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  • La crinière de Monsieur Lion - chroniques de Simon #56

    9782226183460m.jpgLa crinière de Monsieur Lion

    texte : Nordine Bouguerine
    Illustrations : Juliette Boulard
    Albin Michel jeunesse - 12,90 €

    Monsieur Lion a bien besoin d’un petit fortifiant. Depuis peu, il perd sa belle crinière et il sera bientôt la risée de tous. Vite, il file chez Monsieur Frissotti, le coiffeur élégant, qui trouvera bien une solution à son souci. Mais cela ne se fera pas sans une certaine pagaille dans le salon…

    Voilà une petite histoire pour les plus jeunes pleine de surprises et de rebondissements. Les auteurs jouent sur la découverte de la pilosité extravagante de Monsieur Lion, de son énervement et des jeux de cache avec les fenêtres que l’on ouvre et referme. Le ton est amusant et rythmé. On retrouve avec beaucoup de plaisir l’illustration de Juliette Boulard, l’illustratrice de La Maternelle chez le même éditeur. Comme dans ces précédents livres, elle s’amuse à cacher, un peu à la manière d’un Marc Boutavant (Mouk), une multitude de petits détails amusants à chercher et apprécier. L’histoire se conclue sur une belle note romantique.

  • Le pompier de Lilliputia - chronique de Simon #55

    9782226193292_1_75.jpgLe pompier de Lilliputia

    Texte : Fred Bernard
    Illustrations : François Roca
    Albin Michel jeunesse - 14,90 €

    Henry Mac Queen est un héros. Malconnu c’est vrai mais c’est un vrai héros, de ceux qui méritent leur statue, aussi petite soit-elle. Petite car Henry Mac Queen est un nain. D’ailleurs il vit à Lilliputia, le quartier des nains à Coney Island à New York dans le plus grand parc d’attractions du monde. Fils d’un politicien important, Henry décide de quitter sa famille et de venir s’installer à cet endroit où il pourra vivre avec les siens et ne faire honte à personne. Il faut dire que l’histoire se passe à la fin du XIXe siècle et on l’ambiance ressemble plus à Freaks qu’à Disneyland… À sa place, Henry est heureux. Il a même créé une petite compagnie de pompiers qui fait le plaisir des spectateurs et dans laquelle il s’épanouit totalement… jusqu’au jour dramatique où Coney Island s’enflamme.

    Encore une fois, Fred Bernard signe une histoire atypique, une épopée fabuleuse que seul son imaginaire débordant peut fournir en littérature de jeunesse. On quitte un peu les fresques historiques pour retrouver cette fois un peu de l’esprit de Jesus Betz dans la narration et la psychologie des personnages. Henry Mac Queen a une revanche à prendre sur le monde et son courage va surgir au grand jour de manière éclatante… La grande nouveauté pourtant de ce nouvel album du duo magique Roca/Bernard se situe dans le travail de François Roca qui sort cette fois de l’ultra réalisme pour proposer un graphisme plus rond et plus jeunesse. On retrouve un peu de l’illustration qu’il avait utilisée pour son album Suzanne paru au Seuil. et il faut dire que ce style lui va particulièrement bien. Avec des décors de New York et plus précisément de Coney Island somptueux, ses personnages sont particulièrement touchants et c’est sans aucun doute l’un de ses albums les plus attachants.