur au making-of.
(chRisA - avril2013)
En quels termes présenteriez-vous Rascal, votre partenaire sur ce projet ?
Rascal est avant tout auteur. Il a publié plus de 80 ouvrages, chez Pastel - L’École des Loisirs, notamment. Il a certainement écrit quelques-uns des plus beaux textes de la littérature jeunesse contemporaine. Il s’est toujours nourri d’images autant que de lectures. Rascal est belge et en Belgique la culture picturale fait partie du paysage, elle est écrite dans l’histoire du pays et dans les petites histoires de chacun… Rascal est un ami depuis une petite dizaine d’années, maintenant. Rascal écrit comme il parle et parle comme il écrit. À la première personne le plus souvent possible, avec le cœur systématiquement et toujours avec retenue et grande élégance.
À présent, prenez un miroir et, en tant qu'artiste, présentez-vous.
Je suis un « touche à tout ». Je l’ai toujours été. Musique, dessin, photo, écriture… Je suis venu à la bande dessinée assez tardivement. Même si c’était un rêve de gosse, j’ai pris mon temps. Je prends toujours mon temps pour quoi que ce soit, d’ailleurs. J’ai commencé par publier au début des années 2000 des livres jeunesse aux éditions du Rouergue. Mon premier album en bande dessinée adulte Elle ne pleure pas elle chante est sorti en 2004 chez Delcourt. En 2011, c’est avec Les larmes de l’assassin, chez Futuropolis, que je prends conscience que je commence à avoir un vrai public. Et face à ce miroir que vous me tendez dans votre question j’y vois un mec qui ne sait pas parler de lui. C’est vrai… Je préfère parler de mes livres (ou de ceux des autres).
Comment est né Au Vent Mauvais?
C’est une histoire d’amitié avec Rascal avant tout. C’est l’envie de faire un roman graphique qui nous ressemble à tous les deux. Et, cerise sur le gâteau, de le faire chez Futuropolis. On est tous les deux des anciens ados, biberonnés aux vieux Futuropolis de la fin des années 70. De mon côté, j’avais déjà mis un pied chez Futuro avec Les larmes de l’assassin et pour Rascal, faire un bouquin avec le logo Futuropolis en bas à droite de la couverture, c’était le Graal… (Rires !) Alors, naturellement on a tout de suite pensé à un road-movie. Rascal a déjà pas mal écrit sur ce registre en littérature jeunesse. C’est un vagabond dans l’âme. Amoureux de Rimbaud et des Clash. La route, c’est un truc qui l’inspire depuis toujours. De mon côté, j’avoue que c’est une esthétique qui me faisait terriblement envie depuis longtemps aussi… Donc, Rascal m’a écrit une sorte de nouvelle. Une forme courte. Un texte d’une trentaine de feuillets, à la première personne. Et puis je me suis chargé de la mise en scène, du découpage et du dessin, bien sûr.
Qu'est-ce qui, Rascal et vous, vous différencie et vous rapproche ?
Alors… Ce qui nous rapproche, d’abord : préférer la singularité du regard à la virtuosité ou la technique. On partage, je crois, la même lucidité sur le monde et sur les relations humaines, aussi. On ne se fait pas d’illusions… Mais on sait en rire. On est papa de nombreux enfants : 5 pour lui et 3 pour moi. Ça rapproche, mine de rien… Ce qui nous différencie, c’est notre patrimoine culturel. Je suis un gascon du sud-ouest de la France et lui est belge. Ça n’a rien à voir. On a presque dix ans d’écart aussi… Moi, j’aime Andy Warhol et Edward Hopper, lui préfère Van Gogh et Francis Bacon… Lui, c’est les Clash ! Moi, c’est Neil Young…
Quels sont les secrets d'une bonne collaboration ?
L’amitié, le respect et l’écoute. Pas l’admiration… Avec l’amitié, le respect et l’écoute, on peut tout se dire. Même les choses qui fâchent, mais ça ne dure pas.
Je vois ce dernier album comme un road-movie avec une ambiance de polar. Dans l'histoire de la bd et du cinéma, quels sont à vos yeux les road-movies les plus réussis ?
Pierrot le fou de Godard, Easy Rider de Dennis Hopper, bien sûr ! Et puis le beau Paris Texas de Wim Wenders… Toute l’œuvre de Jim Jarmusch qui est un road-movie à elle seule. Sinon, plus récemment Papa de Maurice Barthélemy (ex-Robin des bois) avec Alain Chabat dans le rôle titre : magistralement drôle et émouvant ! En bd, je ne vois pas… À part Au vent mauvais, bien sûr… (Rires !)
En quoi vouliez-vous vous démarquer des autres road-movies ?
Ho, il n’y a pas eu de calcul de la sorte. Ça ne se calcule pas ce genre de chose. Enfin… Ça peut se calculer, mais on risque de faire des trucs moins sincères. Je reviens à la question précédente, une chose qui nous rapproche aussi, avec Rascal, c’est de ne pas être bardé de références culturelles. On sait, lui et moi, que c’est un frein à la créativité. On fonctionne donc à l’instinct. Ça passe ou ça casse. On fait le livre pour nous d’abord. Pour notre éditeur aussi, bien sûr… On essaye de ne pas le décevoir, vu qu’il nous fait confiance, c’est la moindre des choses. Mais on ne fait pas de concessions. Lorsque le livre est fini, le public est là ou pas. De toute façon, malgré tous les meilleurs calculs du monde, c’est toujours comme ça que ça se passe. Donc pas de volonté spéciale de se démarquer. Juste l’envie de tenter l’expérience « road-movie » à notre manière, honnêtement, et le plus sincèrement du monde…
Comment se sont passé les repérages ? Qu'était-il important de capter ?
Pendant toute la période de travail sur ce livre, j’avais toujours dans ma poche un appareil photo ou à défaut, mon téléphone portable, en voiture, dans le train, dans l’avion… Et je me suis constitué une collection de paysages urbains, de friches industrielles, de routes, d’autoroutes…. Je l’ai toujours fait, j’adore ça. Mais là, j’en ai profité pour étoffer ma collection (voir ci-dessous), pour le plaisir surtout, pas uniquement pour le livre en cours. J’ai même fait un voyage express en voiture jusqu’à Rimini sur la côte Adriatique italienne, le point de chute du récit. Histoire de voir. Encore et toujours le regard… Avec la force de son inévitable subjectivité… D’ailleurs l’utilisation formelle que je fais de la photo dans mon dessin est finalement assez réduite. Capter des images avec un appareil, c’est surtout exercer son œil et forcer son regard à un instant donné, très bref, sur quelque chose de banal pour le sublimer. C’est ça qui est intéressant avec la photo. Ce n’est pas juste aller chercher de la documentation visuelle (la simple doc, on peut la trouver sur Google)… À l’étape du dessin, c’est toute cette démarche de captation du réel qui ressurgit. Et on arrive alors à fantasmer des images que l’on n’a même pas prises en photo. C’est une drôle de machine à rêver, le cerveau. Pour répondre plus précisément à votre question, j’essaye de capter avec mon appareil des choses qui ne se voient pas sur la photo elle-même… C’est difficile à expliquer tout ça, je sais… Mais la réponse est peut-être dans la capacité du dessin (et de la littérature aussi) à suggérer plus qu’à montrer.

