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littérature adulte

  • coeur naufrage de Delphine Berthelon (éditions JC Lattès)

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    On n’est pas sérieux quand on a 17 ans.

     

    Dans son nouveau roman, Delphine Bertholon invoque les fantômes du passé, les secrets et les non-dits familiaux.

     

    Lyla et Joris avaient à peine dix-sept ans quand ils se rencontrent cet été-là sur la côté landaise. Un amour de vacances parmi tant d’autres.  Deux gamins de milieu social très différent, deux gamins qui n’auraient jamais dus se rencontrer. Pourtant tous deux partagent un père et une mère absente, un père et une mère abusifs . C’est d’ailleurs ce point commun qui va les rapprocher. Aujourd’hui Lyla a trente-quatre ans, vit à Paris et travaille comme traductrice pour une maison d’édition.  Une vie sans couleur et sans goût qui la persuade qu’elle est en train de passer à côté de quelque chose. Certainement, mais de quoi au juste ? Ces seules fréquentations sont son amant,  l’éditrice pour qui elle travaille et sa meilleure amie, qui collectionne les peluches pour les revendre sur internet et qui écoute sans se lasser ses névroses.  Jusqu’au jour où un étrange message sur son téléphone la ramène dix-sept ans en arrière sur cette fameuse côte landaise. Elle qui voulait enterrer et oublier une bonne fois pour toute son passé, va devoir faire face aux choix qu’elle a fait et à leurs conséquences.

     

    Delphine Bertholon continue d’explorer les blessures de l’adolescence et leurs incidences sur les existences de ses héros, héros auxquels on peut très vite s’identifier et pour lesquels nous avons une grande affection. Lyla et Joris auraient très bien pu être vous , moi, votre meilleur(e) ami(e). L’adolescence est une période compliquée dit-on. Vos choix feront de vous un adulte et cela, Delphine Bertholon l’a très bien compris.

     

     

    Coeur-Naufrage

    Delphine Berthelon

    Editions JC Lattès

     

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  • Un cri sous la glace de Camilla GREBE (Calmann Lévy)

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    Dans le genre polar, les pays nordiques et particulièrement la Suède ont leurs lettres de noblesse. C’était sans compter sur Camilla Grebe, qui signe ici son premier roman écrit toute seule (elle est déjà connue dans son pays pour des textes écrits à quatre mains).

     

    Emma est une jeune suédoise qui cache un secret : elle entretient une relation amoureuse avec son patron, Jesper Orre, riche homme d’affaires controversé, accusé de corruption et de harcèlement sexuel entre autres. Elle ne doit donc surtout pas ébruiter leur relation. Mais, quelques jours après leurs fiançailles, Jesper disparaît et le corps d’une femme, dont la tête a été découpée, est retrouvé dans sa villa. Peter, policier abîmé par la vie et Hanne, profileuse, sont chargés de l’enquête.

    Cela faisait dix ans qu’ils n’avaient pas travaillé ensemble. A l’époque, ils enquêtaient sur le meurtre d’un homme qu’ils n’ont jamais résolu. Peter et Hanne avaient aussi eu une relation amoureuse, qui avait échoué à cause de Peter. Bien évidemment leurs retrouvailles sont un peu tendues surtout que leur enquête réveille de vieux souvenirs.

    Au fil du roman, il s’avère que chaque personnage cache des zones d’ombre. Camilla Grebe a l’art de nous manipuler et nous offre un polar qui maintient le suspens jusqu’à la dernière page.

    La relève est donc assurée !!

     

    chronique de Delphine Bouillo

     ****

    Un cri sous la glace

    Camilla GREBE

    Editions Calmann Lévy - 21.90€

     

    Vous pouvez acheter ce livre dans notre boutique en ligne

  • Alexandre Jardin à la librairie - mardi 14 mars à 18H

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  • Ce que nous avons perdu dans le feu de Mariana Enriquez (éditions du sous-sol)

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     Le démon du mal est l'un des instincts premiers du cœur humain. Edgar Allan Poe.

