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  • Le Festival du Premier Roman, c'est ce weekend et nous y sommes !

    Retrouvez nous ce weekend au Théâtre de Laval pour le FESTIVAL du PREMIER ROMAN.

    Depuis de nombreuses années, la librairie est partenaire de l'association Lecture en Tête en l'accompagnant sur de nombreuses animations. Cette année, c'est la librairie M'Lire qui assurera la tenue du stand librairie au théâtre.

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    La 21ème édition du Festival du Premier Roman de Laval se déroulera du 3 au 7 avril 2013 au Théâtre, parainée par Jeanne Benameur, Grand Prix RTL-Lire 2013 pour Profanes.

     

    Isabelle Blondet-Hamon
    Le ciel de Birkenau

    C'est l'histoire de deux femmes. Quand la maladie frappe brutalement l'une d'entre elle, son histoire se lie à l'Histoire.

     


    Patrick De Bayser
    Nu féminin

    Le Nu féminin allongé de Modogliani, peint vers 1916 et dédicacé "A Marie si jolie en souvenir" tient la vedette de ce premier roman.

     


    Pierre Chazal
    Marcus

    Hélène, toxicomane, confie son fils Marcus, qui n’a pas dix ans, à son meilleur ami Pierrot, avant de se suicider. Pierrot, la trentaine, hésite devant une telle responsabilité.

     


    Lucile Bordes
    Je suis la marquise de Carabas

    Sait-on jamais tout de ses proches? Une jeune femme traque les indices discordants dans la biographie lisse de son grand-père, un instituteur au soir de sa vie.

     


    Olivier Brunhes
    La nuit du chien

    Tout le monde l’appelle Dog mais son nom c’est Tobias. Orphelin de lui-même, trahi par son destin, on le découvre à l’un de ces embranchements que le sort impose sans les signaler.

     


    Christophe Carlier
    L'Assassin à la pomme verte

    Dans un huis-clos feutré, plein de suspense aussi épais que les moquettes du Paradise, palace parisien où un crime a été commis, évoluent les clients, Craig, professeur de littérature française amé

     


    Oscar Coop-Phane
    Zénith-Hôtel

    Zénith-Hôtel est une galerie de portraits attachants, sincères, de petites gens aux prises avec un monde trop grand pour eux.

     


    Carole Fives
    Que nos vies aient l'air d'un film parfait

    Certains pensent que le divorce, ça ne sépare que les adultes. Années 80. Déferlante rose sur la France. Première grosse vague de divorces aussi. Un frère et une sœur sont éloignés.

     


    Élise Galpérine
    La folie Giovanna

    La Folie Giovanna est une plongée dans la France de l’entre-deux-guerres, celle des siestes au bord de l’eau, des dimanches qui s’étirent et des conventions qui, peu à peu, cèdent devant les drames

     


    François Garde
    Ce qu'il advint du sauvage blanc

    Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie.

     


    Yannick Grannec
    La Déesse des petites victoires

    Le destin d'un génie qui ne savait pas vivre et d'une femme qui ne savait qu'aimer.

     


    Pierre Lamalattie
    121 curriculum vitae pour un tombeau

    Au cours d’un trajet en voiture avec sa mère malade, Pierre, un artiste râleur, a un déclic.

     


    Bertrand Longuespé
    Le temps de rêver est bien court

    Un roman sur l'énigme qu’est «la prise de possession de l’homme par l’histoire»...

     


    Makenzy Orcel
    Les immortelles

    Les Immortelles, ce sont les prostituées de Port-au-Prince. L’une d’elles prend à parti l’inconnu monté la voir au bordel.

     


    Marlène Tissot
    Mailles à l'envers

    Elle n'a peut-être pas de nom mais elle ne manque pas de personnalité.

     


    Anne Swärd
    Embrasement

    Lou grandit dans les années soixante-dix, à la périphérie d’un village suédois. Elle est la cadette d’une famille nombreuse.

     


  • 48H BD - la librairie M'Lire vous offre une BD les 5 et 6 avril

    La librairie M'Lire est partenaire de l'opération 48H BD.