Comment définiriez-vous le style que vous avez trouvé depuis Les larmes de l'assassin ?
C’est difficile pour moi de définir mon travail… Ce que je peux dire, c’est que c’est une écriture graphique qui me ressemble totalement. J’ai longtemps essayé des tas de choses très différentes dans tous mes livres, depuis 10 ans. Et récemment, pour Les larmes de l’assassin, je me suis souvenu de ce que je faisais adolescent. Des dessins à l’encre avec des grands aplats noirs, Hugo Pratt et Comès étaient mes auteurs de chevet à l’époque de mes années lycée. Mes dessins étaient maladroits, bien sûr, on n’est pas sérieux quand on a 17 ans et on se contente de peu… Mais je crois que l’adolescence, c’est le moment où l’on construit l’être humain qu’on va être « pour toujours ». C’est idiot de vouloir faire semblant d’oublier ça. Voilà. Aujourd’hui je dessine avec les mêmes intuitions (enfin retrouvées) que j’avais lorsque j’étais ado. C’est à peu près tout ce que je peux dire. Les lecteurs sont mieux placés que moi pour définir mon style (je n’aime pas ce mot).
Comment abordez-vous la technique du cadrage et celle du découpage ?
C’est la narration visuelle qui décide pour moi. Je fonctionne à l’instinct. Je me raconte l’histoire à ma manière avec tout le détachement nécessaire par rapport au texte original et la taille des cases, le nombre de cases par planche, etc… s’installe presque malgré moi. Voilà pour la base de travail. Après, bien sûr, j’ai mes petites manies comme tout le monde. J’abuse de ce que j’appelle « les images refrain ». Comme dans une chanson, vous voyez ? D’ailleurs pour répondre clairement à la question je crois que c’est ça, en fait : j’aborde le découpage d’une manière musicale. Pourquoi pas… Les chansons de Bob Dylan sont de sacrées histoires à chaque fois. De longs couplets lancinants et soudain : Paf ! Le refrain qui revient, encore et toujours le même gros plan sur ce même visage ou ce même objet banal. Une autre obsession dans ma manière de découper la narration, c’est la globalité de la double page. Je suis incapable d’appréhender une page seule, sans prêter attention à sa sœur d’en face. C’est maladif…
Qu'essayez-vous de privilégier dans chaque case ?
La lisibilité ! Pour que l’image soit frontale à chaque fois. Un uppercut. Vlan ! Pas de fioritures… Ça ne sert à rien. On le sait, pourtant y’en a encore qui continuent à faire de la bd comme on faisait de la peinture au 18ème siècle. Ça m’énerve… On n’arrive pas lire, à rentrer dans l’histoire tellement y’a de détails qui polluent le regard. Même plus la place pour le lecteur de se faire sa place… C’est un comble ! De toute façon, c’est comme dans la vraie vie. Y’a les bavards, ceux qui s’écoutent parler, qui prennent toute la place. Et puis, y’a les autres, souvent plus touchants et plus profonds dans leur discrétion... Ce n’est pas une théorie absolue. C’est ce que je pense. C’est tout.
Sans suivre la plume de Rascal, rien qu'en regardant vos dessins, nous pourrions comprendre l'histoire. Comment travaillez-vous graphiquement la charge narrative ?
Encore une fois, pas de calcul… J’essaye tout simplement de décrire au mieux ce qui se passe et où l’on est. Ou bien je fais complètement l’inverse ! Si le texte est très descriptif, alors je pars ailleurs, je montre du ciel ou une tasse à café sur un comptoir… Et bizarrement, lorsque je deviens plus métaphorique, je me rends compte que la narration y gagne. C’est assez mystérieux le rapport texte-image… Ce n’est pas une science exacte et je n’ai pas d’explications, pas de recettes non plus. Mais j’essaye de provoquer de l’inattendu, du décalage, le plus souvent possible, parce que je me rends bien compte que ça marche. On me l’a dit… Je ne suis pas un dessinateur d’action, ça se saurait (Rires !). Alors je cultive mes faiblesses comme disait Cocteau.
Qu'est-ce que la signalétique, très présente, apporte ici ? Quelle est sa rhétorique ?
