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albums jeunesse

  • entretien avec Corinne Dreyfuss

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    "Caché !" est un OVNI comme on les adore. Livre sans image, il correspond pourtant tout à fait aux plus jeunes lecteurs grâce à l'ingéniosité de son auteure. Le texte, tout d'abord, est parfaitement adapté aux plus jeunes. Le rythme est bien présent, il est très agréable à lire à voix haute et un véritable suspense s'installe au fur et à mesure de sa lecture. Mais visuellement, ce livre étonnant a également de biens jolis arguments. Si, en effet, il n'y a pas d'images, il y a en revanche une mise en page et un jeu typographique totalement maîtrisé qui est lui aussi porteur de sens. Et les enfants ne s'y trompent pas. Ils comprennent tout à fait la portée de cette mise en page et sont tenus en haleine jusqu'à la fin de la lecture. Corinne Dreyfuss, qui nous avait déjà enchantée avec le magnifique Pomme pomme pomme, Prix Sorcières 2016, confirme son talent pour nous faire faire un petit pas de côté et nous proposer des albums pour les plus jeunes différents et novateurs. Les éditions Thierry Magnier quant à elle, apportent à leur catalogue le petit frère idéal du désormais classique Tout un monde de Katy Couprie et Antonin Louchard.

     

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    Pour la revue Citrouille, nous avons rencontré son auteure Corinne Dreyfuss pour lui poser quelques questions

     

     

    Bonjour Corinne

    Pouvez-vous nous parler un peu de l'origine de ce projet un peu fou, de vos envies ? J'ai lu que ce projet remontait à plus de 15 ans ?

     

    Je me souviens très clairement du jour où j’ai eu cette idée, mon fils avait quelques mois (il a aujourd’hui15 ans et demi). Assis entre des coussins, il tenait dans ses mains un livre cartonné, il le manipulait, et puis il s’est arrêté sur une page, il est resté longtemps concentré, fasciné, je me suis alors approchée tout doucement pour voir quel dessin pouvait à ce point l’intriguer. A ma grande surprise, c’était le texte qui l’absorbait tant, il le scrutait avec une telle attention, c’était incroyable. Je me suis tout de suite dit : il faut faire un livre pour des tout-petits avec seulement du texte, j’ai tout de suite pensé que ça avait du sens. Mais je crois que je n’étais pas prête, j’ai continué à observer les tout-petits « lire le journal », regarder les mots…

    J’en ai parlé à Thierry Magnier 7 ans plus tard, il était enthousiaste, mais ce n’était encore qu’une idée, il me manquait l’essentiel : le texte. J’ai écrit des dizaines d’histoires très différentes pour ce projet, mais rien ne me convenait. Je voulais que ce soit très simple, accessible, que ça parle aux plus petits mais qu’il y ait du sens, du fond. Je cherchais LE texte qui justifiait d’être édité sans images. J’ai abandonné des dizaines de fois avant de reprendre. J’ai toujours gardé cette idée dans un coin de ma tête pendant ces 15 années.

    C’est au cours d’une résidence en crèche alors que j’étais là pour un tout autre projet que j’ai trouvé la/ma solution. D’abord les lectures avec les tout-petits m’ont confortée dans l’idée que c’est bien par le texte qu’ils rentrent dans le livre. Combien de fois j’ai lu dans un coin avec un ou deux enfants avant que d’autres qui jouaient plus loin, attirés par la lecture, par la musicalité des mots ou leur sens, rappliquent à quatre pattes ou en trottant, curieux, capturés dans les filets de l’histoire.

    Mais une autre expérience m’a beaucoup questionnée : en lisant des albums j’ai constaté qu’à chaque fois que le texte mentionnait un personnage qui n’était pas représenté sur la double page, les enfants étaient très intrigués, inquiets même. A chaque fois, les plus grands (ceux qui parlaient) demandaient : « Mais il est où ? Pourquoi il n’est pas là ?... » Cette observation m’a fait vaciller, moi qui voulais faire un livre sans images, un livre ou l’on ne représentait pas.

