Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Librairie M'Lire

  • Quelques Coups de coeur de la rentrée d'hiver

    Les fêtes à peine terminées, nous nous penchons sur les nouveautés qui viennent embellir nos tables.

    Voici quelques titres que nous avons aimés!

    On retrouve avec grand plaisir l'écrivain breton breton Tanguy Viel aux éditions Minuit. Martial Kermeur, comme beaucoup d'autres, y a cru et  a investi toutes ses économies dans le projet de construction d'une station balnéaire de luxe qui ne verra jamais le jour. Alors quand il s'en rend compte, il passe à l'acte et pousse par dessus bord le promoteur véreux. Face au juge, dans une longue confession perforée de doutes et d'interrogations, il cherche à comprendre les circonstances qui l'ont poussé au meurtre.

    Après Photo de groupe au bord du fleuve, Emmanuel Dongala revient avec un roman d'apprentissage somptueux qui nous raconte l'histoire du violoniste prodige George Bridgetower. Un roman qui confronte également les transformations majeures que vit le monde des lumières avec les bouleversements politiques et sociaux de l'époque.

    La jeune auteure d'origine ghanéenne Yaa Gyasi signe un premier roman magistral. Une fresque familiale et historique qui court sur trois siècles et sur deux continents, l'Afrique et l'Amérique. On découvre la destinée de deux sœurs nées de la même mère mais pas du même père dans deux villages rivaux du Ghana. Un roman que vous ne lâcherez pas!

    Et Cécile Coulon nous ravit en ce début d'année un superbe roman. Elle renoue avec ses thèmes de prédilection- la campagne opposée à la ville, la lutte entre l'homme et la nature dans la lignée du très beau Le roi n'a pas sommeil.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • SAMEDI 14 NOVEMBRE de Vincent Villeminot (Exprim', Sarbacane)

    samedi 14 novembre,vincent villeminot,sarbacane,exprim,littérature ado,solène duroch,librairie mlire,laval

    Samedi 14 novembre est un roman qui m’a prise aux tripes et profondément dérangée. J’ai dû plusieurs fois refermer le livre pour reprendre mon souffle avant de replonger dans cette tornade d’émotions violentes. Le narrateur me filait entre les doigts, m’échappait au fur et à mesure que sa folie prenait une ampleur considérable. Ce texte m’a fait mal, il m’a bousculée, révoltée, mais profondément touchée.

    Vendredi 13 novembre, B. et son frère Pierre sont attablés à la terrasse d’un café quand surviennent les tirs. B. est touché par une balle, tandis que Pierre git à terre, sans vie. À l’hôpital, sous le choc, B. s’enfuit sans se retourner et s’enfonce dans une nuit noire.

    « B. marchait comme un somnambule. Il se sentait comme un funambule, plutôt : en équilibre fragile au-dessus d’une douleur sans fond. »

    Dans le métro, parmi les visages hagards, B. capte le regard d’un homme et le reconnaît. Dans la voiture pendant que les autres tiraient, il était resté à contempler la scène à travers la vitre de la portière, sans bouger. Alors B. va suivre l’inconnu, guidé par son instinct. Il va suivre « son » assassin. Très vite, j’ai senti que les rôles allaient s’inverser. La victime qui devenait bourreau, et le bourreau, victime.

    Vincent Villeminot signe ici un roman extrêmement fort, un de ceux qui ne peuvent laisser indifférent. Un roman déroutant sur un sujet où la parole a du mal à se libérer, déstabilisant par la violence de B., ce déchaînement d’agressivité incontrôlable, qui s’éveille brusquement au contact de la haine. Je me souviens du rire de B., effrayant et malsain, ce « grand rire sauvage ». Et ses mots qui claquent, ses injures cinglantes. Puis la peur qui s’insinue dans ce petit appartement, qui suinte et oppresse. Que va-t-il faire ? Jusqu’où va-t-il aller dans sa folie ?

    Au centre du drame, Layla est la figure apaisante dans cette atmosphère étouffante et saturée. Puis B. devient Benjamin, ou redevient Benjamin. J’ai bien senti que le rire au fond de son ventre pouvait ressurgir à tout moment, mais il semblait avoir repris corps dans le jeune homme de vingt ans qu’il était, sans armes, sans son poing écorché à vif, sans cette démence insoupçonnée qui l’avait cueillie dans le hall de l’immeuble. Il retrouve son humanité, volée par la vengeance, la volonté de faire mal à celui qui brise.

    « À ce moment, à ce moment précis, Benjamin ne savait plus qui était l’ennemi. Ni ce qui le soulagerait - d’en finir avec l’autre ou avec lui-même. »

    Quand B. est Benjamin, Layla prend soin de lui, panse ses blessures. C’est comme s’ils n’étaient plus que deux, alors, dans l’appartement. Deux corps qui s’apprivoisent après la violence, deux esprits qui échangent, se confrontent. Qui se pardonnent peut-être.