Dans l’environnement de ce récit, les marques, les enseignes, la typographie, la signalétique apportent ce supplément d’âme ou de « non-âme », qui caractérise bien notre époque et son décor quotidien. La signalétique, c’est un peu la carte ADN de nos paysages urbains ou ruraux. Ça peut avoir quelque chose de terriblement déprimant (lorsque je montre une zone commerciale surchargée de marques) ou de très touchant (lorsque je montre une enseigne un peu usée, de vieille superette ou de vieux bistrot). Je crois que toute cette signalétique fait parler les décors et leur offre un vrai statut de personnage et donc un vrai rôle à jouer.
Quelles couleurs vouliez-vous privilégier ? Quelles sont celles que vous vous êtes interdites ?
J’adopte depuis pas mal de temps, dans mes images, une palette de couleurs sourdes. Ça me permet de faire éclore des petits éclats de couleurs qui d’un point de vue narratif, m’aident à accompagner le lecteur dans ses émotions. Dans ce livre, on est dans une gamme un peu « blafarde » et, de temps en temps, on aperçoit un feu rouge à l’arrière d’une voiture, le smiley jaune sur la casquette de l’ado… Je ne sais absolument pas pourquoi je m’interdis le vert. Il faut croire que je n’aime pas cette couleur… Mais je m’en passe très bien !
Qu'est-ce qui vous a donné le plus de fil à retordre sur ce projet ?
L’exigence de Rascal ! (Rires). Non, mais c’est aussi ce qui m’a apporté le plus de satisfaction au final… Rascal dessine aussi, dans ses albums jeunesse… Il sait de quoi il parle (et moi aussi…). Donc, nous avions des vrais débats sur l’image. C’était passionnant.
Les histoires sombres, tristes sont-elles plus faciles à dessiner ? Vous inspirent-elles plus ? Si oui, pourquoi ?
Plus facile, je ne le crois pas… Ce n’est pas facile, d’obliger les gens à regarder leurs propres peines en face… C’est risqué. En revanche faire rigoler, c’est plus rassurant. « Hé ! Venez chez moi, on va rigoler un bon coup ! » Tout le monde rapplique, c’est sûr… Mais si vous dites : « Passe à la maison, un de ces quatre, pour qu’on discute un peu de ce qui nous chagrine en ce moment… » Alors là, vous prenez le risque de passer la soirée tout seul (Rires !). Non, non ce n’est pas de la facilité dont il s’agit. C’est juste que pour moi, si le ciel est bleu et que tout le monde est heureux, bin… Y’a plus rien à raconter. Non ? Tout va bien. Circulez y’a rien à voir !
Si vous étiez un lieu ou un personnage de Au Vent Mauvais, lequel seriez-vous ? Et aussi, lequel ne seriez-vous surtout pas ?
Je serais sans hésiter, un lieu : La plage de Rimini, désolée, hors saison. La côte Adriatique italienne à un pouvoir de séduction assez paradoxal… Je ne voudrais surtout pas être la caissière de la superette de village…
Combien de temps un projet comme cet album prend-t-il ?
Un an ! C’est long et c’est court en fait… C’est un peu comme un morceau de vie.
Quelques mots sur le nouveau roman graphique que vous préparez. J'ai appris que vous adaptiez Le Vieil Homme et La Mer d'Ernest Hemingway. Quelle « pression » ressentez-vous face à un tel défi ?
Pour l’instant, je me prépare. Je suis dans les starting-blocks. Donc, grosse pression ! Le contrat est signé avec Futuropolis. Les ayant droits de la famille Hemingway ont donné leur accord. Tout est calé. Y’a plus qu’à… C’est donc un moment très particulier. Rempli de doutes, de questions. Mais je sais par expérience que tout ça va s’effacer immédiatement lorsque je serais la tête dans le guidon. Heureusement, sinon ce serait invivable. Mais cette période préliminaire, assez peu confortable, est nécessaire. C’est ainsi. Ça va être une belle aventure. En solo cette fois. Puisque mes échanges avec le vieil Ernest Hemingway seront davantage de l’ordre du spiritisme. Je pense qu’il va venir souvent m’emmerder dans mes rêves. Bon… On verra bien comment se passe la rencontre. On boira des mojitos sur la plage de La Havane… C’est un rêve de gosse, cette adaptation. J’attendais d’avoir suffisamment de cartouches dans ma besace pour attaquer un tel défit. Ce sera mon 5ème roman graphique. C’est bien, c’est le bon moment, je crois. Un beau récit sur « la victoire dans la défaite » ou inversement… Rien que de l’eau avec beaucoup de ciel au-dessus, sur 120 pages !
Je ne terminerai pas avec une question mais avec mes sincères remerciements pour avoir passé un tel grand moment avec la lecture de Au Vent Mauvais. Merci à vous et à Rascal !
Merci à vous pour ces questions qui sortent des sentiers battus… C’était un plaisir !

