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  • Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle (Flammarion)

    Reine se retrouve seule avec ses trois enfants. Sans travail et abandonnée par tous, elle n'arrive plus à faire face. Son seul espoir réside dans cette mobylette bleue trouvée au fond de son jardin.

     

    Jean-Luc Seigle signe un portrait de femme au bord de la rupture qui va retrouver goût à la vie grâce à une mobylette bleue.

     

    Un très beau roman, sensible et émouvant.

     

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    Femme à la mobylette

    Jean-Luc Seigle

    9782081378681

     

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  • Le livre que je ne voulais pas écrire de Erwan Larher ( Editions Quidam)

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    Le livre que je ne voulais pas écrire

    Erwan Larher

    Editions Quidam

    9782374910635

     

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  • Latium de Romain Lucazeau chez Denoël / Lune d'encre

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    Une société d'intelligences artificielles s'est développé à travers l'univers après la disparition de l'humanité qu'elles étaient chargé de protéger. Puis, un jour, l'une d'entre elles détecte le signal qu'elles n'attendaient plus. Commence alors une course-poursuite épique à travers les mondes à la recherche de cette humanité perdue...

     

    Un premier roman brillant en deux tomes qui mêle habilement réflexion sur la notion d'intelligence artificielle et aventure échevelée.

     

    Latium (2 tomes)

    Romain Lucazeau

    Denoël / Lune d'encre

     

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  • STABAT MURDER de Sylvie Allouche (Syros)

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    Quatre jeunes pianistes disparaissent sans laisser de traces à la veille d’un tournant décisif pour leur carrière musicale. Un thriller haletant et rythmé.

     

    Pour Valentin, Matthis, Mia et Sacha, la pression commence à s’intensifier et ils doivent redoubler d’efforts pour parvenir au sommet de leur discipline, le piano. Ils préparent tous les quatre un concours national d’une grande renommée qui leur permettra d’assurer leur avenir professionnel. Ces adolescents ont très peu d’amis et passent tout leur temps libre à travailler avec acharnement, absorbés par leur passion commune. Pour rien au monde ils ne louperaient une séance d’entrainement. Alors comment expliquer leur disparition soudaine et totalement inattendue un matin où ils devaient se rendre à un de leur cours au Conservatoire national supérieur de musique classique ?

     

    Stabat Murder est un véritable page-turner, roman policier intense et psychologique. Nous sommes pris dès le début dans les filets d’une intrigue captivante où les indices sont livrés au compte-goutte et le suspense est de plus en plus tenace. La commissaire chargée de l’affaire est vite confrontée à un manque de preuves et chaque minute qui passe met la vie des adolescents en danger. Sylvie Allouche arrive à nous tenir en haleine jusqu’aux toutes dernières pages et nous offre une fin à la hauteur de nos attentes !

     

     (chronique parue dans le n°183 de la revue Page des libraires)

     

    Si vous avez follement envie de lire ce thriller, c'est par ici pour l'acheter !

     

    Stabat Murder

    De Sylvie Allouche

    Syros - 15,95 €

  • SAMEDI 14 NOVEMBRE de Vincent Villeminot (Exprim', Sarbacane)

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    Samedi 14 novembre est un roman qui m’a prise aux tripes et profondément dérangée. J’ai dû plusieurs fois refermer le livre pour reprendre mon souffle avant de replonger dans cette tornade d’émotions violentes. Le narrateur me filait entre les doigts, m’échappait au fur et à mesure que sa folie prenait une ampleur considérable. Ce texte m’a fait mal, il m’a bousculée, révoltée, mais profondément touchée.

     

    Vendredi 13 novembre, B. et son frère Pierre sont attablés à la terrasse d’un café quand surviennent les tirs. B. est touché par une balle, tandis que Pierre git à terre, sans vie. À l’hôpital, sous le choc, B. s’enfuit sans se retourner et s’enfonce dans une nuit noire.