    Et puis cela m’a donné la solution : Caché !

    Le reste en a découlé : le jeu du coucou/caché si important et jubilatoire pour les petits, l’absence qu’il faut apprendre à apprivoiser (un enjeu pour les tout-petits et pour les grands que nous sommes) et la conviction que ce que l’on cherche dans un roman, c’est se découvrir soi-même en se glissant dans les mots d’un autre, dans la vie d’un autre, dans la peau d’un autre, dans les aventures d’un autre, dans les peurs d’un autre.

    Se chercher, se trouver, se connaître, c’est l’histoire de toute une vie, non ?

    Là est arrivée l’envie du miroir en dernière page. J’aimais beaucoup l’idée que la seule « image » de ce livre soit le reflet du lecteur, qu’il s’y trouve, qu’il puisse être au dedans et au dehors de l’histoire, tour à tour ou en même temps celui qui cherche et celui qui se cache.

    « Caché ! » c’est une histoire à trois entre un texte, celui qui lit et le tout-petit, chacun peut s’y cacher ou s’y (re)trouver.

     

    Comment avez-vous construit votre histoire ? Cela a dû être extrêmement compliqué pour que le rythme soit bon et que le lecteur soit toujours accroché ?

     

    Dans une histoire pour les tout-petits, je crois que le rythme c’est extrêmement important. Le rythme c’est la vie !

    Quand j’écris, je travaille les paroles et la musique. Les paroles ce sont les mots, l’histoire, le fond. La musique, c’est les sonorités, la musicalité, le rythme, les accélérations, les pauses, les blancs, les noirs, les refrains qui reviennent. Je pense que le rythme est aussi important que l’histoire.

    Après c’est un travail d’assemblage, je sais ce que je veux construire. J’empile les mots comme des briques, parfois ça s’écroule alors je recommence encore et encore jusqu’à ce que ça tienne même si c’est fragile, c’est bien aussi quand c’est fragile. Je travaille beaucoup à l’oral, à voix haute pour avoir les mots en bouche, je répète encore et encore. Je n’ai pas du tout l’impression que c’est un travail intellectuel, conceptuel ; les mots c’est de la matière que je façonne, j’ai besoin de faire, d’avoir les mains dans le cambouis, ou dans la farine, c’est comme vous voulez.

     

    Ensuite il fallait la mettre en forme ? Comment s'est déroulée cette étape ?

     

    Dans des précédents essais pour ce projet, j’avais tenté de travailler typo et mise en page mais je me suis vite rendue compte que ce n’était pas mon métier, alors pour cette version je me suis juste concentrée sur l’écriture du texte. C’est Camille Gautier, l’éditrice de ce projet, qui m’a proposé de travailler avec Aurélien Farina qui avait déjà collaboré au très beau « Contes au carré ». La typo à l’aérographe, la mise en page, la couverture, le design graphique, c’est Aurélien. Il a fait un travail incroyable. Il y avait beaucoup de défis à relever : intégrer et se jouer des codes liés au roman (pagination, tête de chapitres, préface, bandeau…), mettre en page et en espace les mots d’une façon qui soit attractive pour un tout-petit en ayant du sens. Le projet, ce n’était pas de faire de l’image avec les mots mais de rythmer les pages, de servir l’histoire, et puis il y avait ce jeu avec la page qui devient porte pour passer de chapitre en chapitre, j’y tenais mais cela n’a pas été si facile à mettre en œuvre. On a échangé à trois : à partir des propositions d’Aurélien, Camille et moi. C’était intéressant parce qu’on avait tous les trois une vision cohérente du projet chacun dans son domaine (designer graphique, éditrice, auteure), on n’était pas toujours d’accord mais les discussions faisaient toujours surgir une solution.

     

    Pourquoi intituler ce livre « roman pour bébé » ?