Un grand merci à Thierry Murat et à Simon.
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03 avril 2013
6e Rencontres BD en Mayenne - 6 et 7 avril aux Ondines à Changé
Voici la liste des auteurs attendus aux 6è Rencontres BD en Mayenne, les 6 et 7 avril 2013, à Changé.
- Aki
- Allan BARTE
- Nicolas BIANCO-LEVRIN (uniquement le samedi)
- Ludovic DANJOU (uniquement le samedi)
- Emmanuel DELENTE
- Olivier DELOYE
- Florian FERRIER
- Katherine FERRIER
- Pierre FOUILLET (uniquement le samedi)
- Brigitte LUCIANI
- Bruno MAIORANA
- Dewi NOIRY
- Raoul PAOLI
- Yvan POMMAUX
- Maël RANNOU
- Rutile
- Grégory SAINT FÉLIX
- Ève THARLET
- Turf
- Zimra

Les Rencontres BD seront ouvertes au public de 14 h à 19 h samedi et de 10 h à 18 h dimanche, à Changé, en Mayenne.
Diverses animations sont proposées :
SAMEDI
- Ateliers BD avec des auteurs à 14 h, 15 h et 16 h
- Des films d’animation réalisés par Nicolas Bianco-Levrin à visionner
- Remise du prix Bull’gomme 53 à 17 h
DIMANCHE
- Ateliers BD à 10h30 et 15h30
Et tout au long du week-end, retrouvez :
- la librairie M’Lire
- Bouquin’bulles
- Des expositions (les 10 ans du prix Bull’gomme 53, le vainqueur 2013)
- Rêve de bulles et ses tirages limités
- Des jeux autour de la Bande Dessinée
- Un espace bibliothèque
- Atelier maquillage proposé par l’association Educ’Actions en Afrique
- Des mobiles à fabriquer
- Des fresques réalisées avec les enfants
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19 février 2013
Alice au pays des singes (Tebo & Keramidas) - chronique de Florian #17
ALICE AU PAYS DES SINGES
TEBO & KERAMIDAS
Glénat - 13,90 €