    « B. marchait comme un somnambule. Il se sentait comme un funambule, plutôt : en équilibre fragile au-dessus d’une douleur sans fond. »

    Dans le métro, parmi les visages hagards, B. capte le regard d’un homme et le reconnaît. Dans la voiture pendant que les autres tiraient, il était resté à contempler la scène à travers la vitre de la portière, sans bouger. Alors B. va suivre l’inconnu, guidé par son instinct. Il va suivre « son » assassin. Très vite, j’ai senti que les rôles allaient s’inverser. La victime qui devenait bourreau, et le bourreau, victime.

     

    Vincent Villeminot signe ici un roman extrêmement fort, un de ceux qui ne peuvent laisser indifférent. Un roman déroutant sur un sujet où la parole a du mal à se libérer, déstabilisant par la violence de B., ce déchaînement d’agressivité incontrôlable, qui s’éveille brusquement au contact de la haine. Je me souviens du rire de B., effrayant et malsain, ce « grand rire sauvage ». Et ses mots qui claquent, ses injures cinglantes. Puis la peur qui s’insinue dans ce petit appartement, qui suinte et oppresse. Que va-t-il faire ? Jusqu’où va-t-il aller dans sa folie ?

    Au centre du drame, Layla est la figure apaisante dans cette atmosphère étouffante et saturée. Puis B. devient Benjamin, ou redevient Benjamin. J’ai bien senti que le rire au fond de son ventre pouvait ressurgir à tout moment, mais il semblait avoir repris corps dans le jeune homme de vingt ans qu’il était, sans armes, sans son poing écorché à vif, sans cette démence insoupçonnée qui l’avait cueillie dans le hall de l’immeuble. Il retrouve son humanité, volée par la vengeance, la volonté de faire mal à celui qui brise.

     

    « À ce moment, à ce moment précis, Benjamin ne savait plus qui était l’ennemi. Ni ce qui le soulagerait - d’en finir avec l’autre ou avec lui-même. »

     

    Quand B. est Benjamin, Layla prend soin de lui, panse ses blessures. C’est comme s’ils n’étaient plus que deux, alors, dans l’appartement. Deux corps qui s’apprivoisent après la violence, deux esprits qui échangent, se confrontent. Qui se pardonnent peut-être.

    Écrire au futur est donc possible, puisqu’il y a un après, un avenir.

    « Comment tu la regardes, la mer ? La vie qui vient et reflue, nous traverse, puis se retire ? Comment tu la regardes ? Et vers où ? Vers quel horizon - quelle ligne de fuite ? »

    Prenez le temps de lire ce livre, puis de le digérer à votre manière. Parlez-en autour de vous, car il soulève un flot de questions sur un sujet douloureux où les mots ont du mal à se frayer un passage.

     

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    SAMEDI 14 NOVEMBRE

    de Vincent Villeminot

    Sarbacane, collection eXprim', 15.50€

  • Rencontre/dédicace avec Régis Lejonc - samedi 22 octobre

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  • DES MOTS JAMAIS DITS de Violaine BEROT (Buchet Chastel)

    Ma princesse. Voilà les premiers mots que son père lui a murmuré au dessus du berceau. Elle est l'aînée d'une grande fratrie, mais ne s'est jamais comportée comme une enfant. Elle a toujours agi comme la mère, la maîtresse de maison, laissant le fol amour qui unit sa mère et son père s'épanouir. Fascinée,  elle a toujours rêvé de vivre une aussi merveilleuse histoire. Mais la vie ne l'a pas épargné: la maladie qui a enlaidi son corps et sa timidité l'ont toujours mis à la marge.  Devenue femme, celle dont les mains parlent mieux que la bouche, fait la rencontre d'hommes bien éloignés de ses rêves de petite fille. Elle qui n'a jamais voulu d'enfant, reste dans sa solitude.

    Violaine Bérot n'avait pas écrit de romans depuis une dizaine d'année. En résidence en Mayenne en 2013, elle revient en cette rentrée littéraire avec un roman envoûtant. Le narrateur omniscient, ce "on", inclut le lecteur qui devient le témoin privilégié de ce conte de fée sans merveilleux ni paillette d'une princesse qui cherche à aimer et être aimée .

