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  • HKPQ (Michèle Plomer)- Chronique de Marc#01

    HKQP de Michèle Plomer (éditions Marchand de Feuilles - 21.30€)

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    Suite au décès tragique d'un proche, une jeune femme quitte subitement le Québec, sa terre natale, pour se retrouver en Chine, et plus particulièrement à Hong Kong. Là-bas, dans les rues pavées à l'époque de dynasties anciennes, elle fait alors une série de rencontres décisives : celle d'une jeune fille trempée de pluie qui lui remet une lettre destinée à sa mère, introuvable, celle de la chance, si chère aux gens de ce pays, et enfin celle d'un magnifique poisson, dont la robe est rose tendre et translucide.

     

    Michèle Plomer, déjà auteure du remarqué Le Jardin Sablier, herbier des Cantons-de-l'Est sous forme de livre calendaire, nous offre aujourd'hui la possibilité de voyager au cœur de cette civilisation chinoise qu'elle aime tant.

    Avec HKPQ, dont le titre est déjà en soi une preuve de son attachement et du lien qu'elle tisse entre sa terre d'adoption (HK pour Hong Kong) et sa terre d'origine (PQ pour Province du Québec), l'auteure nous offre un récit de rencontres et de dépaysements (sa description de la faune hongkongaise est particulièrement efficace !), une quête de sérénité au sein de son exil.

    Comme la narratrice, le lecteur devient alors lui aussi un convalescent, parti chercher en des contrées exotiques le moyen de panser ses plaies. Comme elle, il sera fasciné par la grâce de Poissonne, poisson aux propriétés singulières, qui deviendra son amie et confidente.

    Ainsi, une fois le livre refermé, c'est dans un état de sérénité que le lecteur s'endormira, des rêves de voyages plein la tête

    Michèle Plomer a reçu le prix France-Québec pour ce roman

    Rencontre Jeudi 17 mars à 18h à la  Médiathèque Saint-Nicolas, en partanariat avec l'association Laval-Québec

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  • Les Prix Sorcières 2011 ont été dévoilés

    Ce lundi, les Prix SORCIÈRES viennent d'être révélés par l'Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ) et l'Association des Bibliothècaires de France (ABF)

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    51 libraires Sorcières de l’ASLJ (Association des librairies spécialisées pour la jeunesse) et 55 bibliothécaires de l’ABF (Association des bibliothécaires de France) ont choisi parmi les 30 titres de la sélection, les lauréats des prix Sorcières 2011, qui seront remis au Salon du livre de Paris au cours de la journée professionnelle du 21 mars.

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    Les lauréats sont :

    Prix Sorcières 2011 Un livre, d’Hervé Tullet

    (Bayard Editions Jeunesse) remporte le prix dans la catégorie albums tout-petits. Il devance Il l’a fait, d’Ole Könnecke (L’Ecole des loisirs), Tout autour de moi, de Clotilde Perrin (Rue du monde), Mon hippopotame, de Janik Coat, qui a aussi dessiné l’affiche du prix (Autrement Jeunesse) et Pleine lune, d’Antoine Guillopé (Gautier-Languereau).

     

     

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    Les oiseaux, de Germano Zullo et Albertine

    (La joie de lire) a été distingué dans la catégorie albums. Il arrive devant Monsieur cent têtes, de Ghistlain Herbera (MéMo), Rhino des villes, de Gaëtan Doremus (Autrement Jeunesse), Ombres, de Suzy Lee (Kaléidoscope) et Le roi des sables, de Thierry Dedieu (Seuil Jeunesse).

     

     

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    Oko, un thé en hiver, de Mélanie Rutten

    (MéMo) remporte le prix dans la catégorie premières lectures. La princesse qui n’aimait pas mes princes, d’Alice Brière-Haquet (Actes Sud Junior), Zélie et les Gazzi, d’Adrien Albert (L’Ecole des loisirs, « Mouche »), L’histoire du cochon renifleur de sommeil et autres fables, de Bruno Gibert (Autrement Jeunesse) et Pomelo grandit, de Romana Badescu et Benjamin Chaud (Albin Michel Jeunesse) figuraient dans la sélection.

     

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    La petite taiseuse

    de Stéphanie Bonvicini et Marianne Ratier (Naïve)

    reçoit le prix dans la catégorie romans juniors. Etaient aussi sélectionnés Passeuse de rêves, de Loïs Lowry (L’Ecole des loisirs, « Medium »), Nanouk et moi, de Florence Seyvos (L’Ecole des loisirs, « Neuf »), Babyfaces, de Marie Desplechin (L’Ecole des loisirs, « Neuf ») et A quoi servent les clonws ?, d’Anne Percin (Rouergue, «DacODac »).

     

     

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    Le sauvage

    de David Almond, illustré par Dave McKean (Gallimard Jeunesse)

    est le lauréat de la catégorie romans ados. Ont été également nommés : La douane volante, de François Place (Gallimard Jeunesse), Le ciel est partout, de Jandy Nelson (Gallimard Jeunesse), Peine maximale, d’Anne Vantal (Actes Sud Junior) et Vango, de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse).

     

    prix sorcières 2011, alsj, abf, librairie mlireDes hommes dans la guerre d’Algérie

    d’Isabelle Bournier, illustré par Jacques Ferrandez (Casterman) reçoit le prix dans la catégorie documentaires. Il devance Un tour du monde au Moyen Age, de Laurence Quentin et Caroline Reisser (Albin Michel Jeunesse), Petites et grandes histoires des animaux disparus, de Damien Laverdunt et Hélène Rajcak (Actes Sud Junior), Joueurs de nature, de Marc Pouyet (Plume de carotte) et Croque ! La nourrissante histoire de la vie, d’Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski (Rue du monde).