    Pourquoi vous parler d’Edgar Allan Poe ? Simplement parce que dans Ce que nous avons perdu dans le feu, on retrouve une certaine atmosphère, pesante, funèbre, macabre et intrigante. De là à atteindre le degré de Poe, peut-être pas encore. Mais il y a quelque chose ! A voir avec les prochains écrits !

     

    Une atmosphère pesante, funèbre, macabre et intrigante, certes ! Mais qu’est-ce que cela donne dans les faits ?

     

    Direction l’Argentine, le plus souvent dans la chaleur – météo ou climat de quartier – et puis quelques histoires – que l’on peut qualifier de – particulières, douze au total.
    En voici quelques exemples : l’histoire de la disparition d’un enfant des rues, le tout dans une ambiance nocturne, funèbre où règne la culture de la Santa Muerte ; des enfants qui se passionnent pour l’horreur, visitent des maisons hantées et ne sortent pas indemnes de ces expériences ; un fantôme d’un tueur en série qui se présente sur le tour touristique relatant ses faits et devient une obsession – presque – incontrôlable pour le guide ; une femme, fascinée par une tête de mort trouvée dans la rue, pousse au fur et à mesure son mari hors du lit puis hors des murs et va peu à peu s’oublier ; des adolescentes qui gagnent en folie en s’arrachant ongles et cheveux et dont la malédiction semble se transmettre ; des femmes qui s’immolent par le feu pour crier leur haine envers des hommes cruels ou tout simplement par attirance pour le feu…

     

    Un recueil de nouvelles piquantes donnant à la peur le premier rôle dans cette pièce de douze actes. Douze actes aux scènes sinistres où l’étrange croise l’effroi, le macabre s’unit à la terreur, l’horrible se mêle au lugubre. Une écriture contemporaine et parfois crue qui joue énormément sur la psychologie des personnages.

    La peur est latente, prête à bondir, parfois étrange et inexplicable mais le texte ne fait que flirter avec le fantastique sans jamais y tomber, car oui, peur, macabre, funèbre mais pas de monstre inventé, tout semble être déjà présent dans les « instincts premiers du cœur humain ».

     

    Chronique de Serge Vessot

     

    Ce que nous avons perdu dans le feu

    Mariana Enriquez

    Editions du sous-sol - 19

     

    Pour le découvrir, vous pouvez l'acheter ici

     

  • Prix Mémorable 2016- Mes amis - Emmanuel BOVE (L'Arbre Vengeur)

    Lumière !

    Oui, lumière sur un de nos grands oubliés du vingtième siècle : Emmanuel Bove. Ecrivain de l’ombre, préférant la rumeur du pavé à celle des salons, il se fit le chantre des petites gens au destin fragile, des hommes et des femmes sans qualité qui élevèrent leur solitude comme unique étendard.

    Lire Bove, c’est assurément ne jamais l’oublier, lire Bove, c’est trouver un ami sur qui poser la tête quand le monde ne tourne pas rond.

    (librairie Quai des Brumes)

    Après La bombe de Frank Harris, c'est au tour d' Emmanuel Bove de recevoir le Prix Mémorable!!

  • Aurélien Bellanger répond aux Trois Questions

  • Cette terre promise de Erich Maria Remarque (Stock)

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    "À l'ouest rien de nouveau" m'avait beaucoup marqué, Cette terre promise m'a également beaucoup plu.

    Cette lutte immuable entre passé, vivaces et douloureux souvenirs, et futur, où règne la découverte et l'espoir mais aussi la question de l'exil et la tentative de recommencer, de revivre. Le tout, dans un New-York, bouillonnant de nationalités différentes - allemand notamment.

    Un livre somptueux !

     

    CETTE TERRE PROMISE

    Erich Maria Remarque

    Stock - 23€

     

    Pour l'acheter, car il est vraiment magnifique, c'est ici

  • Le Grand Paris- Aurélien BELLANGER (Gallimard)

    Après La théorie de l'information, qui était une biofiction de Xavier Niel, puis L'aménagement du territoire qui prenait prétexte de la construction d'une ligne de TGV pour réfléchir à la répartition de l'espace entre les hommes, Aurélien Bellanger revient en ce mois d'hiver avec son troisième roman, Le Grand Paris, qui prend appui sur ce grand projet éponyme, imaginé par Nicolas Sarkozy et mis en place depuis janvier 2016.