    À paraître le 20 août

     

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  • Rencontre et lectures de Marc Roger- Vendredi 26 octobre à 18h

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    Vendredi 26 octobre à 18h

    Marc Roger, auteur et lecteur public a quitté Saint-Malo pour rejoindre Bamako. Des milliers de kilomètres parcourus à pied, par bateau ou train. Un formidable voyage qu'il nous raconte dans son livre "La méridienne " . Il nous convie à une lecture de ses chroniques de voyage avec les textes des auteurs qui l'ont accompagné pendant un an: Hampâté Bâ, Dongala, Mabanckou....

  • Coups de coeur en littérature - librairie M'Lire

    Afin de retrouver le sourire en ce mercredi pluvieux, Bérénice, Delphine et Marie vous proposent quelques romans à savourer!

     

    cuisine tatare.jpgCuisine tatare et descendance

    Alina Bronsky

    traduit de l'allemand

    Actes Sud- 23.40€

    L'Histoire se déroule dans les années 80 en Urss. Rosalinda, maitresse femme, dirige d'une main de fer toute sa petite famille et tente de manière insolite et rusée d'affronter la misère quotidienne.

    Un portrait de femmes plein d'humanité et d'humour!

     

    so socking.jpgSo Shocking!

    Alan Bennett

    Denoël & d'ailleurs- 13.50€

    Il suffit que Miss Donaldson accueille chez elle un jeune couple d'étudiants pour que sa vie prenne une tournure bien plus surprenante... Deux nouvelles désopilantes par l'un des maitres de l'humour anglais!

     

     

    bon retablissement.jpgBon rétablissement

    Marie-Sabine Roger

    Le Rouergue 18.80€

    Un vieux retraité, bougon et solitaire, se retrouve coincé à l'hopital après un étrange accident. Avec beaucoup d'humour, il nous fait le récit de sa vie et de ses rencontres à l'hopital.

    Marie-Sabine Roger, auteur de "La tête en friche", réussit une fois de plus à nous faire rire des travers de l'humanité.

     

    danse avec nathan.jpgDanse avec Nathan Golshem

    Lutz Bassmann

    Editions Verdier- 16.20€

    Tous les ans, Djennifer entame une longue marche qui la conduit sur la tombe de son mari, Nathan Golshem. Elle y reste plusieurs semaines durant lesquelles les anciens amants partagent leurs souvenirs...

     

     

  • Exposition Photo

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  • Le bleu est une couleur chaude (Julie Maroh) - chronique de Emilie #09

    Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh (Glénat) - 15 €

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    Cette magnifique BD sortie en mars 2010 vient tout juste de recevoir le prix du public à Angoulême. Et elle le mérite! Ça oui elle le mérite... C'est le genre d'ouvrage qui, une fois la dernière page tournée, vous laisse dans un état second, entre déception (mince c'est déjà fini!) et émerveillement. L'histoire nous transporte comme un ouragan, à tel point que quand on l'a fini, on ne sait plus trop où ni qui nous sommes... 

    Mais je m'emporte, laissez moi vous raconter...

    Nous sommes dans les années 90, en France. Le mouvement de défense des droits des homosexuels prend tout son sens face à l'homophobie non dissimulée... C'est dans cet univers que Clémentine, jeune lycéenne, évolue. Un échange de regard dans la rue avec une drôle de fille aux cheveux bleus va ébranler son monde. Petit à petit, elle se rend compte de son homosexualité naissante. Elle va d'abord rejeter de tout son être cette « anormalité », puis finira par l'accepter (difficilement) grâce à Emma (la belle jeune fille aux cheveux bleus), avec qui elle vivra une belle et grande histoire d'amour. Mais comme dans toutes les histoires d'amour,il y a des hauts et des bas, et rien n'est jamais simple.

    Cette BD est tout simplement un magnifique hymne à l'amour (comme pouvait l'être à sa façon le Pilules Bleues de Frédérik Peeters. Cette histoire vous coupera le souffle, vous fera rire, vous attendrira, et vous fera verser beaucoup de larmes. On ne peut que tomber sous le charme de cette histoire, belle et dure à la fois. La prise de conscience de son « soi », son acceptation et surtout le fait de l'assumer est au cœur de ce récit bouleversant.

