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littérature jeunesse

  • Magnetic Island de Fabrice Colin (Albin Michel Litt')

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    Cyan a 16 ans. Il vit en Australie dans une villa de rêve. Son père est un réalisateur à succès. Il est rarement présent et laisse son fils aux bons soins de Moon, leur employée de maison.

    A priori, cette vie pourrait sembler idyllique. Mais ce n’est absolument pas le cas pour Cyan qui traîne son mal-être comme un boulet.

    Il boit beaucoup trop et vit très mal les non-dits et la situation plus que compliquée de sa famille. Sa sœur jumelle, Holly, a disparu il y a quatre ans mais personne n’en parle. Sa mère est partie peu après et, depuis ce jour, ses deux parents se vouent une haine très intense. Son grand-père, Senior, a décidé, lui, de se laisser vivre. Il passe ses journées avec ses nouvelles conquêtes à la piscine en fumant de l’herbe. Sa grande sœur, Divine, elle, semble se moquer de tout ça et mène avec énergie sa vie de jeune adulte. Elle reste malgré tout assez complice de son jeune frère et le maintient un tant soit peu dans la réalité.

    Quand celle-ci disparaît étrangement, Cyan commence sérieusement à s’inquiéter. L’histoire se répète puisque c’est de nouveau vers l’énigmatique Magnetic Island que semblent se trouver les indices qu’il cherche, c’est à dire exactement là où Holly avait disparu.

    Et c’est là que le roman de Fabrice Colin se densifie. La pression monte page après page et l’ambiance devient très vite irrespirable. L’aspect psychologique prend le dessus sur l’action et nous sommes pris dans une furie de lecture.

    La fin du roman est assez hallucinante, écrite dans un rythme à couper le souffle. Les révélations surprennent et la scène finale est très touchante.

    En refermant le livre, le lecteur met un peu de temps à se remettre, tout chamboulé et ému qu’il est.

     

     

    Magnetic Island

    Fabrice Colin

    Albin Michel Litt'

    14.00 €

    9782226327567

     

    chronique réalisée par Simon Roguet pour le magazine Page des Libraires

     

    Si vous avez envie de lire ce livre, vous pouvez l'acheter sur la boutique en ligne de la librairie

  • I invade you de sarah Turoche-Dromery & Nils Barrelon (édtions Thierry Magnier)

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    Après avoir édité l’année dernière un très beau roman autour du graff (Robin des graffs de Muriel Zürcher), les éditions Thierry Magnier publient à nouveau un texte qui se passe sur fond de street art, le très réussi I Invade You de Sarah Turoche-Dromery et Nils Barrellon. Deux cadavres sont retrouvés sous des créations abîmées d’Invader, le street artist célèbre pour recouvrir de ses mosaïques pixélisées les murs des plus grandes villes du monde. C’est plus qu’il n’en faut pour éveiller les soupçons de Lila, jeune enquêtrice qui vient d’arriver à la brigade criminelle. Grâce à ce texte, nous plongeons littéralement dans l’univers d’Invader et de ses fans. Mais nous le faisons au travers d’un roman policier très efficace. Le lecteur suit plusieurs personnages en même temps qui ont pour point commun d’utiliser l’application Flash Invader qui permet de photographier les œuvres de l’artiste et de marquer des points (cette appli existe vraiment !). Invader est même un personnage central du roman. Mais l’intrigue prend vite le dessus et le roman policier se déroule comme on les aime. Surprenant, efficace et addictif !

     

    I invade you

    Sarah Turoche-Dromery & Nils Barrelon

    édtions Thierry Magnier - 14.50€

    9791035200329

     

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  • ENTRETIEN AVEC VINCENT CUVELLIER

    Vincent Cuvellier, écrivain & Co.

     

    Une bande dessinée (sa première pour les grands), un album poétique sur la paternité, un nouvel épisode de l’impertinent Emile, la réimpression de son documentaire sur les présidents de la république, un récit autobiographique décalé sur le statut de l’écrivain… Et puis l’ouverture à Bruxelles d’une bouquinerie Les Gros Mots… Le printemps sera particulièrement dense pour l’écrivain Vincent Cuvellier. L’occasion pour nous de faire un point avec lui sur son actualité.