  • Le garçon qui volait des avions (Elise Fontenaille) - chronique de Simon #94

    Le garçon qui volait des avions de Elise Fontenaille (Rouergue coll DoAdo - 8 €)

     

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    Liberté.

    C'est inconstestablement le mot qui nous vient à l'esprit quand on lit ce court texte d'Elise Fontenaille.

    L'auteur, qu'on aime pour ses textes courts et percutants (La cérémonie d'hiver par exemple) s'est une nouvelle fois inspirée d'un fait réel pour écrire ce roman.

     

     

    Colton Harris-Moore.

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    Ce nom vous dit peut-être quelque chose si vous traînez sur les réseaux sociaux. Regardez son profil. Plus de 30000 personnes à travers le monde ont suivi ces aventures.

    À première vue, rien de bien transcendant chez ce jeune  américain. Une bonne tête d'ado. Une chemisette aux couleurs d'une marque de voiture et écouteurs MP3 aux oreilles, il semble allongé dans les bois quand il prend la photo de son profil. Pourtant ce jeune homme va devenir en quelques mois l'ennemi public n°1 de la police de San Juan, une petite île au large de Seattle.

    Dès huit ans, ce petit gars qui vit seul avec sa mère, est l'objet d'une erreur policière qui lui reste en travers de la gorge. Il est accusé d'avoir volé le vélo qu'il arbore fièrement sur les routes de San Juan. Sa mère n'a pas beaucoup d'argent et tout le monde est persuadé qu'elle n'a pas pu lui offrir un tel engin. Cette erreur non digérée marquera son changement d'attitude et le début de son incroyable destin.  Après plusieurs séjours dans des centres, il s'échappe de nombreuses fois et apprend à vivre de manière totalement autonome. Il rentre de moins en moins à la caravane familiale et commence à vivre dans les bois. Il va de maison en maison et pique tout ce dont il a besoin. D'abord des petites choses : de la nourriture, des boissons, des petits objets, puis au fur et à mesure de ses succès il voit plus grand : des voitures, des bateaux pour enfin toucher son rêve ultime... un avion ! Cette partie de l'histoire est très symptomatique du personnage autant qu'elle peut paraître extraordinaire. Petit, il s'amuse sur des jeux de simulation de vol. Plus tard, il lit des ouvrages techniques et un matin, à 5h55, il s'envole dans un Cessna "emprunté" dans un aérodrome près de chez lui et fait son premier vol au dessus des terres qui l'ont vu naître. Avouez quand même que ce n'est pas commun pour un garçon de 12 ans...

    Car contrairement à un voleur lambda, Colton Harris-Moore a ce petit quelque chose qui en fait un délinquant exceptionnel. Il fait rêver ! Ce ne sont pas les actes qu'il fait, c'est la manière dont il les fait qui est remarquable.

    Il ne vole que pour son plaisir personnel, on aurait envie de dire pour la beauté du geste. Il opère toujours avec une certaine forme d'insouciance et de provocation (sans doute dues à son âge). À ce titre, il est vite surnommé le voleur aux pieds nus (car il ôte ses baskets avant d'effectuer ses opérations). Il ne détériore rien, laisse même des petits mots qui font enrager tout le monde. Il symbolise une sorte de rêve pour beaucoup. Ne pas faire de mal, ne pas révolutionner le monde, mais juste l'enquiquiner un petit peu. Et le faire savoir. Car tout au long de son escapade (plus de deux ans tout de même), il a régulièrement envoyé des nouvelles à ses proches... et les fans ont commencé a afflué. Des T-Shirts ont été fabriqués, des marques de soutien sont venues... comme s'il devait représenter une certaine forme d'opposition douce au système en général.

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    Comme beaucoup d'autres, Elise Fontenaille a suivi les aventures de ce jeune garçon exceptionnel. Elle a voulu lui rendre hommage dans ce livre et c'est particulièrement bien réussi ! En une soixantaine de pages elle parvient à nous faire aimer ce personnage. On aurait presque eu envie d'être aussi de ces fans qui le suivaient jour après jour. Trop tard, il est maintenant arrêté mais reste l'histoire, magnifiquement mise en scène par l'auteur, l'histoire d'un destin, l'histoire d'un rêve. Celle du garçon qui volait des avions...

     

     

     

     

     

    J'ai juré de me venger, de faire la guerre aux flics, de tout faire pour leur pourrir la vie... Là, on peut dire que j'ai réussi !

  • Exposition "Une vie chinoise"-Du 15 au 27 mars

     

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    Dans la cadre du Festival des Reflets du cinéma, qui met à l'honneur la Chine, nous vo us invitons à découvrir l'exposition de reproductions de planches de la bande -dessinée de Li Kunwun et P.Otié  Une vie chinoise dans le hall du théâtre.

     

    En partenariat avec les éditions Kana et Atmosphères 53

    Document autobiographique, la trilogie "Une vie chinoise" raconte de l'intérieur la Chine des ces 60 dernières années. Ce témoignage en bande-dessinée est d'autant plus prégnant que son auteur, Li Kunwu n'est pas un dissident mais un membre du parti communiste, dont il a été le dessinateur de propagande durant trente ans.

    Le premier volet, "Le temps du père" retrace l'ère de Mao Zedong; le second " Le temps du parti" relate les lendemains de la révolution culturelle et les réformes de Deng Xiaoping. Le dernier volet "Le temps de l'argent" se concentre sur ces 30 dernières années, de l'ouverture de la chine au marché jusqu'à son rang actuel de 2nde puissance économique mondiale.