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    Si vous voulez visiter le très beau blog de Julie Maroh

     

     

  • 4èmes Rencontres BD en Mayenne

    C'est aujourd'hui et demain à la salle des Ondines à Changé (53)

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    Voici la liste des auteurs attendus à ce jour aux 4è Rencontres BD de Changé, les 16 et 17 avril 2011.

    Alex-Imé : http://lepandaroux.canalblog.com/
    David BAROU : http://enfinlibre.free.fr/
    Fred BERNARD
    Jean Paul BORDIER : http://jeanpaulbordier.canalblog.com/
    Vincent CAUT : http://blog-de-vincent.blogspot.com/
    Vincent CUVELLIER : http://vincentcuvellier.canalblog.com/
    Damien CUVILLIER : http://lepandaroux.canalblog.com/
    Marie DESCHAMPS
    Stéphane DUVAL
    Régis FALLER : http://www.regisfaller.com/
    Cédric FORTIER
    Christelle LARDENOIS : http://illustrations.canalblog.com/
    Matthieu MAUDET : http://mfoism.canalblog.com/
    William MAURY : http://wilmaury.over-blog.com/
    Thierry MURAT : http://www.thierrymurat.com/
    Cédric PEREZ : http://perezcedric.canalblog.com/
    Philippe RENAUT : http://enfinlibre.free.fr/
    Florian RUBIS
    Isabelle ZELTNER
    Patrice ZELTNER

     

    Les rencontres sont organisés par la librairie, l'ALABD, les Ondines et le Conseil Général 53

     

    et ce soir au 6par4, à ne pas manquer :

    larmes assassin thierry murat bd concert

     

    Venez nombreux...

     

  • "Ecrire le travail" : le nouveau dossier Initiales

    Il est tout beau, tout chaud.

     

    "Écrire le travail", dossier Initiales n°25 est en librairie !

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    Au programme :

    Maylis de Keranga - Anne Weber - Elisabeth Filhol - Leslie Kaplan - Elfriede Muller - Martine Sonnet - Armelle Talbot - Jean Paul Morel - Paul Aron - Sylvain Rossignol - Etienne Davodeau - Efix, les éditions ça et là - Didier Daeninckx - Thierry Beinstingel - Charly Delwart...


    Pourquoi avoir choisi le travail comme thématique ?

    Tout simplement parce que la littérature est une véritable caisse de résonance de la société et de nos vies. Et qui oserait dire que notre rapport au travail ne pose pas de problème depuis quelques décennies – qu’on en ait trop, pas ou plus ?

    Alors ce dossier pour montrer à quel point la fiction peut nous aider à comprendre comment la notion de travail et la figure du travailleur ont pu évoluer de pair et avoir un impact de plus en plus important dans nos vies personnelles. Et comme nous croyons en la force de la littérature, puisse ce dossier nous donner la force de nous affranchir des maux et des mots du travail pour retrouver le plaisir de vivre et de penser chacun à son rythme. (Sébastien Le Benoist, librairie Quai des Brumes, Strasbourg)

     

    écrire le travail, initiales

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  • Quand j'étais déesse (Irène Cohen-Janca) - chronique de Emilie #07

    Quand j’étais déesse de Irène Cohen-Janca (éd. du Rouergue coll. Dacodac - 7€)

     

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    Rashmila, une jeune indienne, vient d’être déchue de son trône de petite déesse (Kumari). Elle qui ne devait pas sortir du palais, n’avait ni le droit de sourire ni de pleurer et qui ne pouvait pas fouler le sol de ses pieds va devoir reprendre une vie normale et retourner vivre chez ses parents. Mais que s’est-il passé ?

    Quand j'étais déesse est un petit roman extrêmement dépaysant. Le décor indien donne un charme particulier à cette histoire. Pas facile pour l’ancienne Kumari de se réintégrer au sein d’une famille - sa famille - avec laquelle elle n’a que peu vécue. Difficile également de reprendre le cours normal d'une vie de petite fille anodine.
    Le récit de ce retour aux souches est entrecoupé par des passages de sa vie de petite déesse, du rite de passage pour devenir Kumari et des nombreuses consignes qu’elle devait alors respecter. Cette vie est-elle si enviable finalement ?