     

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    Bonjour Vincent, vous publiez plusieurs ouvrages simultanément et une impression se dégage fortement de ces publications. Vous êtes, en tant qu’écrivain bien sûr, mais surtout en tant que personne, extrêmement concerné par les sujets que vous traitez (la paternité, l’écriture, la vie d’écrivain). Parlez-nous de votre projet  Je ne suis pas un auteur jeunesse ? Pourquoi l’écrire maintenant ? Quel message voulez-vous porter avec ce récit ?

    VC : Bonjour, ça fait longtemps que j’avais envie de parler de mon métier… l’écriture, c’est mon truc depuis que je suis tout petit, depuis que j’ai 17 ans je me faufile là-dedans, avec des hauts et des bas… j’avais envie d’en parler à ma manière, simplement, avec pragmatisme, mais aussi en râlant contre quelques trucs que je n’aime pas…

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    Avez-vous vu la situation d’écrivain changer depuis ce temps ? Etes-vous inquiet ou optimiste pour les années à venir ?

    VC : Je pense qu’il n’y a jamais eu autant de gens qui écrivent, et qu’un écrivain lambda n’a jamais été aussi mal payé… je pense qu’il devrait y avoir moins de livres publiés mais que ceux-ci soient mieux valorisés.

     

    Quel rôle dans votre livre jouent les personnages de Claude François, le Général de Gaulle ou Lino Ventura ?

    VC : Ils apportent un peu de recul… ils me disent quand je déconne, quand j’exagère, quand je m’énerve… ce sont mes amis imaginaires, quoi !

     

    Vous publiez également Mon fils qui est un long texte poème autour de la relation père-fils. D’où vous est venue cette envie et comment s’est déroulé le travail avec l’illustratrice Delphine Perret ?

    VC : Pour moi, ce livre, c’est la suite de « la première fois que je suis née »… je l’ai fait pareil, dans la même énergie… j’ai demandé à Delphine Perret, parce que c’est une des rares illustratrices qui n’a pas besoin d’auteurs : elle le fait très bien elle-même… du coup, quand elle illustre le texte d’un autre, c’est vraiment parce qu’elle veut le faire… on a travaillé comme je le fais toujours avec les illustrateurs : on discute bien du projet en amont, pour être sûr qu’on fait bien le même livre, et après, je laisse faire, n’intervenant que si besoin…

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    Vous avez conscience que c’est finalement assez rare cette relation auteur-illustrateur dans l’édition jeunesse ? Le travail que Delphine Perret a effectué sur votre texte est admirable de simplicité et de puissance. Comment l’avez-vous perçu ?

    VC : Ah mais pour moi, c’est tout à fait normal, c’est quelque chose que je défends depuis mes débuts… travailler avec un illustrateur et un éditeur, ça fait partie de mon job, autant que l’écriture elle-même… je fais des livres, en entier, pas qu’un texte. Et Delphine, je lui ai demandé d’illustrer mon texte, justement pour sa simplicité et sa sensibilité. Et puis, c’est une illustratrice qui écrit ses propres textes, si elle illustre d’autres textes, c’est qu’elle en a vraiment envie, qu’elle a un truc à dire avec.

     

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    Vous publiez également un nouvel épisode de la série Emile : Emile fait l’enterrement.

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    Comme toujours, le personnage est à la fois sans concession, impertinent et en même temps terriblement touchant. Etes-vous fier de la manière dont la série se développe et où vous l’emmenez histoire après histoire ? On a le sentiment que vous ne vous interdisez rien par rapport aux thèmes abordés.

    VC : Oui, pourquoi je m’interdirais des choses ? et c’est aussi parce que avec l’illustrateur et l’éditrice, nous sommes sur la même longueur d’ondes… Emile n’est pas tout à fait un personnage comme les autres… quand j’écris ses histoires, je dois me mettre à la fois dans un cadre de narration très strict, et dans une liberté très large… Emile, c’est un concentré de plein de choses de moi, de ma vie, de ma manière de voir plein de trucs… c’est un espace de liberté, j’en profite…

     

    C’est du coup assez jouissif pour les lecteurs que nous sommes de profiter également de cette liberté. Pourquoi d’après vous est-ce si rare ?