    Écrire au futur est donc possible, puisqu’il y a un après, un avenir.

    « Comment tu la regardes, la mer ? La vie qui vient et reflue, nous traverse, puis se retire ? Comment tu la regardes ? Et vers où ? Vers quel horizon - quelle ligne de fuite ? »

    Prenez le temps de lire ce livre, puis de le digérer à votre manière. Parlez-en autour de vous, car il soulève un flot de questions sur un sujet douloureux où les mots ont du mal à se frayer un passage.

     

    Pour acheter ce roman, cliquez par ici

     

    SAMEDI 14 NOVEMBRE

    de Vincent Villeminot

    Sarbacane, collection eXprim', 15.50€

  • BONNE ANNEE 2017!!!

    bonne année 2017 barracuda.jpg

    Lire la suite

  • MIROSLAV SEKULIC-STRUJA à la librairie

    sekulic.jpg

  • RENCONTRE-DEDICACE AVEC LOUIS JEANNEAU

     

     

  • L’AMOUR, LE JAPON, LES SUSHIS ET MOI de Naïma Zimmermann (Albin Michel Jeunesse - Litt')

    l'amour,le japon,les sushis et moi,naïma zimmermann,albin michel jeunesse,litt',littérature adolescente,solène duroch,librairie m'lire,laval

    Lucrèce baigne depuis toute petite dans la culture japonaise, que ce soit à travers l’univers du manga, des séries animées et de la langue qu’elle pratique depuis le collège. Quand sa mère lui annonce qu’ils partent vivre avec son petit frère au Japon, c’est l’occasion pour elle de découvrir réellement le pays et ses traditions. Seulement voilà, être une Française en territoire nippon, cela se remarque facilement. Avec son caractère franc et sa langue bien pendue, la jeune fille se heurte à la réserve des jeunes de son âge et a du mal à se faire des amis. Mais entre un voisin musicien à démasquer, un club des amateurs de sushi à remettre sur pied et une mère surexcitée par les fêtes traditionnelles, Lucrèce n’a pas le temps de s’ennuyer !

    Ce roman est un vrai régal de lecture. Naïma Zimmermann nous fait voyager et découvrir le mode de vie japonais en nous livrant des anecdotes parfois surprenantes (ce que font vraiment les Japonais lors de la fête des cerisiers en fleurs !). Lucrèce nous fait beaucoup sourire, car cette jeune adolescente boute-en-train manque souvent de tact face à certains de ses camarades et à le don de se mettre dans des situations délicates plutôt cocasses ! Un récit de vie touchant qui traite de l’expatriation avec humour et sensibilité.

    (chronique parue dans le n°180 de la revue Page des libraires)

    Parce que ce livre est un coup de cœur et qu'il n'attend que vous pour le lire, venez l'acheter par ici ! 

    L'amour, le Japon, les sushis et moi

    de Naïma Zimmermann

    Albin Michel Jeunesse, collection Litt', 15.90 €

  • ATTENDS QU'HELEN VIENNE de Mary Downing Hahn et traduit par Valérie Dayre (Thierry Magnier)

    attends qu'helen vienne,mary downing hahn,valérie dayre,thierry magnier,littérature adolescente,solène duroch,librairie m'lire,laval

     

    Molly et son frère Michael, habitués à la vie urbaine, sont contraints de déménager en plein cœur de la campagne à Holwell, dans une ancienne église rénovée. Depuis que leur mère partage sa vie avec Dave et sa fille de sept ans Heather, leur cercle familial part à vau-l’eau. Leur nouvelle petite sœur est horripilante, manipulatrice et cherche à semer la discorde en accusant systématiquement Molly et Michael des pires vilenies, impuissants face à son attitude sournoise. Dans leur nouvelle demeure, la situation ne fait qu’empirer après la découverte d’un cimetière dans le jardin de la propriété. Heather est fascinée par une stèle abandonnée sous un grand chêne à l’écart des autres tombes. Très vite, Molly, terriblement angoissée, la surprend à y flâner la nuit en adoptant un comportement étrange. Commence alors une sombre histoire de fantôme... de préférence à lire la nuit, frissons garantis !

    Dans ce roman glaçant, nous nous retrouvons pris au piège avec Molly, consciente des faits inexplicables et terrifiants qui se passent sous ses yeux, sans pouvoir être prise au sérieux par les membres de sa famille. Comment faire face au danger qui rôde ? Car bientôt Helen prépare son arrivée et ses intentions sont loin d’être bienfaisantes…

    Vous voulez lire un roman fantastique qui fait froid dans le dos ? Cliquez ici pour l'acheter !

    Attends qu'Helen vienne

    de Mary Downing Hahn et traduit par Valérie Dayre

    Thierry Magnier - 14.50 €

  • Rencontre/dédicace avec Régis Lejonc - samedi 22 octobre

    régis lejonc.jpg

  • Nouvelle façade !

    librairie.jpg