     

    On retrouve ici le sujet traité avec talent par Fred Bernard et François Roca dans leur album Uma, la petite déesse (Albin Michel jeunesse).Ces deux textes sont très complémentaires, le premier qui traite uniquement de la vie de Kumari et le second un peu plus axé sur la réintégration au monde « normal » après cette vie de déesse.


    En tout cas, ce livre est un petit bijou qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. En effet la révélation du secret de l’expulsion de Rashmila est gardée jusqu’à la toute fin du roman, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

  • Le bébé tombé du train (Jo Hoestlandt & Andrée Prigent) - chronique de Simon #95

    Le bébé tombé du train de Jo Hoestlandt illustré par Andrée Prigent (Oskar jeunesse coll. Trimestre - 12.95)

     

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    Voici donc le deuxième titre de cette nouvelle collection tenue par Thierry Lenain et Benoit Morel. Tout comme le premier "la dernière année...", il ne deçoit pas. Au contraire !

    Le texte de Jo Hoestlandt est tout à la fois simple, beau et émouvant. Simple car il s'adresse aux jeunes lecteurs de manière directe, beau parce qu'il raconte une histoire touchante et émouvant puisqu'il le fait avec beaucoup de retenue.

    Anatole est un vieil homme qui vit seul depuis des années. Peu de besoins, pas d'envie particulière, cet homme vit simplement et cela lui convient très bien. Sa routine va être chamboulée quand il trouve un nouveau-né sur le bord de la voie ferrée. Plus rien ne sera pareil. Et pourtant tout semble si évident...

     

    Jo Hoestlandt nous touche sur ce texte comme elle avait su le faire avec des textes comme La grande peur sous les étoiles par exemple... Elle arrive, grâce à une histoire de vie, à traiter d'un sujet beaucoup large.

    Le graphisme de Andrée Prigent, tout aussi sobre, tout aussi touchant accompagne formidablement ce récit.


    Un très bel objet, un très beau texte, que vous faut-il de plus donc ?

     

    le site de la collection Trimestre aux éditions Oskar, c'est ici

     

  • HKPQ (Michèle Plomer)- Chronique de Marc#01

    HKQP de Michèle Plomer (éditions Marchand de Feuilles - 21.30€)

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    Suite au décès tragique d'un proche, une jeune femme quitte subitement le Québec, sa terre natale, pour se retrouver en Chine, et plus particulièrement à Hong Kong. Là-bas, dans les rues pavées à l'époque de dynasties anciennes, elle fait alors une série de rencontres décisives : celle d'une jeune fille trempée de pluie qui lui remet une lettre destinée à sa mère, introuvable, celle de la chance, si chère aux gens de ce pays, et enfin celle d'un magnifique poisson, dont la robe est rose tendre et translucide.

     

    Michèle Plomer, déjà auteure du remarqué Le Jardin Sablier, herbier des Cantons-de-l'Est sous forme de livre calendaire, nous offre aujourd'hui la possibilité de voyager au cœur de cette civilisation chinoise qu'elle aime tant.

    Avec HKPQ, dont le titre est déjà en soi une preuve de son attachement et du lien qu'elle tisse entre sa terre d'adoption (HK pour Hong Kong) et sa terre d'origine (PQ pour Province du Québec), l'auteure nous offre un récit de rencontres et de dépaysements (sa description de la faune hongkongaise est particulièrement efficace !), une quête de sérénité au sein de son exil.

    Comme la narratrice, le lecteur devient alors lui aussi un convalescent, parti chercher en des contrées exotiques le moyen de panser ses plaies. Comme elle, il sera fasciné par la grâce de Poissonne, poisson aux propriétés singulières, qui deviendra son amie et confidente.