    Mais qu'est ce que le Grand Paris? C'est un projet d'aménagement à l'échelle de la métropole parisienne. Il a vocation à améliorer le cadre de vie de ses habitants, à corriger les inégalités territoriales et à construire une ville durable.

    Le narrateur, Alexandre Belgrand est né et a grandi à Colombes, banlieue de l'Ouest parisien à l'ombre des tours de la Défense. Il a fait ses études dans  une école prestigieuse de commerce, certain d'intégrer l'élite de la nation. La rencontre avec Machelin, son professeur, va lui permettre de  découvrir l'histoire secrète de la capitale et de rejoindre l'équipe au service du "Prince", en passe de devenir le futur président de la République. Pour se faire, il écrira une thèse en urbanisme au milieu du désert algérien. A son retour, la carte a été modifiée, les fractures politiques et sociales se sont agrandies. Il intégrera alors les plus hautes sphères du pouvoir, écrira l'un des discours le plus remarqués du Prince, avant de chuter de son piédestal et de sombrer dans l'Est maudit parisien.

    Aurélien Bellanger signe un roman aux multiples thématiques, qui questionne le rôle de l'individu au centre des problématiques contemporaines et urbaines. Mais ce n'est pas un roman sur Paris et sur ce projet du Grand Paris. C'est un support sur lequel Aurélien Bellanger prend appui pour nous raconter une histoire de pouvoir, de politique et d'architecture.

    Voici donc un roman époustouflant, riche et déroutant.

     

    Aurélien Bellanger viendra nous présenter son roman Samedi 11 février 2017

    A 14h30 à la bibliothèque d'Argentré et à 16h30 à la librairie.

     

    Vous pouvez acheter ce livre ici

     

  • LE BUREAU DES JARDINS ET DES ETANGS- Didier DECOIN (éditions Stock)

     

    Il aura fallu une dizaine d’année à Didier Decoin (Prix Goncourt en 1977 pour son roman John l'Enfer) pour écrire ce magnifique roman sur le Japon, un japon médiéval méconnu. Le lecteur va le découvrir à travers le périple de l’héroïne, la jeune et belle Mizuki.

     

    Village de Shimae. Katsuko est un pêcheur de carpes réputé qui livre ses poissons à la Cité Impériale afin de peupler les étangs sacrés de l’Empereur. Lorsqu’il meurt noyé dans la rivière, sa jeune épouse, pour honorer sa mémoire, est désignée pour le remplacer. Elle qui n’a jamais quitté son village, entreprend ce long voyage à travers le royaume, un voyage semé d’embûches et de dangers. Didier Decoin s’est beaucoup documenté pour nous proposer une immersion totale dans ce Japon du XIIème siècle, avec ses particularités , ses traditions et ses croyances. Pour parvenir jusqu’à la Cité Impériale, Mizuki va devoir faire preuve d’un grand courage car de la réussite de sa mission dépendent l’honneur et la fortune du village : « si elle échouait, le vilage tout entier serait déshonorer de n'avoir pas été capable de fournir des poissons aux temples d' Heiankyo ». Elle va devoir affronter orages et séismes, dieux nippons et brigands et va même devoir se prostituer pour achever ce terrible voyage. Mais c'est également l'occasion pour elle de faire son deuil. Tout au long, elle sera portée par le souvenir de Katsuko et son amour qui la mèneront jusqu’à la Cité Impériale : « Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu'elle prendrait la route, et qu'elle verrait alors le monde tel qu'il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. ».

    A peine arrivée, elle va participer à un concours de parfum auquel est présent l’Empereur lui- même et qui a pour thème « La demoiselle dans la brume ». Si Miziku est une très jolie jeune femme, elle dégage aussi une odeur particulière de terre, d’eau et de nature complètement envoûtante. Par son courage et sa détermination, Mizuki réussit à livrer les carpes au bureau des jardins et des étangs et ainsi redorer le blason de son défunt mari et celui de son village.