    VC : Ah pour plein de raisons… sans doute un certain conformisme… la liberté, c’est pas un truc qu’on obtient tout de suite, faut aller la chercher avec les dents… c’est aussi mon critère de choix numéro un pour choisir mes éditeurs…

     

    Enfin, on ne pouvait pas ne pas parler de l’ouverture de votre bouquinerie à Bruxelles, votre ville d’adoption. Elle s’appelle LES GROS MOTS (cela vous va bien je trouve). Dites-nous ce que nous pourrons y trouver ?

    VC : C’est une boutique et c’est aussi mon bureau : il y a des vieux livres, des plus récents, des jouets, des affiches, des dessins, mais que des trucs que j’aime bien… ça ressemble un peu à chez moi, mais un chez moi où on peut rentrer et acheter les trucs… l’autre jour, j’ai entendu des jeunes femmes qui sortaient en disant « ohlala, qu’est-ce que c’est mignon ! » C’est cool !

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  • STABAT MURDER de Sylvie Allouche (Syros)

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    Quatre jeunes pianistes disparaissent sans laisser de traces à la veille d’un tournant décisif pour leur carrière musicale. Un thriller haletant et rythmé.

     

    Pour Valentin, Matthis, Mia et Sacha, la pression commence à s’intensifier et ils doivent redoubler d’efforts pour parvenir au sommet de leur discipline, le piano. Ils préparent tous les quatre un concours national d’une grande renommée qui leur permettra d’assurer leur avenir professionnel. Ces adolescents ont très peu d’amis et passent tout leur temps libre à travailler avec acharnement, absorbés par leur passion commune. Pour rien au monde ils ne louperaient une séance d’entrainement. Alors comment expliquer leur disparition soudaine et totalement inattendue un matin où ils devaient se rendre à un de leur cours au Conservatoire national supérieur de musique classique ?

     

    Stabat Murder est un véritable page-turner, roman policier intense et psychologique. Nous sommes pris dès le début dans les filets d’une intrigue captivante où les indices sont livrés au compte-goutte et le suspense est de plus en plus tenace. La commissaire chargée de l’affaire est vite confrontée à un manque de preuves et chaque minute qui passe met la vie des adolescents en danger. Sylvie Allouche arrive à nous tenir en haleine jusqu’aux toutes dernières pages et nous offre une fin à la hauteur de nos attentes !

     

     (chronique parue dans le n°183 de la revue Page des libraires)

     

    Si vous avez follement envie de lire ce thriller, c'est par ici pour l'acheter !

     

    Stabat Murder

    De Sylvie Allouche

    Syros - 15,95 €

  • MARQUISE de Joanne Richoux (Exprim', Sarbacane)

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    Voici un premier roman décapant inscrit dans un décor à la « Marie Antoinette » et un univers décadent. Sexe, drogue et alcool, ambiance rock’n’roll garantie à Versailles ! Bienvenue dans un monde de paillettes et de faux semblants où les jeux de manipulation sont plus mesquins qu’ils n’y paraissent…

     

    Charlotte et Billy se connaissent depuis l’enfance et n’envisagent pas de vivre séparés. Ils espèrent s’échapper de leur village qui ne leur offre aucune perspective d’avenir et s’envoler vers la capitale pour vivre leur rêve de liberté. C’est alors que Billy saisit l’opportunité du siècle : postuler à un casting exceptionnel en vue d’intégrer « les Voluptueuses », une communauté entourée de mystère où de jeunes gens talentueux sont choisis pour dévoiler leurs prouesses artistiques. Ils ont la chance et l’honneur d’intégrer la cour d’un richissime aristocrate résidant dans un luxueux château isolé sur une île écossaise. Cet homme fascinant appelé « Le Marquis », connu pour son excentricité, fait vivre ses fidèles dans le raffinement et l’opulence, un univers où tous les excès sont permis tant que l’art et la création sont au rendez-vous.