    Quand j’ai évoqué ce projet avec Thierry Magnier, je lui ai parlé d’un livre sans images, c’est lui qui m’a proposé : « Il faut faire un roman ! » D’ailleurs, je pense que cette idée m’a d’abord compliqué la tâche, d’une certaine façon cela m’a mis la pression, m’a fait m’égarer sur des pistes un peu pompeuses avant de revenir à l’essentiel. Mais cela m’a aussi fait travailler autour du concept du roman, relire, chercher, errer … ce qui a bien sûr nourri mon projet. Cela a en tout cas posé des bases solides pour la conception graphique du projet.

    C’est incroyable que personne n’ait fait un livre sans images pour les tout-petits avant, je pense vraiment que c’est une piste qui reste à explorer, j’ai d’autres idées… Rdv avant 15 ans, peut-être !

    J’espère cependant que le bandeau « Le 1er roman pour bébés », qui est aussi un clin d’œil à l’univers du roman, n’éloignera pas du livre un public un peu plus agé (les vieux jusqu’à 6 ans voir plus). Dans les témoignages des premiers lecteurs, j’ai beaucoup de parents qui me disent que les grands frères, les grandes sœurs s’approprient aussi le livre, ceux qui commencent juste à déchiffrer, qui reconnaissent les lettres, ou qui commencent à lire. On ne sait jamais finalement par qui un livre est reçu…

     

     

    Votre ouvrage fait une grande confiance aux lecteurs puisque ceux-ci doivent s'approprier les codes graphiques que vous utilisez. Pensez-vous que ce livre s'adresse à tous les types de lecteurs ?

    D’abord oui, je pense que l’on peut faire confiance aux lecteurs (petits et grands). Ils sont souvent pertinents, créatifs, ils m’ont à de nombreuses reprises fait découvrir des aspects de mes livres. Et puis une fois que le livre est paru, il est à eux, c’est eux qui le font vivre. Je ne pense pas que « Caché ! » soit difficile à lire, au contraire, mais je sais que proposer un livre sans illustrations, un roman, à des tout-petits peut paraître intimidant pour les grands lecteurs. C’est sans doute un livre qui aura besoin d’être accompagné pour que les adultes se lancent. Lors de mes premières dédicaces, la plupart des gens à qui je l’ai présenté se sont laissés embarquer parfois un peu sceptiques, pour voir… et, pour mon plus grand plaisir, j’ai eu beaucoup de messages qui me disaient : « mon petit adore, il le réclame, on le lit plusieurs fois par jour, on s’amuse bien … »

    J’ai aussi une dame qui, quand je lui ai expliqué le concept du livre, m’a dit d’un air offusqué et pas très aimable :

    « - Vous êtes sérieuse ? »

    Oui je suis sérieuse ! Enfin, pas toujours.

     

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    Vous pouvez retrouver ce titre sur notre boutique en lign. Il suffit de cliquer ici :

    Caché de Corinne Dreyfuss - éd. Thierry Magnier

     

     

     

     

     

     

  • 3 coups de coeur albums jeunesse

    3 gros coups de cœur pour ce début d'année !!!

    Il y en aura pour tous les goûts :

    * de la poésie, de la délicatesse, des émotions et de la beauté avec "Une somme de souvenirs" de Thomas Scotto et Annaviola Faresin (Editions Notari)

    * du rock et de la sensibilité et un graphisme à tomber avec "Mon père avant, il était trop cool" de Keith Negley (Gallimard Jeunesse)

    * de l'aventure, du mystère et des personnages inoubliables avec "Le fabuleux voyage du bateau-Cerf de Dashka Slater et The fan Brothers (Little Urban)

    Profitez bien !

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  • M'zelle Magali en showcase

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  • Rencontre dédicace avec Delphine Jacquot

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  • Onlikoinou #63 Caché (Corinne dreyfus - thierry magnier)

  • Les lectures de Simon - mercredi 04 oct à 17H

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    Au programme :
    / Le renard et l'étoile / de Coralie Bickford-Smith (Gallimard Jeunesse)
    / Le renard et le tigre / de Guillaume Olive et Zhihong He (Les Éditions des Éléphants)
    / L'ours qui fixe / de Duncan Beedie Illustration (Didier jeunesse)
    / Mensonges / de Geoffroy de Pennart (Éditions Kaléidoscope)
    / Caché / de Corinne Dreyfuss (Thierry Magnier Éditions)
  • EXPO VENTE d'originaux de ELO - (septembre - octobre)

    Nous sommes ravis de vous présenter l'oeuvre de ELO, graphiste et illustratrice, à la librairie pendant les mois de septembre et octobre.