    Les 5 et 6 avril, venez nous demander 1 BD gratuite (dans la limite des stocks disponibles)

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    En collaboration avec les éditions Bamboo, Casterman, Dargaud, Dupuis, Fluide Glacial, Grand Angle, Jungle et Le Lombard, nous vous proposons de découvrir gratuitement l'un des 8 albums suivants*:

    La nouvelle bande à Bamboo
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    Le tueur
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    La vie et moi
    Feuilleter
    Le royaume
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    Pascal Brutal
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    Sienna
    Feuilleter
    Secrets de Girlz
    Feuilleter
    Ernest et Rebecca
    Feuilleter

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  • Une excellente interview d'un non moins excellent dessinateur BD par un toujours excellent blogger de talent !

    Cette interview est tiré du blog "I am a lungfish Song" de Christophe Aimé. C'est vraiment excellent alors dépêchez-vous et allez voir ce qui s'y passe...


    THIERRY MURAT

    "Je regardais le monde défiler à grande vitesse. Ce monde que je n'avais vu qu'en mode pause à travers une fenêtre flanquée de trois barreaux." Rascal et Thierry Murat suivent la trajectoire d'Abel Mérian, un ex-tolard, en route pour un point toujours au-delà de l'horizon. Ligne droite vers un livre d'une beauté graphique et narrative boulversantes. Son dessinateur au making-of.

    (chRisA - avril2013)

    En quels termes présenteriez-vous Rascal, votre partenaire sur ce projet ?

    Rascal est avant tout auteur. Il a publié plus de 80 ouvrages, chez Pastel - L’École des Loisirs, notamment. Il a certainement écrit quelques-uns des plus beaux textes de la littérature jeunesse contemporaine. Il s’est toujours nourri d’images autant que de lectures. Rascal est belge et en Belgique la culture picturale fait partie du paysage, elle est écrite dans l’histoire du pays et dans les petites histoires de chacun… Rascal est un ami depuis une petite dizaine d’années, maintenant. Rascal écrit comme il parle et parle comme il écrit. À la première personne le plus souvent possible, avec le cœur systématiquement et toujours avec retenue et grande élégance.

    À présent, prenez un miroir et, en tant qu'artiste, présentez-vous.

    Je suis un « touche à tout ». Je l’ai toujours été. Musique, dessin, photo, écriture… Je suis venu à la bande dessinée assez tardivement. Même si c’était un rêve de gosse, j’ai pris mon temps. Je prends toujours mon temps pour quoi que ce soit, d’ailleurs. J’ai commencé par publier au début des années 2000 des livres jeunesse aux éditions du Rouergue. Mon premier album en bande dessinée adulte Elle ne pleure pas elle chante est sorti en 2004 chez Delcourt. En 2011, c’est avec Les larmes de l’assassin, chez Futuropolis, que je prends conscience que je commence à avoir un vrai public. Et face à ce miroir que vous me tendez dans votre question j’y vois un mec qui ne sait pas parler de lui. C’est vrai… Je préfère parler de mes livres (ou de ceux des autres).

    Comment est né Au Vent Mauvais?

    C’est une histoire d’amitié avec Rascal avant tout. C’est l’envie de faire un roman graphique qui nous ressemble à tous les deux. Et, cerise sur le gâteau, de le faire chez Futuropolis. On est tous les deux des anciens ados, biberonnés aux vieux Futuropolis de la fin des années 70. De mon côté, j’avais déjà mis un pied chez Futuro avec Les larmes de l’assassin et pour Rascal, faire un bouquin avec le logo Futuropolis en bas à droite de la couverture, c’était le Graal… (Rires !) Alors, naturellement on a tout de suite pensé à un road-movie. Rascal a déjà pas mal écrit sur ce registre en littérature jeunesse. C’est un vagabond dans l’âme. Amoureux de Rimbaud et des Clash. La route, c’est un truc qui l’inspire depuis toujours. De mon côté, j’avoue que c’est une esthétique qui me faisait terriblement envie depuis longtemps aussi… Donc, Rascal m’a écrit une sorte de nouvelle. Une forme courte. Un texte d’une trentaine de feuillets, à la première personne. Et puis je me suis chargé de la mise en scène, du découpage et du dessin, bien sûr.

    Qu'est-ce qui, Rascal et vous, vous différencie et vous rapproche ?