     

    Dans le domaine protégé du Marquis, la jeunesse totalement coupée de la vie réelle s’abandonne dans les artifices du succès et de l’apparence sans penser que l'intimité est mise à prix. Un jeu dangereux qui risque de brûler bien des ailes… Pourtant, Billy est prêt à tout quitter et à renoncer à son passé pour vivre cette expérience inédite. Charlotte se résigne à le suivre dans cette folie qui va vite les dépasser.

     

    Marquise est un roman rafraîchissant doté d’une énergie grisante, portrait au vitriol de nos sociétés modernes. La chute, saisissante, nous fait froid dans le dos par son terrible accent de réalisme. Et si nous en arrivions vraiment là ? Une mise en garde alarmante sur les dérives de notre époque.

     

    Comme ce roman a l'air super captivant et que c'est un nouveau eXprim', je l'achète (par ici) !

    Marquise

    de Joanne Richoux

    Sarbacane, eXprim' - 15.50

  • La nouvelle émission radio ONLIKOINOU est en ligne

    Retrouvez toute l'info de la littérature de jeunesse dans l'émission ONLIKOINOU

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    Au programme de l'émission (Mars 2017)

    Invitée :

    M'zelle Magali, chanteuse et musicienne

    On a présenté ses deux disques :

    Douceurs pour petites oreilles (dist : Victor mélodie)

    Bap di Boup (avec Pierre Bouguier - dist : Victo Mélodie)

     

    Lecture du fascicule "La petite histoire des bébés et des livres" - Association ACCES

     

    Lectures des albums :

    L'araignée Gypsie de JF Dumont et Andrée Prigent (éd. Kaléidoscope)

    La souris grise verte de Christelle Minier (éd. Moka)

    La météo marine de Thierry Dedieu (éd. du Seuil jeunesse coll Bon pour les bébés)

    Oh non George de Chris Haughton (Thierry Magnier)

     

    Les univers d'auteurs :

    Lucie Félix (publiée aux éditions Les grandes personnes)

    Chris Haughton (publié aux éditions Thierry Magnier)

     

    Dans le rétro :

    lecture de Bébés Chouettes de Patrick Benson & Martin Waddell (Kaléidoscope)

     

    on a parlé aussi :

    présentation de la série Boris de Mathis (éd Thierry Magnier)

    présentation de la collection Mes petits imagiers sonores (Gallimard)

    présentation du titre Donald Winnicot dans la collection Des graines et des guides (A dos d'Ane)

    Coup de coeur pour l'album Entre nous bébé signe de Cendrine Genin & Séverine Thévenet (éd Ane Bâté)

     

    Vous pouvez écouter toutes les émissions en cliquant ici

  • Momo de jonathan Garnier & Rony hotin (Casterman)

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    Très gros coup de cœur pour cette BD qui vient de sortir chez Casterman !

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    Momo est une petite fille qui vit la plupart du temps seule avec sa grand-mère. Son père est un marin parti bien trop souvent sur les mers lointaines.

    Momo a un caractère bien tranché, un parler bien à elle qui la rend tout de suite sympathique. On pense immédiatement à de nombreux personnages enfants chez Miyazaki.

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    L'histoire que je ne dévoilerais pas ici nous fait passer par de nombreux sentiments : rires, surprise, larmes...

    Jonathan Garnier, le scénariste, a vraiment su trouver les ingrédients pour tenir en haleine son lecteur tout en l'émouvant. La fin de ce premier volume est juste intenable et nous promet encore une fois une avalanche de sentiments. Il y a un truc dans cette BD qui se trouverait entre Le Tombeau des lucioles, Le Petit Nicolas et Totoro.

    On rit donc, souvent, on s'attendrit - beaucoup - et on pleure aussi...

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    Le résultat est juste magnifique et il est fortement amplifié par le travail de Rony Hotin que je ne connaissais pas. Venant de l'animé (il a quand même remporté plusieurs grands prix internationaux), ce jeune illustrateur est juste bluffant de maitrise sur ce projet. Dans l'esprit d'un Bastien Vivès pour la fraicheur et la légéreté du trait mais plus influencé par la culture asiatique dans l'essence même du dessin, il parvient à insuffler un vraie tempête d'émotions par sa représentation de la jeune Momo. Les couleurs sont elles aussi super chouettes et le tout forme un très très bel album.