Prenez une petite pincée de classique (Alice évidemment). Ajoutez une bonne dose d’humour (sans aucune modération) avec un zeste d’aventure. Accompagnez le tout d’un récit décalé et savoureux. Mélangez, patientez… et vous obtiendrez une bande dessinée prête à être dévorée.
Alice, la pauvre petite, se retrouve, sans savoir pourquoi ni comment, au pays des singes, celui même qu’avait habité Tarzan avant de se faire la malle. Les singes, pas très intelligents, vont confondre Alice et le roi de la jungle ce qui ne va évidemment pas plaire au tigre, le nouveau roi…
Avec un scénario plein d’humour et un dessin super efficace, les deux auteurs de la série Captain Biceps signent ici une excellente BD jeunesse.

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16 février 2013
Sailor Twain ou La Sirène de l'Hudson (Mark Siegel) - Chronique de Guillaume #59
SAILOR TWAIN
Mark Siegel
Gallimard – 25 €

Si certaines personnes forcent l'admiration, Mark Siegel fait partie de celles-ci. En effet, non content d'être le reponsable éditorial des éditions new-yorkaises First Second qui publient aux États Unis Joan Sfar, Lewis Trondheim, Gipi ou encore Emmanuel Guibert, Mark Siegel est également l'auteur d'un remarquable roman graphique intitulé Sailor Twain ou La Sirène dans l'Hudson.