    Ainsi, une fois le livre refermé, c'est dans un état de sérénité que le lecteur s'endormira, des rêves de voyages plein la tête

    Michèle Plomer a reçu le prix France-Québec pour ce roman

    Rencontre Jeudi 17 mars à 18h à la  Médiathèque Saint-Nicolas, en partanariat avec l'association Laval-Québec

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  • Les Prix Sorcières 2011 ont été dévoilés

    Ce lundi, les Prix SORCIÈRES viennent d'être révélés par l'Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ) et l'Association des Bibliothècaires de France (ABF)

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    51 libraires Sorcières de l’ASLJ (Association des librairies spécialisées pour la jeunesse) et 55 bibliothécaires de l’ABF (Association des bibliothécaires de France) ont choisi parmi les 30 titres de la sélection, les lauréats des prix Sorcières 2011, qui seront remis au Salon du livre de Paris au cours de la journée professionnelle du 21 mars.

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    Les lauréats sont :

    Prix Sorcières 2011 Un livre, d’Hervé Tullet

    (Bayard Editions Jeunesse) remporte le prix dans la catégorie albums tout-petits. Il devance Il l’a fait, d’Ole Könnecke (L’Ecole des loisirs), Tout autour de moi, de Clotilde Perrin (Rue du monde), Mon hippopotame, de Janik Coat, qui a aussi dessiné l’affiche du prix (Autrement Jeunesse) et Pleine lune, d’Antoine Guillopé (Gautier-Languereau).

     

     

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    Les oiseaux, de Germano Zullo et Albertine

    (La joie de lire) a été distingué dans la catégorie albums. Il arrive devant Monsieur cent têtes, de Ghistlain Herbera (MéMo), Rhino des villes, de Gaëtan Doremus (Autrement Jeunesse), Ombres, de Suzy Lee (Kaléidoscope) et Le roi des sables, de Thierry Dedieu (Seuil Jeunesse).

     

     

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    Oko, un thé en hiver, de Mélanie Rutten

    (MéMo) remporte le prix dans la catégorie premières lectures. La princesse qui n’aimait pas mes princes, d’Alice Brière-Haquet (Actes Sud Junior), Zélie et les Gazzi, d’Adrien Albert (L’Ecole des loisirs, « Mouche »), L’histoire du cochon renifleur de sommeil et autres fables, de Bruno Gibert (Autrement Jeunesse) et Pomelo grandit, de Romana Badescu et Benjamin Chaud (Albin Michel Jeunesse) figuraient dans la sélection.

     

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    La petite taiseuse

    de Stéphanie Bonvicini et Marianne Ratier (Naïve)

    reçoit le prix dans la catégorie romans juniors. Etaient aussi sélectionnés Passeuse de rêves, de Loïs Lowry (L’Ecole des loisirs, « Medium »), Nanouk et moi, de Florence Seyvos (L’Ecole des loisirs, « Neuf »), Babyfaces, de Marie Desplechin (L’Ecole des loisirs, « Neuf ») et A quoi servent les clonws ?, d’Anne Percin (Rouergue, «DacODac »).

     

     

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    Le sauvage

    de David Almond, illustré par Dave McKean (Gallimard Jeunesse)

    est le lauréat de la catégorie romans ados. Ont été également nommés : La douane volante, de François Place (Gallimard Jeunesse), Le ciel est partout, de Jandy Nelson (Gallimard Jeunesse), Peine maximale, d’Anne Vantal (Actes Sud Junior) et Vango, de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse).

     

    prix sorcières 2011, alsj, abf, librairie mlireDes hommes dans la guerre d’Algérie

    d’Isabelle Bournier, illustré par Jacques Ferrandez (Casterman) reçoit le prix dans la catégorie documentaires. Il devance Un tour du monde au Moyen Age, de Laurence Quentin et Caroline Reisser (Albin Michel Jeunesse), Petites et grandes histoires des animaux disparus, de Damien Laverdunt et Hélène Rajcak (Actes Sud Junior), Joueurs de nature, de Marc Pouyet (Plume de carotte) et Croque ! La nourrissante histoire de la vie, d’Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski (Rue du monde).

  • Le garçon qui volait des avions (Elise Fontenaille) - chronique de Simon #94

    Le garçon qui volait des avions de Elise Fontenaille (Rouergue coll DoAdo - 8 €)

     

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    Liberté.

    C'est inconstestablement le mot qui nous vient à l'esprit quand on lit ce court texte d'Elise Fontenaille.