    Tous ces originaux sont à vendre entre 25 et 30 €.

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    Samedi 07 octobre 2017

    Dédicace - rencontre avec ELO à la librairie

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  • Lectures de Simon - mercredi 06 sept - 17H

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    // M'LIRE S'LA RACONTE //

    Nouvelle saison !!!

     

    au programme de cet épisode 1 saison 5 :

     

    La complainte de Gecko de Marie Brignone et Elodie Nouhen (Didier Jeunesse)

    Max et l'oiseau de Ed Vere (Milan jeunesse)

    La baguette de Nanette de Mo Willems (Kaléidoscope)

    La princesse, le loup, le chevalier et le dragon de Jean Leroy et Béatrice Rodriguez (Actes sud junior)

    Pfff... de Claude K. Dubois (Pastel)

  • Les plus beaux albums de la rentrée 2017 #02

    SÉLECTION #04

    LA COMPLAINTE DE GECKO

    un conte de Marie Brignone illustré par Elodie Nouhen

    Didier jeunesse

     

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    Un très joli conte randonnée signé Marie Brignone dans la pure tradition (qualitative) des contes publiés par les éditions Didier jeunesse !

    Gecko ne peut pas dormir car la luciole n'arrête pas de s'éteindre et de s'allumer, clic-clac. Alors Gecko va voir le lion pour lui expliquer la situation. Le lion va donc demander à la luciole pourquoi elle ne reste pas tranquille. Elle a une bonne raison, c'est la faute de Pivert... 

    L'histoire fonctionne à merveille et est sublimée par les magnifiques illustrations au crayon de Elodie Nouhen !

     

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    SÉLECTION #05

    PFFF...

    écrit et illustré par Claude K. Dubois

    éditions Pastel

     

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    J'aime beaucoup la poésie et la sensibilité des histoires de Claude K. Dubois mais quand elle y rajoute l'humour, cela devient vraiment génial !

     

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    Deux p'tits zozios font de la tablette quand leur papa vient leur dire d'arrêter et d'aller dehors profiter du beau temps. C'est le début de l'ennui. Et elle le dessine sacrément bien l'ennui Claude K. Dubois ! On est littéralement avec eux en train de souffler : Pfff... et on les imagine bien, les mômes, en train de souffler parce qu'on leur a dit d'aller profiter du soleil, que ce n'était pas un temps à jouer aux jeux vidéos et blablabla...

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    Quand au milieu de l'ennui, un petit prout va tout changer...

     

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    et l'histoire n'est plus du tout la même.

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    Un album franchement drôle et efficace. Un vrai vrai plaisir de lecture et de partage avec les plus jeunes.

     

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    SELECTION #06

    MAX ET L'OISEAU

    écrit et illustré par Ed Vere

    Milan jeunesse

     

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    Max est un chat. Loiseau est un oiseau. Normalement Max devrait attraper Loiseau pour le manger mais comme il a commencé à discuter et sympathiser avec lui, il n'a plus trop envie.

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    Et comme Loiseau ne sait pas voler, ils vont essayer de trouver des solutions.

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    Jusqu'à y parvenir enfin !

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    Un album super drôle à lire et relire. J'aime vraiment beaucoup le style d'illustration de Ed Vere.

     

  • Carnet du (presque) Poète de Bernard Friot et Hervé Tullet (De la Martinère jeunesse)

    Dans le Carnet du (presque) poète, Bernard Friot et Hervé Tullet, nous invitent à nous consacrer quelques instants à la poésie. Pour cela ils nous livrent un ouvrage qui est à la fois un recueil de poésie et un guide d'écriture.

