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littérature adulte

  • Prix Mémorable 2016- Mes amis - Emmanuel BOVE (L'Arbre Vengeur)

    Lumière !

    Oui, lumière sur un de nos grands oubliés du vingtième siècle : Emmanuel Bove. Ecrivain de l’ombre, préférant la rumeur du pavé à celle des salons, il se fit le chantre des petites gens au destin fragile, des hommes et des femmes sans qualité qui élevèrent leur solitude comme unique étendard.

    Lire Bove, c’est assurément ne jamais l’oublier, lire Bove, c’est trouver un ami sur qui poser la tête quand le monde ne tourne pas rond.

    (librairie Quai des Brumes)

    Après La bombe de Frank Harris, c'est au tour d' Emmanuel Bove de recevoir le Prix Mémorable!!

  • Aurélien Bellanger répond aux Trois Questions

  • Cette terre promise de Erich Maria Remarque (Stock)

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    "À l'ouest rien de nouveau" m'avait beaucoup marqué, Cette terre promise m'a également beaucoup plu.

    Cette lutte immuable entre passé, vivaces et douloureux souvenirs, et futur, où règne la découverte et l'espoir mais aussi la question de l'exil et la tentative de recommencer, de revivre. Le tout, dans un New-York, bouillonnant de nationalités différentes - allemand notamment.

    Un livre somptueux !

     

    CETTE TERRE PROMISE

    Erich Maria Remarque

    Stock - 23€

     

    Pour l'acheter, car il est vraiment magnifique, c'est ici

  • Le Grand Paris- Aurélien BELLANGER (Gallimard)

    Après La théorie de l'information, qui était une biofiction de Xavier Niel, puis L'aménagement du territoire qui prenait prétexte de la construction d'une ligne de TGV pour réfléchir à la répartition de l'espace entre les hommes, Aurélien Bellanger revient en ce mois d'hiver avec son troisième roman, Le Grand Paris, qui prend appui sur ce grand projet éponyme, imaginé par Nicolas Sarkozy et mis en place depuis janvier 2016.

    Mais qu'est ce que le Grand Paris? C'est un projet d'aménagement à l'échelle de la métropole parisienne. Il a vocation à améliorer le cadre de vie de ses habitants, à corriger les inégalités territoriales et à construire une ville durable.

    Le narrateur, Alexandre Belgrand est né et a grandi à Colombes, banlieue de l'Ouest parisien à l'ombre des tours de la Défense. Il a fait ses études dans  une école prestigieuse de commerce, certain d'intégrer l'élite de la nation. La rencontre avec Machelin, son professeur, va lui permettre de  découvrir l'histoire secrète de la capitale et de rejoindre l'équipe au service du "Prince", en passe de devenir le futur président de la République. Pour se faire, il écrira une thèse en urbanisme au milieu du désert algérien. A son retour, la carte a été modifiée, les fractures politiques et sociales se sont agrandies. Il intégrera alors les plus hautes sphères du pouvoir, écrira l'un des discours le plus remarqués du Prince, avant de chuter de son piédestal et de sombrer dans l'Est maudit parisien.

    Aurélien Bellanger signe un roman aux multiples thématiques, qui questionne le rôle de l'individu au centre des problématiques contemporaines et urbaines. Mais ce n'est pas un roman sur Paris et sur ce projet du Grand Paris. C'est un support sur lequel Aurélien Bellanger prend appui pour nous raconter une histoire de pouvoir, de politique et d'architecture.

    Voici donc un roman époustouflant, riche et déroutant.

     

    Aurélien Bellanger viendra nous présenter son roman Samedi 11 février 2017

    A 14h30 à la bibliothèque d'Argentré et à 16h30 à la librairie.

     

    Vous pouvez acheter ce livre ici

     

  • LE BUREAU DES JARDINS ET DES ETANGS- Didier DECOIN (éditions Stock)

     

    Il aura fallu une dizaine d’année à Didier Decoin (Prix Goncourt en 1977 pour son roman John l'Enfer) pour écrire ce magnifique roman sur le Japon, un japon médiéval méconnu. Le lecteur va le découvrir à travers le périple de l’héroïne, la jeune et belle Mizuki.