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    Bref vous l'aurez compris, j'ai énormément aimé ce titre et j'attends évidemment la suite avec une grosse impatience !!!

     

    chronique de Simon Roguet

     

    MOMO

    Jonathan Garnier & Rony Hotin

    Casterman - 16€

     

    Achetez ce livre sur notre boutique en ligne

     

  • Onlikoinou l'émission #01

    Si vous voulez (ré) écouter l'émission de radio ONLIKOINOU L'EMISSION, l'émission sur toutes les littératures de jeunesse, animée par Simon de la librairie et diffusée sur L'Autre Radio

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  • Nos coups de coeur à coup de post-its ! (1/3)

    C'est parti pour quelques présentations de nos romans jeunesse favoris !

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  • POWER CLUB de Alain Gagnol (Syros jeunesse)

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    Super-héros, vraiment ?

    Anna, l’héroïne de cette trilogie, est une jeune fille d’apparence tout à fait normale. Elle vit dans une famille unie et aimante. Elle va bientôt passer son bac et s’efforce de vivre sa vie d’ado sereinement, sans déroger à ses principes. Un seul petit détail d’importance : ses parents sont extrêmement riches. Si riches qu’ils peuvent lui offrir un ticket d’entrée dans le fameux « Power Club », le très sélect club des super-héros modernes.

    Situé à New-York, il regroupe une bande d’ados qui, à coups de gros paquets de dollars, ont acheté le droit de se voir injecter dans le corps des boosters ultra puissants. Ces nanoparticules donnent accès aux possibilités physiques les plus démentes : invulnérabilité, capacité de voler, développement extrême des 5 sens… Après avoir répondu positivement à tous les tests d’entrée, Anna va devenir la nouvelle héroïne. Elle effectue ses premières missions et se rend compte qu’elle a le pouvoir hallucinant de changer le monde. Mais très vite, elle déchante et prend conscience de l’arrière décor de l’organisation. Ces « super-héros » ont-ils été créés pour sauver des vies ou pour accumuler le maximum d’argent à l’agence : très vite, les contrats de pub affluent, son attachée de presse ne la lâche plus et la starisation devient de plus en plus dure à vivre. La rencontre avec un journaliste opposant va tout changer pour Anna…

     

    Alain Gagnol signe le premier roman d’une trilogie qui s’annonce passionnante. Truffé de références aux comics, séries ou au cinéma, on se prend au plaisir de tourner les pages sans s’arrêter. Les personnages sont bien ciselés, très cinématographiques, et prennent de la saveur au fur et à mesure de l’histoire. La fin est extrêmement bien construite et on ne peut qu’être qu’impatient de lire la suite dans le second volume prévu en juin.

     

     

    POWER CLUB T01 L'apprentissage

    Alain GAGNOL

    Syros - 17.95€

     

    Vous pouvez l'acheter ici

  • Les trois questions #01 Vincent Villeminot

  • 4 beaux-livres jeunesse à découvrir

    EXTRAORDINAIRES, SAUVAGES ET MINUSCULES !

    Amour, tendresse, gros calins, peur, phobie. Il se passe toujours quelque chose entre les enfants et les animaux. Cela durera d’ailleurs toute la vie. Les éditeurs l’ont bien compris et proposent depuis des années de très beaux livres sur ce thème. Coup d’œil sur quatre nouveautés particulièrement réussies sur le thème des animaux.

    Lire la suite

  • PAX ET LE PETIT SOLDAT de Sara Pennypacker et illustré par Jon Klassen (Gallimard Jeunesse)

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    Peter et Pax sont inséparables, unis par un lien unique et privilégié depuis que le garçon a sauvé et recueilli le renardeau chez lui. Les deux amis ne pourraient imaginer vivre éloignés l’un de l’autre. Pourtant, lorsque son père s’engage dans une guerre, Peter est contraint d’abandonner Pax à l’orée d’une forêt pour aller vivre chez son grand-père. Le renard, livré à lui-même dans un milieu naturel qu’il ne connaît pas, doit subir la faim, le froid et la douleur de ne pas voir Peter réapparaître. Avec une détermination et une énergie incroyable, son garçon va tout faire pour revenir sur ses pas.