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    On y trouve des « recettes » d'écriture, des références d'auteurs et de poèmes mais surtout des jeux d'écriture qui doivent permettre de s'amuser tout en s'essayant à la création. Pour ceux qui se laisseraient tenter par ce jeu d'écriture, on vous propose de vous munir d'un carnet et d'y consigner vos écrits, vos influences, vos pistes de réflexions...

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    Bernard Friot nous plonge directement dans le grand bain de la poésie, sans passer par le petit bassin. Il nous demande de nous libérer pour écrire. On se sent tout de suite à l'aise entres les lignes du poète (Bernard Friot) et du peintre (Hervé Tullet). La poésie vient doucement à nous ou c’est peut-être l’inverse...

     

    Dans cette plongée les illustrations d’Hervé Tullet, sont des rubans qui peuvent nous ramener à la surface ou nous faire plonger un peu plus profond. On choisit de remonter en douceur vers la surface ou de s'aventurer dans les fonds marins.

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    Tous les thèmes et pratiques y passent et sont expérimentées : l’écriture automatique ou les yeux fermés, la science-fiction, le jeu, la traduction, le partage…

    Les consignes sont diverses : écrire un poème en 26 lettres, réécrire son plus mauvais poème, prendre un objet en main, l’écouter, partir d’un poème connu et le transformer, le déformer, se laisse inspirer par une déclaration, écrire un texte gourmand (de mots), écrire un poème-jeux…

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    Les « exercices » sont des suggestions, on peut les suivre ou se laisser porter par les vers des différents auteurs. Les poèmes sont là. On choisit de les lire ou non, de s’en imprégner, de suivre certains conseils d’écriture, ou non… ce livre est un guide que l’on suit ou dont l’on se détache pour rêver, écrire…

     

    Tous les chemins sont bons pour arriver à se délier de ses complexes et écrire librement.

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    Cet ouvrage donne envie d’écrire et permet à chacun d’aborder la poésie comme il le souhaite. Il peut être utilisé comme outil pédagogique pour des activités d’écritures avec des enfants et des adultes. On peut aussi l’emmener avec nous pour lire de la poésie et peut être, pourquoi pas en écrire…

     

    alors à vos papiers et vos crayons…

     

     

     

  • Les plus beaux albums de la rentrée 2017 #01

    Puisque les cartons de nouveautés arrivent en nombre depuis le début de semaine, il est temps comme chaque année de vous présenter nos coups de cœur au fur et à mesure du déballage !

    Let's go !

     

     

    SÉLECTION #01

     

    L'OISEAU DE COLETTE

    écrit et dessiné par Isabelle Arsenault

    éditions La Pastèque

    9782897770150 - 14€

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    Ce livre est un petit bijou, comme tout ce que réalise Isabelle Arsenault en fait !!! Quoi ? Vous ne connaissez pas encore cette illustratrice québécoise ? Allez donc découvrir d'urgence les magnifiques Louis parmi les spectres et Jane et le renard et vous comprendrez mon enthousiasme !

     

    Avec "L'oiseau de Colette", faites le plein de tendresse, de poésie et de beauté ! C'est un album touchant et gracieux qui devrait vous ravir. 

    Colette vient de déménager. Elle rêve depuis longtemps d'avoir un animal domestique mais sa mère n'est pas prête à céder. En colère, elle va parcourir le nouveau quartier où elle vient d'arriver et rencontrer les enfants voisins. Peu à peu, au fil des discussions, elle s'invente un animal domestique, une perruche, qui devient de plus en plus fabuleux...

     

    * * * * * * * * * *

     

    SÉLECTION #02

     

    LES PETITS AMIS DE LA NUIT

    illustré et écrit par Ilya Green

    éditions Didier jeunesse 

    9782278085460 - 11.90€

     

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    Qu'il est bon de retrouver le trait si caractéristique de Ilya Green (l'illustratrice notamment de Bou et les 3 Zours ou de la série Bulle et Bob) !

     

    Elle nous emmène avec ce très joli petit livre cartonné dans le monde doux de la nuit.

    Quand il est l'heure de se coucher, c'est le moment que choisissent les petits animaux pour venir, sans bruit, préparer la grande fête de la nuit. Mais non, en fait, tout le monde s'est endormi... 