     

    Village de Shimae. Katsuko est un pêcheur de carpes réputé qui livre ses poissons à la Cité Impériale afin de peupler les étangs sacrés de l’Empereur. Lorsqu’il meurt noyé dans la rivière, sa jeune épouse, pour honorer sa mémoire, est désignée pour le remplacer. Elle qui n’a jamais quitté son village, entreprend ce long voyage à travers le royaume, un voyage semé d’embûches et de dangers. Didier Decoin s’est beaucoup documenté pour nous proposer une immersion totale dans ce Japon du XIIème siècle, avec ses particularités , ses traditions et ses croyances. Pour parvenir jusqu’à la Cité Impériale, Mizuki va devoir faire preuve d’un grand courage car de la réussite de sa mission dépendent l’honneur et la fortune du village : « si elle échouait, le vilage tout entier serait déshonorer de n'avoir pas été capable de fournir des poissons aux temples d' Heiankyo ». Elle va devoir affronter orages et séismes, dieux nippons et brigands et va même devoir se prostituer pour achever ce terrible voyage. Mais c'est également l'occasion pour elle de faire son deuil. Tout au long, elle sera portée par le souvenir de Katsuko et son amour qui la mèneront jusqu’à la Cité Impériale : « Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu'elle prendrait la route, et qu'elle verrait alors le monde tel qu'il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. ».

    A peine arrivée, elle va participer à un concours de parfum auquel est présent l’Empereur lui- même et qui a pour thème « La demoiselle dans la brume ». Si Miziku est une très jolie jeune femme, elle dégage aussi une odeur particulière de terre, d’eau et de nature complètement envoûtante. Par son courage et sa détermination, Mizuki réussit à livrer les carpes au bureau des jardins et des étangs et ainsi redorer le blason de son défunt mari et celui de son village.

    Didier Decoin s'est beaucoup inspiré de la civilisation japonaise et de son raffinement pour écrire ce roman subtil et passionnant. Il s'est également inspiré des dames de la Cour : "En l'an mille, dans la Cité Impériale, ces dames portaient quinze épaisseurs de robes. Elles pouvaient à peine marcher et s'ennuyaient. Donc elles se sont mis à raconter des histoires. A les écrire, les peindre. En fait, c'est la naissance du roman qui s'est produit là bas, en plein Japon isolé du reste du monde, à une époque où nous, on avait Charlemagne et où on pelait dans les châteaux...." . Il a plongé dans les œuvres de grands artistes japonais afin de capter un Japon éternel et charnel favorisant l'exaltation des sens. Et c'est une vraie réussite !

     

    Vous pouvez acheter ce livre ici!

     

  • VIE DE MA VOISINE- Geneviève BRISAC (éditions Grasset)

     

    Dans son dernier roman, Geneviève Brisac prête sa voix à une héroïne d’origine juive polonaise dont les parents furent déportés à Auschwitz.

    Il y a parfois des rencontres qui changent le cours d’une vie. En emménageant dans ce nouvel immeuble, Geneviève Brisac fait la connaissance de sa voisine. Cette dernière reconnait la romancière et l’invite chez elle pour lui parler de leur amie commune, Charlotte Delbo. Mais en pénétrant dans l’appartement, Geneviève Brisac est loin de se douter de ce qu’on va lui raconter...

    Sa voisine s’appelle Jenny Plocki. Ses parents, Rivka et Nuchim étaient juifs, polonais et athés, installés en France depuis 1925. En 1942, ils comprennent très vite que pour sauver leurs enfants, ils doivent les déclarer français. En abandonnant ainsi leurs enfants, ils leur sauvèrent la vie. Tous deux furent déportés et moururent dans les camps. Des années plus tard, Jenny est toujours là et raconte à la romancière l’engagement de ses parents, les valeurs de justice, de révolution et de liberté qu’ils défendaient. Des valeurs qui permettront à Jenny de s’en sortir et de construire sa propre vie. Geneviève Brisac écrit un récit à la fois vrai, bouleversant et nécessaire.

    Vous pouvez aussi réécouter l'émission littéraire de Clara Dupont-Monod, L'amuse-bouche avec Geneviève Brisac et Delphine de la librairie sur ce lien: https://www.franceinter.fr/emissions/l-amuse-bouche/l-amuse-bouche-21-janvier-2017

     

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  • Quelques Coups de coeur de la rentrée d'hiver

    Les fêtes à peine terminées, nous nous penchons sur les nouveautés qui viennent embellir nos tables.

    Voici quelques titres que nous avons aimés!