     

    Dans ce roman d’aventure passionnant, nous sommes emportés par la course effrénée de Peter (500 km à parcourir ce n’est pas rien !) prêt à braver le danger et les interdits pour retrouver son ami et mettre fin à cette séparation déchirante. Pendant ce temps, Pax découvre la vie sauvage et se confronte à ceux de son espèce, méfiants à cause de son odeur humaine. C’est avec beaucoup d’émotion que nous le voyons évoluer dans cette nature qui recèle de surprises, mais très vite menacée par la guerre et ses atrocités. Ce roman montre à quel point elle ravage les corps mais aussi les esprits, dans un monde où « les malades de guerre » détruisent des vies et brisent des destins.

     

    Pax et le petit soldat est une très belle histoire, récit initiatique bouleversant sur une amitié hors du commun et des personnages vibrant d’espoir. Le texte est sublimé par les magnifiques illustrations de Jon Klassen, qui donnent vie à des instants magiques et saisissantes par leur infinie tendresse (dommage qu’il n’y en ait pas davantage !). Un roman dyablement génial donc !

     

    Si vous aussi vous voulez tomber sous le charme de l'histoire de Peter et Pax, c'est par ici !

     

    Pax et le petit soldat

    de Sara Pennypacker

    illustré par Jon Klassen 

    Gallimard jeunesse, 13.90

  • VINCENT VILLEMINOT en dédicace samedi 28 janvier - 15H

    Nous sommes ravis de recevoir, un an après sa venue pour le Prix T'Aimes Lire, VINCENT VILLEMINOT pour la deuxième fois à la librairie.

    Sa rentrée 2016 a été particulièrement riche avec la sortie de plein de nouveautés toutes aussi surprenantes que prenantes :

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    LA PROCHAINE FOIS CE SERA TOI (Casterman Jeunesse) :
    du très bon polar avec une pointe de fantastique. On retrouve les univers chers à Vincent. C'est efficace, assez classique dans la forme, original dans le fond. Les personnages sont vraiment réussis. J'ai aimé Markowicz bien sûr mais surtout Bosco, le second et Adélaïde la petite sœur. à suivre pour d'autres enquêtes de la Brigade de l'Ombre !
    ça s'achète là

     

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    LES PLUIES (Fleurus Éditions)
    Et ce fût donc la première fois que je lus un roman de chez Fleurus. Tu me fais faire des trucs, Vincent...
    Et bien pour une première j'ai été ravi. Franchement, cela m'a rappelé l'ambiance de lecture que j'avais eue en lisant il y a quelques (beaucoup) années de cela, Malevil de Robert Merle.
    J'ai aimé là encore les personnages, la façon dont ils doivent se débrouiller devant la catastrophe et leurs sentiments presque romantiques et puis évidemment l'intrigue et la façon de la mener à bout mais ça on savait que tu savais faire !
    on en veut c'est par ici

     

    vincent villeminot; dédicace ; instinct ; u4 ; le copain  de la

    LE COPAIN DE LA FILLE DU TUEUR (Éditions Nathan)
    Sans doute mon préféré dans la série. Vincent Villeminot s'essaie à la romance et franchement ça lui va bien. J'ai beaucoup aimé la lenteur du processus des sentiments et la façon dont la relation entre les personnages évolue au fur et à mesure de l'intrigue.
    Bon forcément comme on est chez Vincent, il peut pas s'empêcher de mettre un peu de thriller... mais franchement j'ai vraiment apprécié cette histoire.
    tu le veux c'est ici !

