Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La Première Loi tome 2 Déraison et sentiments (Joe Abercrombie) - Chronique de Guillaume #37

    Deraison_et_sentiments.jpgLa Première Loi tome 2 Déraison et sentiments

    Joe Abercrombie

    Pygmalion Fantasy - 19.90€

    Prise entre deux fronts au Nord et au Sud, l’Union, décadente, est plus que jamais menacée par de puissants ennemis. C’est dans ce maëlstrom précèdant la guerre totale que nous retrouvons avec joie d’un côté, notre « sympathique » inquisiteur Glotka, d’un autre, nos rudes guerriers du Nord et sur une troisième voie, la troupe formée par l’inquiétant mage Bayaz. Nul doute que leurs quêtes ne seront pas si divergentes que cela…

    Il aura fallu attendre deux ans et demi pour enfin pouvoir lire la suite de la trilogie de Joe Abercrombie parue initialement chez J’ai lu sous le titre L’Eloquence de l’épée puis rééditée chez Pygmalion avec un autre titre La Première loi tome 1 Premier sang. Au-delà de ces quelques cafouillages éditoriaux, ce second volume ne déçoit pas. Au contraire, le souffle du premier tome gagne en vigueur et nous pousse immanquablement à enchaîner les chapitres avec fébrilité. Outre la richesse et l’empathie des personnages déjà rencontrés deux ans plus tôt, c’est l’intrigue, multiple, qui se fait plus dense, plus précise et nous tient au ventre. Passant allègrement de la bataille sanglante au complot politique en passant par le siège destructeur avant de revenir à une nouvelle escarmouche, Abercrombie joue avec habileté avec son lecteur en changeant régulièrement de point de vue et en maniant parfaitement le rebondissement.

    Bref, une fantasy bien noire, peut-être quelques clichés mais un scénario magistral, épicé d’une pointe de violence voire de gore et, ô surprise ! , d’un soupçon de nobles sentiments.

  • Où j'ai laissé mon âme (Jérôme Ferrari), Chronique de Bérénice #11

    9782742793204.jpg

    Où j'ai laissé mon âme

    Jérôme Ferrari

    Actes Sud, 17 €


    Algérie, mars 1957. Le pays est sous tension permanente, les attentats font rage, l'armée française s'enlise...

    Le Capitaine Degorce et le Lieutenant Andreani sont deux hommes de combat habitués aux conflits et à ses violences. Malgré leurs expériences militaires communes, ils vont chacun réagir de façon très différente face à la brutalité et la cruauté des missions qui leur sont confiées.

    Alors que le Lieutenant Andreani a su s'habituer, accepter et même tirer profit de son rôle de bourreau, le Capitaine Degorce, quant à lui, est tiraillé par sa conscience et doute sans cesse du bien fondé de sa présence en terre de colonie.

    L'arrestation de Tahar va les obliger à prendre de lourdes décisions et va être source d'une discorde profonde entre les deux hommes.

    Jérôme Ferrari aborde le thème peu avenant de la torture en Algérie à travers les questionnements intérieurs et doutes des bourreaux, nous livrant ainsi un très bon roman psychologique de la rentrée.

  • Chien du heaume (Justine Niogret) - Chronique de Guillaume #36

    chien-du-heaume-229x350.jpgChien du heaume

    Justine Niogret (qui ne viendra pas à la librairie finalement pour cause de déménagement lointain... snif  mais le livre est super quand même)

    Editions Mnémos

    Grand Prix de l'Imaginaire Etonnants Voyageurs 2010, Prix Imaginales 2010

     

    Un roman médiéval coup de poing avec ce qu’il faut de fantastique pour définitivement envoûter son lecteur ! Rien de moins.

    D’abord, l’écriture, car c’est elle qui fait briller ce bouquin : Justine Niogret, avec ce premier roman, impressionne déjà par son « faux » style médiéval à la fois puissant et poétique. Elle a su distiller sans lourdeur expressions et vocabulaire du Haut Moyen-Age, créant une atmosphère entre rêve et mythe et montrant une maîtrise digne des meilleurs conteurs.


    L’histoire proprement dite n’est pas en reste. Chien du heaume est une mercenaire aguerrie et c’est son point de vue dur, plein d’amertume et sa quête fort originale que nous propose de partager Justine Niogret. Ce qu’elle cherche, ce n’est ni un trésor fabuleux, ni une arme épique encore moins un ennemi indestructible. Non, ce qu’elle voudrait par-dessus tout, c’est tout simplement connaître son véritable nom, celui que portait la petite fille qu’elle était et qu’elle a totalement oubliée. Et cette quête va passer par des rencontres, autant de personnages troublants de vraisemblan
    1191.jpgce dans un hiver sans fin.

    Enfin, en dessert, une postface délicieusement ironique de l’auteur pour totalement tomber sous le charme et piaffer d’impatience en attendant son prochain bouquin (ses deux prochains, dit-on de source sûre).