    On retrouve avec grand plaisir l'écrivain breton breton Tanguy Viel aux éditions Minuit. Martial Kermeur, comme beaucoup d'autres, y a cru et  a investi toutes ses économies dans le projet de construction d'une station balnéaire de luxe qui ne verra jamais le jour. Alors quand il s'en rend compte, il passe à l'acte et pousse par dessus bord le promoteur véreux. Face au juge, dans une longue confession perforée de doutes et d'interrogations, il cherche à comprendre les circonstances qui l'ont poussé au meurtre.

    Après Photo de groupe au bord du fleuve, Emmanuel Dongala revient avec un roman d'apprentissage somptueux qui nous raconte l'histoire du violoniste prodige George Bridgetower. Un roman qui confronte également les transformations majeures que vit le monde des lumières avec les bouleversements politiques et sociaux de l'époque.

    La jeune auteure d'origine ghanéenne Yaa Gyasi signe un premier roman magistral. Une fresque familiale et historique qui court sur trois siècles et sur deux continents, l'Afrique et l'Amérique. On découvre la destinée de deux sœurs nées de la même mère mais pas du même père dans deux villages rivaux du Ghana. Un roman que vous ne lâcherez pas!

    Et Cécile Coulon nous ravit en ce début d'année un superbe roman. Elle renoue avec ses thèmes de prédilection- la campagne opposée à la ville, la lutte entre l'homme et la nature dans la lignée du très beau Le roi n'a pas sommeil.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Gael FAYE en dédicace - jeudi 15 septembre - à partir de 17H

    Dans le cadre du Chainon manquant,

    nous sommes franchement ravis de recevoir en dédicace

    Gaël FAYE

    auteur d'un des premiers romans

    les plus remarqués de la rentrée avec

    PETIT PAYS

    publié aux éditions Grasset

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    Venez nombreux !

  • Retrouvez la librairie tout le weekend au Festival America à Vincennes

    Toutes les infos sur le festival sont à suivre sur le site :

    http://www.festival-america.org

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  • Rencontre -Signature avec ABDERAHIM AHMAT

    Vendredi 20 mai à partir de 18h

    Abderahim AHMAT a dû fuir le Darfour en 21003 lorsque la guerre éclate. A travers son récit "Un parcours difficile" paru aux éditions de L'Harmattan, il nous raconte son périple dangereux pour fuir son pays , puis le Tchad et la Libye afin d'arriver en France. Il vit désormais à Laval.

  • LES GUERRES DE LISA de Anne-Catherine RIEBNITZSKY (Gaïa)

     

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    Dans l'avion qui la ramène en urgence au Danemark auprès de sa soeur, Lisa convoque ses souvenirs d'enfance. Une enfance marquée par un père violent, une mère dépressive et une fratrie unie pour le meilleur et pour le pire.

    Un récit extrêmement émouvant et lumineux!

  • DES VIES ET DES POUSSIERES de L CHEDID (Calmann Levy)

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    Louis Chedid, que l'on connait en tant que compositeur, chanteur et musicien enfile une nouvelle casquette en signant ce recueil de nouvelles à la fois grinçantes et drôles voir absurdes. On y retrouve une galerie de personnages: un président revisitant un discours d'anthologie, un fils psychanalysé, un pétomane superstar ou encore un chien transformant sa promenade du dimanche en fait divers médiatique. Si toutes les nouvelles s'ouvrent sur une sorte de morale, elles n'en sont pas moins des réflexions sur notre monde actuel.

     

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  • KANNJAWOU de Lyonel TROUILLOT (Actes Sud)

    Paru quelques jours avant les élections présidentielles haïtiennes, le dernier roman de Lyonel Trouillot fait écho à ce qu'il s'y passe. Il nous raconte son pays, l'un des plus pauvres au monde, meurtri par des décennies d'instabilité politique et d'occupation, à travers Sentinelle, le narrateur. Posté rue de l'Enterrement,  il tente avec ses copains, la fameuse "bande des cinq", d'improbables révolutions et d'instaurer un peu de justice sociale. Autour d'eux, gravite une multitude de personnages qui forme ce microcosme et qui s'oppose au bar Kannjawou, lieu où se retrouve les expatriés qui boivent sur le malheur des locaux. Kannjawou signifie le partage, la fête. Des notions que notre narrateur espère tant malgré toutes les injustices.