Dans ce copieux livre entièrement réalisé au fusain entre 5h et 8h chaque matin avant d'aller au travail (véridique !), Mark Siegel raconte les aventures d'Elijah Twain, capitaine d'un bateau à vapeur navigant sur l'Hudson, qui découvre un jour une sirène blessée sur le pont du Lorelei. Bientôt séduit par la créature, il va bientôt découvrir combien il est dangereux de côtoyer de tels êtres d'autant plus qu'il est loin d'être le seul à subir leur charme...


Vous aussi, plongez-vous (ah! ah!) dans ce magnifique album, vous serez emportés à coup sûr par son magnétisme.
http://www.youtube.com/watch?v=Is7rH9oUntE
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15 février 2013
Douce pincée de lèvres en ce matin d'été (Laurent Bonneau) - Chronique de Guillaume #58
Douce pincée de lèvres en ce matin d'été
Laurent Bonneau
Dargaud - 16,45 €

La plus belle émotion graphique de ce début d'année revient sans conteste à Laurent Bonneau pour Douce pincée de lèvres en ce matin d'été.



Une histoire tout en finesse et retenue autour d'un jeune homme, entraîneur de tennis de table à haut niveau, qui passe par un moment intense de son existence. L'événement à l'origine du trouble est à peine suggéré. Ce sont plutôt les moments qui suivent, en creux, que l'auteur nous donne à ressentir. C'est là que toute la virtuosité graphique de Laurent Bonneau intervient, avec des choix audacieux de mises en page et de traitement du dessin qui touchent à coup sûr la corde sensible. Gros coup de coeur !

17:06 Publié dans bandes dessinées, chroniques de Guillaume | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : douce pincee de lèvres, laurent bonneau, dargaud m'lire, guillaume boutreux |
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Casanova Histoire de ma fuite (Giacomo Nanni) - Chronique de Guillaume #57
Casanova Histoire de ma fuite
Giacomo Nanni
Olivius - 19 €

Casanova Histoire de ma fuite relate un épisode méconnu de la vie du célèbre libertin. En effet, Casanova fut emprisonné de 1756 à 1757 dans la prison du palais des doges pour libertinage, athéisme et obscurantisme. Ils ne faisaient pas semblant à l'époque !

Giacomo Nanni restitue à merveille le carcan physique et psychique qui oppresse le fameux vénitien, seul en sa geôle pendant la quasi-totalité de son enfermement. L’emploi astucieux de trames noires, très serrées, contribue parfaitement à retranscrire cette atmosphère carcérale pesante. Le malaise est d’autant plus prégnant que la plupart des personnages auxquels est confronté Casanova sont affublés de visages irréels et difformes tout à fait symboliques de leur monstruosité d’âme. Et lorsque Casanova commence à planifier son évasion, le lecteur tremble avec lui à l’idée que ces préparatifs ne soient découverts. Le chemin vers la liberté s’avère fort étroit et tout faux-pas conduit à une mort certaine. Mais, malgré tous ces écueils, Casanova va briller par sa ruse et sa patience.

16:24 Publié dans bandes dessinées, chroniques de Guillaume | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : casanova, m'lire, mlire, guillaume boutreux, giacomo nanni, olivius |
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09 février 2013
JIM CURIOUS (Matthias Picard) - chronique de Guillaume #56
Jim Curious
Matthias Picard
2024 - 19 €

Le prix de l’originalité en bande dessinée jeunesse revient sans conteste cette année à Matthias Picard pour son magnifique Jim Curious sous-titré Voyage au cœur de l’océan. Pour accomplir cette étonnante expédition sous-marine, rien de plus simple : il vous suffit de chausser les lunettes magiques bleues et rouges ! Mieux que n’importe laquelle des dernières productions cinématographiques en 3D, vous voilà littéralement plongé toujours plus profondément parmi les ruines et les épaves, au milieu de poissons plus ou moins recommandables. N’oubliez surtout pas d’aller jusqu’au bout, une surprise vous y attend !