     


  • Effondrement (HC Moya), Chronique de Bérénice #10

     

    effondrement.jpgEffondrement

    Horacio Castellanos Moya

    Les Allusifs, 16 €

     

     

    Le nouveau roman du Salvadorien Horacio Castellanos Moya s'avère être un véritable petit bijou de la rentrée littéraire.

    Le récit s'ouvre au Honduras avec le mariage de la fille unique de Dona Lena Mira Brossa. Cette union est jugée scandaleuse car Teti épouse Clemente un homme qui cumule les défauts aux yeux de sa belle-mère puisqu'il est non seulement beaucoup plus âgé que Teti mais également communiste et Salvadorien de surcroit. Avec un humour qui lui est propre Horacio Castellano Moya réussi à rendre cet épisode terriblement cocasse. Dona Lena Mira Brossa, hystérique, va enfermer son mari à double tour dans la salle de bain afin qu'il ne puisse se rendre à la cérémonie.

    Avec le départ de Teti et de son époux au Salvador, les évènements vont prendre une tournure plus tragique. La fille et le père entretiennent une correspondance assidue à travers laquelle nous assitons à la naissance du conflit qui opposa les deux pays en 1969. Une haine infondée et une xénophobie profonde vont croître des deux côtés.

    Un roman dynamique où la haine familiale fait écho à la tragédie historique.

    castellanos_moya_2.thumbnail.jpg

     

    découvrez ici le site des allusifs, éditeur à découvrir d'urgence !

  • Appt. 44 T01 (Dara) - chronique de Florian #06

    appartement-44-1-ankama_m.jpgAppt. 44 T01

    Dara

    Ankama - 7.50 €

    Quatre jeunes gens et deux chats. Voici la joyeuse compagnie qui s'installe pour leur première collocation à Paris. Mick, playboy maniaque, amène avec lui sa grosse chatte hargneuse Zozo qui ne décolle presque jamais de ses épaules. Jon, étudiant en fac de lettres, est timide et très naïf. Il vient lui aussi avec sa chatte, Lulu. Côté fille, on trouve Coco Fashion, une "serial shoppeuse" comme elle le dit et Gigi, une parisienne blasée et très indépendante qui suit des cours aux Beaux-Arts. Tout semble aller pour le mieux dans le logement... ou presque. Des événements très étranges se produisent et commencent à se multiplier. Lulu se met à marcher au plafond, Mick est victime de somnambulisme aigü, des pâtisseries bretonnes apparaissent étonnamment et pleins d'autres épisodes pour le moins surprenants.

    La raison de toute cette agitation est connue à la fin de ce premier volume et promet une suite intéressante et captivante. Chaque personnage aura un rôle à jouer et devra prouver qu'il n'est pas à l'origine de tout cela.


    Dara, jeune dessinateur français, s'inscrit dans la lignée des Reno (Dreamland) ou autres Jenny (Pink Diary) et prouve que le manga made in france n'a plus grand chose à prouver à son grand frère japonais.

    13934-35682.jpg

     

     

    en prime découvrez cette vidéo qui présente le manga à la française où l'on retrouve le dessinateur Dara :

     


    Japan Expo : Qui sont les mangakas français ?
    envoyé par Nouvelobs. - L'actualité du moment en vidéo.

  • Chambres noires T01 Esprit es-tu là ? (Olivier Bleys & Yomgui Dumont) - chronique de Florian #06

    chambres_noires_couv.jpgChambres Noires T01 Esprit es-tu là ?

    Olivier Bleys (scénario) & Yomgui Dumont (dessin)

    Vents d'Ouest - 13 €


    Dans le Paris des années 1870, la grande famille Pénouquet vit d'un business très lucratif mais surtout très en vogue dans la bourgeoisie de l'époque : le spiritisme. Ils prétendent entrer en contact avec les défunts parents et proposent même de prendre des photos avec ces mêmes parents. Arnaque bien évidemment jouée à merveille par toute la famille. Ninon dit communiquer avec les êtres mais son procédé n'a rien de miraculeux. Les jumeaux Tristan et Louise jouent à la perfection leur rôle de fantômes et le grand Lazare immortalise le tout avec son appareil à photo fluide : Une affaire bien rodée en somme.

    Mais un jour, sur une des photographies, le couple arnaqué crie au scandale quand ils découvrent une jeune femme sur le cliché demandé. Une jeune femme apparaît et pour une fois ce phénomène est réellement inexpliqué. S'en suit toute une série d'évênements étranges et de questions sans réponses. Pourquoi a-ton enlevé les jumeaux ? Que signifie cette énigme : Pour atteindre la Chambre noire trouvez la salamandre au sommet du Mont Chauve et crevez-lui les yeux ! Qui sont les hommes en noir ?

    Toutes ces réponses sont à découvrir dans ce très bon premier volume. Mêlant spiritisme loufoque, humour noir et une intrigue haletante, cette bande dessinée au dessin enlevé est un vrai coup de coeur à découvrir...

     

    Chambres_noires_p1.jpg
    chambres_noires_image.jpg
    le site de l'auteur est à découvrir ici
    le blog de l'ilustrateur c'est