     

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    SAMEDI 14 NOVEMBRE (Exprim' Sarbacane)
    Wouahhhhhhhhhh ! ça faisait longtemps que j'avais pas lu un livre comme ça (jamais peut-être ah oui c'est ça !)
    Comment parler et donner envie de lire un livre qui nous a retourné, qu'on a détesté, qu'on n'a pas détesté quand même, qu'on a aimé alors et puis non en fait on ne l'a pas aimé vraiment puisqu'il n'est pas aimable.
    Non en fait non on ne peut pas aimer ce livre, on peut aimer son écriture, on peut aimer ce qu'il fait ressurgir, on peut aimer des passages, on peut aimer son auteur mais on ne peut pas aimer ce livre. Il y a une gêne trop forte qui s'installe irrémédiablement. Alors on a envie d'en parler, de le partager, de le faire lire, de se dire toi aussi cela t'a gêné, bouleversé, renversé ? Tu n'y a pas cru non plus toi ? Tu le lis et tu me dis ? Et c'est sans aucun doute, là où ce livre est une totale réussite : Ce livre vous donne envie d'en parler, d'en discuter. Ce livre est une passerelle pour échanger, pour croire en l'amour, pour espérer. Même si pour cela on doit se faire mal et mal aimer ce livre.
    J'aime donc ce livre parce que je ne l'ai pas aimé. Ok ça vous va comme ça ? vous aurez qu'à le lire tiens...

  • SAMEDI 14 NOVEMBRE de Vincent Villeminot (Exprim', Sarbacane)

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    Samedi 14 novembre est un roman qui m’a prise aux tripes et profondément dérangée. J’ai dû plusieurs fois refermer le livre pour reprendre mon souffle avant de replonger dans cette tornade d’émotions violentes. Le narrateur me filait entre les doigts, m’échappait au fur et à mesure que sa folie prenait une ampleur considérable. Ce texte m’a fait mal, il m’a bousculée, révoltée, mais profondément touchée.

     

    Vendredi 13 novembre, B. et son frère Pierre sont attablés à la terrasse d’un café quand surviennent les tirs. B. est touché par une balle, tandis que Pierre git à terre, sans vie. À l’hôpital, sous le choc, B. s’enfuit sans se retourner et s’enfonce dans une nuit noire.

    « B. marchait comme un somnambule. Il se sentait comme un funambule, plutôt : en équilibre fragile au-dessus d’une douleur sans fond. »

    Dans le métro, parmi les visages hagards, B. capte le regard d’un homme et le reconnaît. Dans la voiture pendant que les autres tiraient, il était resté à contempler la scène à travers la vitre de la portière, sans bouger. Alors B. va suivre l’inconnu, guidé par son instinct. Il va suivre « son » assassin. Très vite, j’ai senti que les rôles allaient s’inverser. La victime qui devenait bourreau, et le bourreau, victime.

     

    Vincent Villeminot signe ici un roman extrêmement fort, un de ceux qui ne peuvent laisser indifférent. Un roman déroutant sur un sujet où la parole a du mal à se libérer, déstabilisant par la violence de B., ce déchaînement d’agressivité incontrôlable, qui s’éveille brusquement au contact de la haine. Je me souviens du rire de B., effrayant et malsain, ce « grand rire sauvage ». Et ses mots qui claquent, ses injures cinglantes. Puis la peur qui s’insinue dans ce petit appartement, qui suinte et oppresse. Que va-t-il faire ? Jusqu’où va-t-il aller dans sa folie ?

    Au centre du drame, Layla est la figure apaisante dans cette atmosphère étouffante et saturée. Puis B. devient Benjamin, ou redevient Benjamin. J’ai bien senti que le rire au fond de son ventre pouvait ressurgir à tout moment, mais il semblait avoir repris corps dans le jeune homme de vingt ans qu’il était, sans armes, sans son poing écorché à vif, sans cette démence insoupçonnée qui l’avait cueillie dans le hall de l’immeuble. Il retrouve son humanité, volée par la vengeance, la volonté de faire mal à celui qui brise.

     

    « À ce moment, à ce moment précis, Benjamin ne savait plus qui était l’ennemi. Ni ce qui le soulagerait - d’en finir avec l’autre ou avec lui-même. »

     

    Quand B. est Benjamin, Layla prend soin de lui, panse ses blessures. C’est comme s’ils n’étaient plus que deux, alors, dans l’appartement. Deux corps qui s’apprivoisent après la violence, deux esprits qui échangent, se confrontent. Qui se pardonnent peut-être.

    Écrire au futur est donc possible, puisqu’il y a un après, un avenir.

