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  • Quand j'étais déesse (Irène Cohen-Janca) - chronique de Emilie #07

    Quand j’étais déesse de Irène Cohen-Janca (éd. du Rouergue coll. Dacodac - 7€)

     

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    Rashmila, une jeune indienne, vient d’être déchue de son trône de petite déesse (Kumari). Elle qui ne devait pas sortir du palais, n’avait ni le droit de sourire ni de pleurer et qui ne pouvait pas fouler le sol de ses pieds va devoir reprendre une vie normale et retourner vivre chez ses parents. Mais que s’est-il passé ?

    Quand j'étais déesse est un petit roman extrêmement dépaysant. Le décor indien donne un charme particulier à cette histoire. Pas facile pour l’ancienne Kumari de se réintégrer au sein d’une famille - sa famille - avec laquelle elle n’a que peu vécue. Difficile également de reprendre le cours normal d'une vie de petite fille anodine.
    Le récit de ce retour aux souches est entrecoupé par des passages de sa vie de petite déesse, du rite de passage pour devenir Kumari et des nombreuses consignes qu’elle devait alors respecter. Cette vie est-elle si enviable finalement ?

     

    On retrouve ici le sujet traité avec talent par Fred Bernard et François Roca dans leur album Uma, la petite déesse (Albin Michel jeunesse).Ces deux textes sont très complémentaires, le premier qui traite uniquement de la vie de Kumari et le second un peu plus axé sur la réintégration au monde « normal » après cette vie de déesse.


    En tout cas, ce livre est un petit bijou qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. En effet la révélation du secret de l’expulsion de Rashmila est gardée jusqu’à la toute fin du roman, pour notre plus grand plaisir de lecteur.

  • Petit meurtre et menthe à l'eau - chronique de Simon #87

    Petit meurtre et menthe à l'eau de Cécile Chartre (Coll Dacodac - Rouergue / 6.50 €)

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    Ses deux premiers romans (Joyeux ornithorynque et Poil au nez) nous avaient prévenus. Cécile Chartre a une capacité certaine à mêler l’humour d’un récit simple avec l’émotion, souvent soudaine et intense. Avec ce troisième roman, elle continue donc son beau chemin dans la littérature de jeunesse, en nous offrant un roman au titre très alléchant Petit Meurtre et menthe à l’eau.

    Philibert doit partir avec son père et occasionnellement sa belle-mère pour le mois d’août. C’est comme cela. Non négociable. Pas de Corse avec sa mère. C’est marqué sur les papiers du divorce. La perspective d’un mois à St-Débilos-le-Pied-Pourri en pleine montagne à randonner avec sa belle-mère adorée ne le remplit pas d’un bonheur absolu. Alors quand il remarque une annonce pour garder le chat Poupoune une semaine complète, il se dit que ce serait déjà ça de gagné. Il est loin de s’imaginer ce qui va se passer…
    Ce roman se lit d’une traite et fait preuve tout du long d’un humour un peu second degré très justement maîtrisé. Amis des félins, craignez ce livre, la fin est quelque peu sans morale pour le fameux Poupoune mais quel plaisir de lire un livre drôle et bien écrit. On n’en demande pas plus…
  • Joyeux ornithorynque (Cécile Chartre) - chronique de Simon #63

    38691.jpgJoyeux ornithorynque

    Cécile Chartre
    Dacodac, Editions du Rouergue - 5,50 €

    Les éditions du Rouergue lance une nouvelle collection de romans qui s’adresse plutôt aux enfants qui lisent déjà bien, fin de primaire, début collège… Comme souvent chez le Rouergue, cette collection va essentiellement se constituer de créations originales en français. Parmi ces nouveaux titres, on découvre une nouvelle auteure : Cécile Chartre qui signe un premier roman réjouissant : Joyeux ornithorynque.

    Panique dans la famille. C’est le quarantième anniversaire de la mère de famille et tout le monde sait que c’est le pire jour de l’année à venir. Cette maman ne supporte pas les anniversaires et ce depuis ses quatre ans. Autant dire que la famille en a vu passer des 4 juin détestables. Pourtant, le père de la famille va une fois de plus tout tenter pour faire plaisir à sa femme. Une roue crevée plus tard et un soleil de plomb sur l’aire d’autoroute vide et tout annonce la catastrophe imminente. Mais Bilal et son vieux Combi passe par là et va offrir à la famille une aventure inespérée et réjouissante…

    Cécile Chartre signe un très beau premier roman, plein d’humour et de chaleur humaine. L’ouverture vers l’autre, le rapport à la famille, la différence sont autant de thèmes que l’on croise dans ce roman écrit avec beaucoup de finesse et de simplicité. Un très bel ouvrage pour une tranche d’âge qui ne regorge pas de textes en français très intéressants…