     

    Un album extrêmement doux pour accompagner les plus jeunes lors du coucher.

     

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    SÉLECTION #03

     

    LE TANGO D'ANTONELLA 

    écrit et illustré par Magali Le Huche

    éditions Sarbacane

    9782377310128 - 15.50€

     

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    Après "Vive la danse", Magali Le Huche nous fait décidément tourner la tête et bouger notre corps avec ce très beau "Le tango d'Antonella".

    Si lors de son précédent ouvrage, nous parcourions les rues de Paris, c'est cette fois à Buenos Aires que nous partons pour découvrir la belle Antonella, férue de tango, à la chevelure si conséquente que les oiseaux ont décidé d'y trouver refuge. Un jour, un aviateur au doux nom d'Helmut atterrit comme il peut dans les arbres qui surplombent le balcon d'Antonella et au premier regard, c'est l'amour incontrôlable qui submergent les deux solitaires. Mais il ne sait pas danser et elle a trop peur de voler. Leur amour sera-t-il plus fort que tout ?

     

    Magali Le Huche nous fait plaisir - comme elle sait si bien le faire - avec cette histoire. C'est enlevé, rythmé et son dessin est comme jamais en mouvement et épuré. C'est beau ! 

     

     

     

  • Lectures de Simon

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    Au programme :


    Loup gris et la mouche de Gilles Bizouerne et Ronan Badel (Didier jeunesse)

    Tu m'attraperas pas! de Timothy Knapman et Simona Ciraolo (éditions Pastel)

    Disparais ! de Michaël Escoffier et Matthieu Maudet (l'école des loisirs)

    Le garage de Gustave de Leo Timmers (Glénat Jeunesse)

    Qui a soufflé mes bougies de Ilan Brenman et Magali Le Huche (Glénat Jeunesse)

  • ENTRETIEN AVEC VINCENT CUVELLIER

    Vincent Cuvellier, écrivain & Co.

     

    Une bande dessinée (sa première pour les grands), un album poétique sur la paternité, un nouvel épisode de l’impertinent Emile, la réimpression de son documentaire sur les présidents de la république, un récit autobiographique décalé sur le statut de l’écrivain… Et puis l’ouverture à Bruxelles d’une bouquinerie Les Gros Mots… Le printemps sera particulièrement dense pour l’écrivain Vincent Cuvellier. L’occasion pour nous de faire un point avec lui sur son actualité.

     

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    Bonjour Vincent, vous publiez plusieurs ouvrages simultanément et une impression se dégage fortement de ces publications. Vous êtes, en tant qu’écrivain bien sûr, mais surtout en tant que personne, extrêmement concerné par les sujets que vous traitez (la paternité, l’écriture, la vie d’écrivain). Parlez-nous de votre projet  Je ne suis pas un auteur jeunesse ? Pourquoi l’écrire maintenant ? Quel message voulez-vous porter avec ce récit ?

    VC : Bonjour, ça fait longtemps que j’avais envie de parler de mon métier… l’écriture, c’est mon truc depuis que je suis tout petit, depuis que j’ai 17 ans je me faufile là-dedans, avec des hauts et des bas… j’avais envie d’en parler à ma manière, simplement, avec pragmatisme, mais aussi en râlant contre quelques trucs que je n’aime pas…

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    Avez-vous vu la situation d’écrivain changer depuis ce temps ? Etes-vous inquiet ou optimiste pour les années à venir ?

    VC : Je pense qu’il n’y a jamais eu autant de gens qui écrivent, et qu’un écrivain lambda n’a jamais été aussi mal payé… je pense qu’il devrait y avoir moins de livres publiés mais que ceux-ci soient mieux valorisés.

     

    Quel rôle dans votre livre jouent les personnages de Claude François, le Général de Gaulle ou Lino Ventura ?

    VC : Ils apportent un peu de recul… ils me disent quand je déconne, quand j’exagère, quand je m’énerve… ce sont mes amis imaginaires, quoi !