    L'auteur, qu'on aime pour ses textes courts et percutants (La cérémonie d'hiver par exemple) s'est une nouvelle fois inspirée d'un fait réel pour écrire ce roman.

     

     

    Colton Harris-Moore.

    colton harris-moore

    Ce nom vous dit peut-être quelque chose si vous traînez sur les réseaux sociaux. Regardez son profil. Plus de 30000 personnes à travers le monde ont suivi ces aventures.

    À première vue, rien de bien transcendant chez ce jeune  américain. Une bonne tête d'ado. Une chemisette aux couleurs d'une marque de voiture et écouteurs MP3 aux oreilles, il semble allongé dans les bois quand il prend la photo de son profil. Pourtant ce jeune homme va devenir en quelques mois l'ennemi public n°1 de la police de San Juan, une petite île au large de Seattle.

    Dès huit ans, ce petit gars qui vit seul avec sa mère, est l'objet d'une erreur policière qui lui reste en travers de la gorge. Il est accusé d'avoir volé le vélo qu'il arbore fièrement sur les routes de San Juan. Sa mère n'a pas beaucoup d'argent et tout le monde est persuadé qu'elle n'a pas pu lui offrir un tel engin. Cette erreur non digérée marquera son changement d'attitude et le début de son incroyable destin.  Après plusieurs séjours dans des centres, il s'échappe de nombreuses fois et apprend à vivre de manière totalement autonome. Il rentre de moins en moins à la caravane familiale et commence à vivre dans les bois. Il va de maison en maison et pique tout ce dont il a besoin. D'abord des petites choses : de la nourriture, des boissons, des petits objets, puis au fur et à mesure de ses succès il voit plus grand : des voitures, des bateaux pour enfin toucher son rêve ultime... un avion ! Cette partie de l'histoire est très symptomatique du personnage autant qu'elle peut paraître extraordinaire. Petit, il s'amuse sur des jeux de simulation de vol. Plus tard, il lit des ouvrages techniques et un matin, à 5h55, il s'envole dans un Cessna "emprunté" dans un aérodrome près de chez lui et fait son premier vol au dessus des terres qui l'ont vu naître. Avouez quand même que ce n'est pas commun pour un garçon de 12 ans...

    Car contrairement à un voleur lambda, Colton Harris-Moore a ce petit quelque chose qui en fait un délinquant exceptionnel. Il fait rêver ! Ce ne sont pas les actes qu'il fait, c'est la manière dont il les fait qui est remarquable.

    Il ne vole que pour son plaisir personnel, on aurait envie de dire pour la beauté du geste. Il opère toujours avec une certaine forme d'insouciance et de provocation (sans doute dues à son âge). À ce titre, il est vite surnommé le voleur aux pieds nus (car il ôte ses baskets avant d'effectuer ses opérations). Il ne détériore rien, laisse même des petits mots qui font enrager tout le monde. Il symbolise une sorte de rêve pour beaucoup. Ne pas faire de mal, ne pas révolutionner le monde, mais juste l'enquiquiner un petit peu. Et le faire savoir. Car tout au long de son escapade (plus de deux ans tout de même), il a régulièrement envoyé des nouvelles à ses proches... et les fans ont commencé a afflué. Des T-Shirts ont été fabriqués, des marques de soutien sont venues... comme s'il devait représenter une certaine forme d'opposition douce au système en général.

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    Comme beaucoup d'autres, Elise Fontenaille a suivi les aventures de ce jeune garçon exceptionnel. Elle a voulu lui rendre hommage dans ce livre et c'est particulièrement bien réussi ! En une soixantaine de pages elle parvient à nous faire aimer ce personnage. On aurait presque eu envie d'être aussi de ces fans qui le suivaient jour après jour. Trop tard, il est maintenant arrêté mais reste l'histoire, magnifiquement mise en scène par l'auteur, l'histoire d'un destin, l'histoire d'un rêve. Celle du garçon qui volait des avions...

     

     

     

     

     

    J'ai juré de me venger, de faire la guerre aux flics, de tout faire pour leur pourrir la vie... Là, on peut dire que j'ai réussi !