    « Comment tu la regardes, la mer ? La vie qui vient et reflue, nous traverse, puis se retire ? Comment tu la regardes ? Et vers où ? Vers quel horizon - quelle ligne de fuite ? »

    Prenez le temps de lire ce livre, puis de le digérer à votre manière. Parlez-en autour de vous, car il soulève un flot de questions sur un sujet douloureux où les mots ont du mal à se frayer un passage.

     

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    SAMEDI 14 NOVEMBRE

    de Vincent Villeminot

    Sarbacane, collection eXprim', 15.50€

  • L’AMOUR, LE JAPON, LES SUSHIS ET MOI de Naïma Zimmermann (Albin Michel Jeunesse - Litt')

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    Lucrèce baigne depuis toute petite dans la culture japonaise, que ce soit à travers l’univers du manga, des séries animées et de la langue qu’elle pratique depuis le collège. Quand sa mère lui annonce qu’ils partent vivre avec son petit frère au Japon, c’est l’occasion pour elle de découvrir réellement le pays et ses traditions. Seulement voilà, être une Française en territoire nippon, cela se remarque facilement. Avec son caractère franc et sa langue bien pendue, la jeune fille se heurte à la réserve des jeunes de son âge et a du mal à se faire des amis. Mais entre un voisin musicien à démasquer, un club des amateurs de sushi à remettre sur pied et une mère surexcitée par les fêtes traditionnelles, Lucrèce n’a pas le temps de s’ennuyer !

     

    Ce roman est un vrai régal de lecture. Naïma Zimmermann nous fait voyager et découvrir le mode de vie japonais en nous livrant des anecdotes parfois surprenantes (ce que font vraiment les Japonais lors de la fête des cerisiers en fleurs !). Lucrèce nous fait beaucoup sourire, car cette jeune adolescente boute-en-train manque souvent de tact face à certains de ses camarades et à le don de se mettre dans des situations délicates plutôt cocasses ! Un récit de vie touchant qui traite de l’expatriation avec humour et sensibilité.

     

    (chronique parue dans le n°180 de la revue Page des libraires)

     

    Parce que ce livre est un coup de cœur et qu'il n'attend que vous pour le lire, venez l'acheter par ici ! 

     

    L'amour, le Japon, les sushis et moi

    de Naïma Zimmermann

    Albin Michel Jeunesse, collection Litt', 15.90 €

  • ATTENDS QU'HELEN VIENNE de Mary Downing Hahn et traduit par Valérie Dayre (Thierry Magnier)

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    Molly et son frère Michael, habitués à la vie urbaine, sont contraints de déménager en plein cœur de la campagne à Holwell, dans une ancienne église rénovée. Depuis que leur mère partage sa vie avec Dave et sa fille de sept ans Heather, leur cercle familial part à vau-l’eau. Leur nouvelle petite sœur est horripilante, manipulatrice et cherche à semer la discorde en accusant systématiquement Molly et Michael des pires vilenies, impuissants face à son attitude sournoise. Dans leur nouvelle demeure, la situation ne fait qu’empirer après la découverte d’un cimetière dans le jardin de la propriété. Heather est fascinée par une stèle abandonnée sous un grand chêne à l’écart des autres tombes. Très vite, Molly, terriblement angoissée, la surprend à y flâner la nuit en adoptant un comportement étrange. Commence alors une sombre histoire de fantôme... de préférence à lire la nuit, frissons garantis !

     

    Dans ce roman glaçant, nous nous retrouvons pris au piège avec Molly, consciente des faits inexplicables et terrifiants qui se passent sous ses yeux, sans pouvoir être prise au sérieux par les membres de sa famille. Comment faire face au danger qui rôde ? Car bientôt Helen prépare son arrivée et ses intentions sont loin d’être bienfaisantes…

     

    Vous voulez lire un roman fantastique qui fait froid dans le dos ? Cliquez ici pour l'acheter !

     

    Attends qu'Helen vienne

    de Mary Downing Hahn et traduit par Valérie Dayre

    Thierry Magnier - 14.50 €

  • Rencontre/dédicace avec Régis Lejonc - samedi 22 octobre

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