  • MARIAGES DE SAISON de Jean-Philippe BLONDEL (Buchet-Chastel)

    Corentin est un beau jeune homme de 27 ans qui passe la belle saison à aider son parrain, vidéaste de mariages. Un boulot qui ne devait être qu'éphémère et qui, au grand désarroi de ses parents, s'inscrit dans le temps. La mission de Corentin est simple: saisir les instants du "plus beau jour de ma vie". Il recueille ainsi l'intimité des mariés ou des invités suscitant parfois des confessions inattendues que Corentin prend soin d'effacer au montage: tensions des préparatifs, critique de la belle-mère, ex-petit(e) ami(e).... Corentin qui se cache derrière sa caméra les invite à se confier comme ils le feraient sur le divan d'un psychanalyste. Mais à force de filmer la vie et le bonheur des autres, Corentin ressent un certain vague à l'âme. Lui qui, à 27 ans, n'arrive à garder ni copine ni travail, se rend compte qu'il va devoir prendre en main son existence.

    Ce qui est bien avec Jean-Philippe Blondel, c'est qu'à chaque fois qu'il sort un nouveau roman, on ressent la joie de retrouver un bon ami, en plongeant dans ses histoires à la rencontre de personnages attachants. Mariages de saison fait partie de ces livres qui font du bien, où il est question d'amour et d'amitié sans jamais tomber dans la mièvrerie. Et si ne vous connaissez pas (encore) cet auteur, je vous invite à découvrir ses autres romans, disponibles chez Pocket.

  • DE CE PAS de Caroline Broué (Sabine Wespieser)

    Marjorie et Paul sont deux artistes réunis par le silence. Ils n'ont pas besoin de mots pour se comprendre, juste un regard, un geste… Mais à l'aube de la quarantaine, leur relation s'effrite et le silence leur pèse. Marjorie est arrivée en France en 1975, alors qu'elle était une fillette fuyant le Cambodge des Khmers Rouges. Un passé qu'elle a enfoui afin de devenir danseuse étoile à l'Opéra de Paris. Paul est né en Ardèche au sein d’une famille protestante avec laquelle il a complétement coupé les ponts. Tous deux sont réunis par un passé douloureux. Alors qu'elle doit quitter définitivement la scène, Marjorie s'interroge sur son histoire et essaie de comprendre pourquoi ils n'arrivent plus à se parler, pourquoi ils n'arrivent plus à porter ensemble le poids de leur histoire ? Caroline Broué signe un magnifique roman sur le temps qui passe. Et parce qu'à travers ces deux personnages, il y a une résonance universelle, je vous invite à découvrir cette histoire et cette romancière.

     

    Retrouvez l'interview réalisé pour le magazine Page des libraires:

    Page — On vous connaît comme productrice de l’émission La Grande Table sur France Culture. Vous avez produit de nombreux débats et documentaires. Vous publiez en ce début d’année votre premier roman. Comment vous est venue l’envie d’écrire ?
    Caroline Broué — C’est une envie très ancienne, à vrai dire, qui ne m’a jamais quittée. Un voyage au Cambodge, il y a vingt ans, m’a profondément marqué ; j’ai alors commencé à prendre des notes et à écrire régulièrement, par fragments. Jusqu’à ce que l’envie d’écrire se transforme en nécessité. Alors je n’ai plus pu reculer.

    P — Pouvez-vous nous parler de Marjorie, votre héroïne ?
    C. B. — Marjorie est une femme de 40 ans, ancienne danseuse étoile de l’Opéra de Paris. Elle vit avec son compagnon Paul depuis douze ans et a une petite fille de 5 ans. Elle commence à se rendre compte que le temps agit sur elle, sur eux, et qu’elle ne peut plus fuir un passé qu’elle a consciencieusement négligé depuis son arrivée en France en 1975, quand elle avait le même âge que sa fille aujourd’hui. Le changement de vie, l’époque, la maternité… tout lui remonte à la figure. Elle se cherche, elle traverse une crise existentielle qui met son couple en péril. Le roman raconte cette quête d’elle-même.

    P — Au-delà de l’histoire d’amour, De ce pas nous parle de quadragénaires qui font le point sur leur vie…
    C. B. — Je crois que beaucoup de quadragénaires en sont là ! C’est ma génération, certes, mais c’est aussi un âge de transition. Un âge qui n’est plus celui des possibles et pas encore celui des acquis. Un âge où l’on prend conscience de sa mortalité, où l’urgence de vivre nous rattrape.