     

    Vous publiez également Mon fils qui est un long texte poème autour de la relation père-fils. D’où vous est venue cette envie et comment s’est déroulé le travail avec l’illustratrice Delphine Perret ?

    VC : Pour moi, ce livre, c’est la suite de « la première fois que je suis née »… je l’ai fait pareil, dans la même énergie… j’ai demandé à Delphine Perret, parce que c’est une des rares illustratrices qui n’a pas besoin d’auteurs : elle le fait très bien elle-même… du coup, quand elle illustre le texte d’un autre, c’est vraiment parce qu’elle veut le faire… on a travaillé comme je le fais toujours avec les illustrateurs : on discute bien du projet en amont, pour être sûr qu’on fait bien le même livre, et après, je laisse faire, n’intervenant que si besoin…

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    Vous avez conscience que c’est finalement assez rare cette relation auteur-illustrateur dans l’édition jeunesse ? Le travail que Delphine Perret a effectué sur votre texte est admirable de simplicité et de puissance. Comment l’avez-vous perçu ?

    VC : Ah mais pour moi, c’est tout à fait normal, c’est quelque chose que je défends depuis mes débuts… travailler avec un illustrateur et un éditeur, ça fait partie de mon job, autant que l’écriture elle-même… je fais des livres, en entier, pas qu’un texte. Et Delphine, je lui ai demandé d’illustrer mon texte, justement pour sa simplicité et sa sensibilité. Et puis, c’est une illustratrice qui écrit ses propres textes, si elle illustre d’autres textes, c’est qu’elle en a vraiment envie, qu’elle a un truc à dire avec.

     

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    Vous publiez également un nouvel épisode de la série Emile : Emile fait l’enterrement.

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    Comme toujours, le personnage est à la fois sans concession, impertinent et en même temps terriblement touchant. Etes-vous fier de la manière dont la série se développe et où vous l’emmenez histoire après histoire ? On a le sentiment que vous ne vous interdisez rien par rapport aux thèmes abordés.

    VC : Oui, pourquoi je m’interdirais des choses ? et c’est aussi parce que avec l’illustrateur et l’éditrice, nous sommes sur la même longueur d’ondes… Emile n’est pas tout à fait un personnage comme les autres… quand j’écris ses histoires, je dois me mettre à la fois dans un cadre de narration très strict, et dans une liberté très large… Emile, c’est un concentré de plein de choses de moi, de ma vie, de ma manière de voir plein de trucs… c’est un espace de liberté, j’en profite…

     

    C’est du coup assez jouissif pour les lecteurs que nous sommes de profiter également de cette liberté. Pourquoi d’après vous est-ce si rare ?

    VC : Ah pour plein de raisons… sans doute un certain conformisme… la liberté, c’est pas un truc qu’on obtient tout de suite, faut aller la chercher avec les dents… c’est aussi mon critère de choix numéro un pour choisir mes éditeurs…

     

    Enfin, on ne pouvait pas ne pas parler de l’ouverture de votre bouquinerie à Bruxelles, votre ville d’adoption. Elle s’appelle LES GROS MOTS (cela vous va bien je trouve). Dites-nous ce que nous pourrons y trouver ?

    VC : C’est une boutique et c’est aussi mon bureau : il y a des vieux livres, des plus récents, des jouets, des affiches, des dessins, mais que des trucs que j’aime bien… ça ressemble un peu à chez moi, mais un chez moi où on peut rentrer et acheter les trucs… l’autre jour, j’ai entendu des jeunes femmes qui sortaient en disant « ohlala, qu’est-ce que c’est mignon ! » C’est cool !

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  • Collection Mes promenades sonores de Agnès Chaumié & Eva Offredo(Didier jeunesse)

    Alors que le marché des livres à puces (comprenez les livres où le jeune enfant appuie lui-même sur une puce sonore, aucun lien donc avec des livres de chien ou de chat…) explose, les éditions Didier Jeunesse parviennent à nous surprendre avec une très belle collection, « Mes promenades sonores », de loin la plus poétique de ce secteur.