    Didier Decoin s'est beaucoup inspiré de la civilisation japonaise et de son raffinement pour écrire ce roman subtil et passionnant. Il s'est également inspiré des dames de la Cour : "En l'an mille, dans la Cité Impériale, ces dames portaient quinze épaisseurs de robes. Elles pouvaient à peine marcher et s'ennuyaient. Donc elles se sont mis à raconter des histoires. A les écrire, les peindre. En fait, c'est la naissance du roman qui s'est produit là bas, en plein Japon isolé du reste du monde, à une époque où nous, on avait Charlemagne et où on pelait dans les châteaux...." . Il a plongé dans les œuvres de grands artistes japonais afin de capter un Japon éternel et charnel favorisant l'exaltation des sens. Et c'est une vraie réussite !

     

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  • VIE DE MA VOISINE- Geneviève BRISAC (éditions Grasset)

     

    Dans son dernier roman, Geneviève Brisac prête sa voix à une héroïne d’origine juive polonaise dont les parents furent déportés à Auschwitz.

    Il y a parfois des rencontres qui changent le cours d’une vie. En emménageant dans ce nouvel immeuble, Geneviève Brisac fait la connaissance de sa voisine. Cette dernière reconnait la romancière et l’invite chez elle pour lui parler de leur amie commune, Charlotte Delbo. Mais en pénétrant dans l’appartement, Geneviève Brisac est loin de se douter de ce qu’on va lui raconter...

    Sa voisine s’appelle Jenny Plocki. Ses parents, Rivka et Nuchim étaient juifs, polonais et athés, installés en France depuis 1925. En 1942, ils comprennent très vite que pour sauver leurs enfants, ils doivent les déclarer français. En abandonnant ainsi leurs enfants, ils leur sauvèrent la vie. Tous deux furent déportés et moururent dans les camps. Des années plus tard, Jenny est toujours là et raconte à la romancière l’engagement de ses parents, les valeurs de justice, de révolution et de liberté qu’ils défendaient. Des valeurs qui permettront à Jenny de s’en sortir et de construire sa propre vie. Geneviève Brisac écrit un récit à la fois vrai, bouleversant et nécessaire.

    Vous pouvez aussi réécouter l'émission littéraire de Clara Dupont-Monod, L'amuse-bouche avec Geneviève Brisac et Delphine de la librairie sur ce lien: https://www.franceinter.fr/emissions/l-amuse-bouche/l-amuse-bouche-21-janvier-2017

     

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  • Quelques Coups de coeur de la rentrée d'hiver

    Les fêtes à peine terminées, nous nous penchons sur les nouveautés qui viennent embellir nos tables.

    Voici quelques titres que nous avons aimés!

    On retrouve avec grand plaisir l'écrivain breton breton Tanguy Viel aux éditions Minuit. Martial Kermeur, comme beaucoup d'autres, y a cru et  a investi toutes ses économies dans le projet de construction d'une station balnéaire de luxe qui ne verra jamais le jour. Alors quand il s'en rend compte, il passe à l'acte et pousse par dessus bord le promoteur véreux. Face au juge, dans une longue confession perforée de doutes et d'interrogations, il cherche à comprendre les circonstances qui l'ont poussé au meurtre.

    Après Photo de groupe au bord du fleuve, Emmanuel Dongala revient avec un roman d'apprentissage somptueux qui nous raconte l'histoire du violoniste prodige George Bridgetower. Un roman qui confronte également les transformations majeures que vit le monde des lumières avec les bouleversements politiques et sociaux de l'époque.

    La jeune auteure d'origine ghanéenne Yaa Gyasi signe un premier roman magistral. Une fresque familiale et historique qui court sur trois siècles et sur deux continents, l'Afrique et l'Amérique. On découvre la destinée de deux sœurs nées de la même mère mais pas du même père dans deux villages rivaux du Ghana. Un roman que vous ne lâcherez pas!

    Et Cécile Coulon nous ravit en ce début d'année un superbe roman. Elle renoue avec ses thèmes de prédilection- la campagne opposée à la ville, la lutte entre l'homme et la nature dans la lignée du très beau Le roi n'a pas sommeil.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Gael FAYE en dédicace - jeudi 15 septembre - à partir de 17H

    Dans le cadre du Chainon manquant,

    nous sommes franchement ravis de recevoir en dédicace

    Gaël FAYE

    auteur d'un des premiers romans

    les plus remarqués de la rentrée avec

    PETIT PAYS

    publié aux éditions Grasset

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    Venez nombreux !