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30 janvier 2013
Top 10 2012 - Bandes dessinées
et voici le dernier Top10 de l'année 2012 : les bandes dessinées
1. Hotel étrange T01, Florian & Katherine Ferrier, Sarbacane
2. Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis
3. Moi René Tardi prisonnier de guerre..., Jacques Tardi, Futuropolis
4. Titeuf T13, Zep, Glénat
5. Un printemps à Tchernobyl, Emmanuel Lepage, Futuropolis
6. Lou T06, Julien Neel, Glénat
7. Blast T03, Manu Larcenet, Dargaud
8. Les Sisters T07, William & Cazenove, Bamboo
9. Chroniques de Jerusalem, Guy Delisle, Delcourt
10. La peau de l'Ours, Zidrou & Oriol, Dargaud



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26 janvier 2013
dédicace de STI samedi 26 janv à partir de 14H

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13 octobre 2012
Nicolas Debon en dédicace à la librairie pour son album "L'invention du vide" (Dargaud)

09:18 Publié dans agenda des animations, bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas debon, l'invention du vide, dargaud, dédicace, m'lire |
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06 octobre 2012
Quelques nouveautés BD fortement appréciées
L'incontournable, le tant attendu; le troisième volet des aventures de BLAST de Manu LARCENET (éditions Dargaud)
La bible, le plus beau livre jamais paru sur la Bande Dessinée : L'ART DE LA BANDE DESSINEE chez Citadelles & Mazenod

L'excellent VINGT-TROIS PROSTITUEES de Chester BROWN (Cornélius)

La suite attendue de AAMA de Frédérick PEETERS (Gallimard BD)

Le cadeau idéal de fin d'année. L'intégrale des BD parues dans la revue XXI.

08:15 Publié dans bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blast, larcenet, dargaud, l'art de la bande dessinée, citadelles et mazenod, aama, frederick peeters, gallimard, revue xxi, chester brown, cornélius, vingt-trois prostituées |
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22 septembre 2012
Dédicace de Jean-François Cellier - samedi 22 septembre

14:21 Publié dans agenda des animations, bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-françois cellier, jeanne la pucelle, alice, soleil, dédicace, laval |
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21 septembre 2012
Nouveautés BD coups de coeur
Voici en images quelques unes des BD coups de coeur de cette semaine !




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05 septembre 2012
Quelques nouveautés BD à découvrir


15:07 Publié dans bandes dessinées | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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01 septembre 2012
Love - le renard (Brrémaud & Bertolucci) - chronique de Simon #122
LOVE - le Renard
Frédéric BRREMAUD & Frédérico BERTOLUCCI
Ankama (étincelle) - 14,90 €

L’histoire se déroule sur une île peuplée de multiples espèces animalières. Le paysage semble calme, les animaux sont apaisés. Puis tout à coup, tout s’accélère. Les morses commencent à rugir, l’aigle s’arrête de chasser, les orques s’éloignent rapidement. Le volcan se réveille et avec lui, c’est tout un monde qui s’agite et s’inquiète. Le lecteur va suivre la course folle du renard, personnage central de cette narration sans texte. Suivant son instinct, il part à contre courant des autres espèces, rejoindre le cœur de la tumulte. La lutte contre le temps semble irrémédiable et on se met à courir, à sauter et à espérer avec le renard dans son désespoir.
Cette bande dessinée sans texte qui poursuit, après Le Tigre, la série Love chez Ankama est un vrai petit bijou au niveau de l’illustration et de l’intensité. Nous sommes plongés au cœur de la vie de ce renard et il est difficile de ne pas se laisser embarquer avec lui.


10:30 Publié dans bandes dessinées, chroniques de Simon | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : love, brrémaud, bertolucci, ankama, le renard, simon roguet, m'lire |
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