    P — Marjorie est une ancienne danseuse étoile. Quel est votre rapport avec cette discipline ?
    C. B. — Très simple : petite, j’ai toujours rêvé d’être danseuse. Je voulais entrer à l’école de danse de l’Opéra de Paris. J’ai commencé à prendre des cours dès l’âge de 6 ans et n’ai plus arrêté pendant dix-sept ans, à raison d’une voire deux séances par semaine. Mais tout le monde n’est pas doté de la grâce et de la souplesse nécessaires pour en faire son métier… Dur apprentissage de la vie et des inégalités.

    P — Il y a très peu de dialogues dans votre roman. Par contre, votre texte est découpé en trois grandes parties rythmées par de courts chapitres. Comment avez-vous appréhendé cette forme ?
    C. B. — Il y a quelques dialogues sans ponctuation, qui sont des conversations souvent téléphoniques entre Marjorie et son amie, sa confidente, son double, Coralie. Coralie est comme la mauvaise conscience de Marjorie, elle est son alter ego occidental, elle est l’incarnation de ces femmes françaises au tournant de leur vie, prises par la peur et qui ne savent plus comment se positionner. En ce qui concerne la construction du texte, je suis partie de cinq parties pour n’en conserver que trois. J’ai réduit pour des questions de rythme et de cohérence générale par rapport à la longueur finale du texte. Quant à la forme courte des chapitres, je voulais raconter une histoire fragmentée, non linéaire, j’avais même pensé écrire des débuts de romans à la façon de Si par une nuit d’hiver un voyageur, d’Italo Calvino (Folio), et puis l’histoire est née, et j’ai gardé les chapitres courts.

    P — De ce pas est votre premier roman. L’exercice vous a-t-il donné l’envie de travailler sur un autre projet ?
    C. B. — Oui. Je travaille actuellement à une non-fiction, mais j’ai déjà des notes et des idées pour un deuxième roman. Et très envie de m’y mettre.

  • LA RENVERSE d'Olivier ADAM (éditions Flammarion)

    Antoine vit dans une petite ville de la côte bretonne et occupe ses journées entre son travail à la librairie et sa discrète liaison avec Chloé. Mais lorsqu'il apprend la mort du sénateur-maire Jean-François Laborde, les souvenirs viennent assombrir sa journée. Antoine est né en Normandie, à quelques kilomètres de Paris d'un père distant et colérique et d'une mère "parfaite", même si selon les rumeurs, est la maîtresse de Laborde dont elle est la conseillère municipale. A priori, Antoine était destiné à une vie banale. Jusqu'au jour où le scandale éclate: Jean-François Laborde est accusé de viol et d'agressions sexuelles sur deux employées - délit dont la mère d'Antoine serait complice. Pour Antoine et son frère, c'est un véritable cauchemar qui commence: insultes, non-dits et faux-semblants des parents.  Olivier Adam explore les dommages collatéraux d'un fait divers, vu et vécu par des enfants et signe un roman original et puissant. 

  • L'OMBRE ANIMALE de MAKENZY ORCEL (éditions Zulma)

    Après son très beau roman, Les immortelles, édité aux éditions Zulma, l'auteur haïtien Makenzy Orcel revient en cette rentrée d'hiver avec un magnifique livre qui nous entraîne toujours au cœur de son pays. L'histoire se passe dans un village coupé du monde, où il n'existe presque rien. Ce village, son histoire, ses habitants nous sont racontés par la voix du femme, morte de sa belle mort. Un rare cadavre qui n'ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou. Et maintenant qu'[elle] a enfin droit à la parole, à un peu d'existence, [elle]va parler, parler sans arrêt. Elle va nous raconter sa vie d'avant dans ce village avec sa famille. Selon la mythologie vaudou, celui qui est mort comprend tout, est dans la vérité. La femme a donc maintenant assez de recul sur sa vie et son village. A travers ce personnage, Makenzy Orcel dépeint d'un seul souffle la société haïtienne et le sort réservé aux femmes. Un roman ambitieux et magistral.

    Makeny Orcel est en résidence en Mayenne jusqu'en avril 2016 avec l'association Lecture en Tête.

  • Janvier et sa rentrée littéraire!!!

    Retrouvez les nouveautés en littérature française et étrangère!!

    De belles découvertes et nos chouchous vous attendent à la librairie!!