  • Retrouvez la librairie tout le weekend au Festival America à Vincennes

    Toutes les infos sur le festival sont à suivre sur le site :

    http://www.festival-america.org

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  • Rencontre -Signature avec ABDERAHIM AHMAT

    Vendredi 20 mai à partir de 18h

    Abderahim AHMAT a dû fuir le Darfour en 21003 lorsque la guerre éclate. A travers son récit "Un parcours difficile" paru aux éditions de L'Harmattan, il nous raconte son périple dangereux pour fuir son pays , puis le Tchad et la Libye afin d'arriver en France. Il vit désormais à Laval.

  • LES GUERRES DE LISA de Anne-Catherine RIEBNITZSKY (Gaïa)

     

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    Dans l'avion qui la ramène en urgence au Danemark auprès de sa soeur, Lisa convoque ses souvenirs d'enfance. Une enfance marquée par un père violent, une mère dépressive et une fratrie unie pour le meilleur et pour le pire.

    Un récit extrêmement émouvant et lumineux!

  • DES VIES ET DES POUSSIERES de L CHEDID (Calmann Levy)

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    Louis Chedid, que l'on connait en tant que compositeur, chanteur et musicien enfile une nouvelle casquette en signant ce recueil de nouvelles à la fois grinçantes et drôles voir absurdes. On y retrouve une galerie de personnages: un président revisitant un discours d'anthologie, un fils psychanalysé, un pétomane superstar ou encore un chien transformant sa promenade du dimanche en fait divers médiatique. Si toutes les nouvelles s'ouvrent sur une sorte de morale, elles n'en sont pas moins des réflexions sur notre monde actuel.

     

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  • KANNJAWOU de Lyonel TROUILLOT (Actes Sud)

    Paru quelques jours avant les élections présidentielles haïtiennes, le dernier roman de Lyonel Trouillot fait écho à ce qu'il s'y passe. Il nous raconte son pays, l'un des plus pauvres au monde, meurtri par des décennies d'instabilité politique et d'occupation, à travers Sentinelle, le narrateur. Posté rue de l'Enterrement,  il tente avec ses copains, la fameuse "bande des cinq", d'improbables révolutions et d'instaurer un peu de justice sociale. Autour d'eux, gravite une multitude de personnages qui forme ce microcosme et qui s'oppose au bar Kannjawou, lieu où se retrouve les expatriés qui boivent sur le malheur des locaux. Kannjawou signifie le partage, la fête. Des notions que notre narrateur espère tant malgré toutes les injustices.

  • MARIAGES DE SAISON de Jean-Philippe BLONDEL (Buchet-Chastel)

    Corentin est un beau jeune homme de 27 ans qui passe la belle saison à aider son parrain, vidéaste de mariages. Un boulot qui ne devait être qu'éphémère et qui, au grand désarroi de ses parents, s'inscrit dans le temps. La mission de Corentin est simple: saisir les instants du "plus beau jour de ma vie". Il recueille ainsi l'intimité des mariés ou des invités suscitant parfois des confessions inattendues que Corentin prend soin d'effacer au montage: tensions des préparatifs, critique de la belle-mère, ex-petit(e) ami(e).... Corentin qui se cache derrière sa caméra les invite à se confier comme ils le feraient sur le divan d'un psychanalyste. Mais à force de filmer la vie et le bonheur des autres, Corentin ressent un certain vague à l'âme. Lui qui, à 27 ans, n'arrive à garder ni copine ni travail, se rend compte qu'il va devoir prendre en main son existence.

    Ce qui est bien avec Jean-Philippe Blondel, c'est qu'à chaque fois qu'il sort un nouveau roman, on ressent la joie de retrouver un bon ami, en plongeant dans ses histoires à la rencontre de personnages attachants. Mariages de saison fait partie de ces livres qui font du bien, où il est question d'amour et d'amitié sans jamais tomber dans la mièvrerie. Et si ne vous connaissez pas (encore) cet auteur, je vous invite à découvrir ses autres romans, disponibles chez Pocket.