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    À l’origine de cette collection, nous retrouvons Agnès Chaumié, musicienne et chanteuse bien connue pour son travail dans l’association Enfance et Musique.

    Elle a notamment réalisé des albums devenus classiques comme Rondes de nuit, Mon Petit Doigt m’a dit ou plus récemment Je chante avec mon bébé (tous publiés par l’association Enfance et Musique).

    Elle revient cette fois avec un projet pour les plus petits où elle propose une approche poétique et sensitive de la musique et des sons.

    Les quelques pastilles sonores que l’enfant va découvrir avec ses doigts vont le faire voyager et l’emmener là où l’imaginaire des images le conduiront.

     

    Dans Voyage en mer par exemple, c’est l’univers marin qui est suggéré par ces instants sonores entre bruitages et musique. Tout cet univers fonctionne évidemment grâce aux sons proposés mais également grâce à l’illustration.

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    Il faut féliciter ici Éva Offredo qui a merveilleusement réalisé ces images à la fois poétiques et simples. Le résultat est somptueux et d’une douceur reposante. Il annonce de beaux moments d’intimité avec les tout-petits.

     

     

    Dans la forêt / Voyage en mer

    Agnès Chaumié & Eva Offredo - Didier jeunesse

     

    Si vous voulez acheter l'un de ces deux livres, c'est par ici

    Cet article est paru dans la revue Page des libraires

     

  • Lectures de Simon au Théâtre - mercredi 05 avril à 17H

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    Au programme des lectures


    "Elle est bonne" de Jean Gourounas - L'Atelier du Poisson Soluble


    "Dis ours tu dors" de Jory John et Benji Davies - Illustrator - Little Urban


    "Son chat-chat à sa chouchoute" de Agnès de Lestrade et Clothilde Delacroix - Éditions Sarbacane


    "Odile" de Marie Dorléans - Seuil Jeunesse


    "Le loup de viendra pas" de @Myriam Ouyessad et Ronan Badel - Éditions de l'Élan Vert

  • La Bulle sonore à la bibliothèque de Nuillé/Vicoin - samedi 11 mars à 11H

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    Dans le cadre du Festival Monte dans l'bus organisé par le 6PAR4,

    Simon de la librairie et Ptit FAT s'associent pour vous proposer

    des lectures mises en musique et en ambiance sonore !

     

    Ça va être vraiment chouette !!!

  • La nouvelle émission radio ONLIKOINOU est en ligne

    Retrouvez toute l'info de la littérature de jeunesse dans l'émission ONLIKOINOU

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    Au programme de l'émission (Mars 2017)

    Invitée :

    M'zelle Magali, chanteuse et musicienne

    On a présenté ses deux disques :

    Douceurs pour petites oreilles (dist : Victor mélodie)

    Bap di Boup (avec Pierre Bouguier - dist : Victo Mélodie)

     

    Lecture du fascicule "La petite histoire des bébés et des livres" - Association ACCES

     

    Lectures des albums :

    L'araignée Gypsie de JF Dumont et Andrée Prigent (éd. Kaléidoscope)

    La souris grise verte de Christelle Minier (éd. Moka)

    La météo marine de Thierry Dedieu (éd. du Seuil jeunesse coll Bon pour les bébés)

    Oh non George de Chris Haughton (Thierry Magnier)

     

    Les univers d'auteurs :

    Lucie Félix (publiée aux éditions Les grandes personnes)

    Chris Haughton (publié aux éditions Thierry Magnier)

     

    Dans le rétro :

    lecture de Bébés Chouettes de Patrick Benson & Martin Waddell (Kaléidoscope)

     

    on a parlé aussi :

    présentation de la série Boris de Mathis (éd Thierry Magnier)

    présentation de la collection Mes petits imagiers sonores (Gallimard)

    présentation du titre Donald Winnicot dans la collection Des graines et des guides (A dos d'Ane)

    Coup de coeur pour l'album Entre nous bébé signe de Cendrine Genin & Séverine Thévenet (éd Ane Bâté)

     

    Vous pouvez écouter toutes les émissions en cliquant ici