    Alors… Ce qui nous rapproche, d’abord : préférer la singularité du regard à la virtuosité ou la technique. On partage, je crois, la même lucidité sur le monde et sur les relations humaines, aussi. On ne se fait pas d’illusions… Mais on sait en rire. On est papa de nombreux enfants : 5 pour lui et 3 pour moi. Ça rapproche, mine de rien… Ce qui nous différencie, c’est notre patrimoine culturel. Je suis un gascon du sud-ouest de la France et lui est belge. Ça n’a rien à voir. On a presque dix ans d’écart aussi…  Moi, j’aime Andy Warhol et Edward Hopper, lui préfère Van Gogh et Francis Bacon… Lui, c’est les Clash ! Moi, c’est Neil Young…

    Quels sont les secrets d'une bonne collaboration ?

    L’amitié, le respect et l’écoute. Pas l’admiration… Avec l’amitié, le respect et l’écoute, on peut tout se dire. Même les choses qui fâchent, mais ça ne dure pas.

    Je vois ce dernier album comme un road-movie avec une ambiance de polar. Dans l'histoire de la bd et du cinéma, quels sont à vos yeux les road-movies les plus réussis ?
    Pierrot le fou de Godard, Easy Rider de Dennis Hopper, bien sûr ! Et puis le beau Paris Texas de Wim Wenders… Toute l’œuvre de Jim Jarmusch qui est un road-movie à elle seule. Sinon, plus récemment Papa de Maurice Barthélemy (ex-Robin des bois) avec Alain Chabat dans le rôle titre : magistralement drôle et émouvant ! En bd, je ne vois pas… À part Au vent mauvais, bien sûr… (Rires !)

    En quoi vouliez-vous vous démarquer des autres road-movies ?

    Ho, il n’y a pas eu de calcul de la sorte. Ça ne se calcule pas ce genre de chose. Enfin… Ça peut se calculer, mais on risque de faire des trucs moins sincères. Je reviens à la question précédente, une chose qui nous rapproche aussi, avec Rascal, c’est de ne pas être bardé de références culturelles. On sait, lui et moi, que c’est un frein à la créativité. On fonctionne donc à l’instinct. Ça passe ou ça casse. On fait le livre pour nous d’abord. Pour notre éditeur aussi, bien sûr… On essaye de ne pas le décevoir, vu qu’il nous fait confiance, c’est la moindre des choses. Mais on ne fait pas de concessions. Lorsque le livre est fini, le public est là ou pas. De toute façon, malgré tous les meilleurs calculs du monde, c’est toujours comme ça que ça se passe. Donc pas de volonté spéciale de se démarquer. Juste l’envie de tenter l’expérience « road-movie » à notre manière, honnêtement, et le plus sincèrement du monde…

    Comment se sont passé les repérages ? Qu'était-il important de capter ?

    Pendant toute la période de travail sur ce livre, j’avais toujours dans ma poche un appareil photo ou à défaut, mon téléphone portable, en voiture, dans le train, dans l’avion… Et je me suis constitué une collection de paysages urbains, de friches industrielles, de routes, d’autoroutes…. Je l’ai toujours fait, j’adore ça. Mais là, j’en ai profité pour étoffer ma collection (voir ci-dessous), pour le plaisir surtout, pas uniquement pour le livre en cours. J’ai même fait un voyage express en voiture jusqu’à Rimini sur la côte Adriatique italienne, le point de chute du récit. Histoire de voir. Encore et toujours le regard… Avec la force de son inévitable subjectivité… D’ailleurs l’utilisation formelle que je fais de la photo dans mon dessin est finalement assez réduite. Capter des images avec un appareil, c’est surtout exercer son œil et forcer son regard  à un instant donné, très bref,  sur quelque chose de banal pour le sublimer. C’est ça qui est intéressant avec la photo. Ce n’est pas juste aller chercher de la documentation visuelle (la simple doc, on peut la trouver sur Google)… À l’étape du dessin, c’est toute cette démarche de captation du réel qui ressurgit. Et on arrive alors à fantasmer des images que l’on n’a même pas prises en photo. C’est une drôle de machine à rêver, le cerveau. Pour répondre plus précisément à votre question, j’essaye de capter avec mon appareil des choses qui ne se voient pas sur la photo elle-même… C’est difficile à expliquer tout ça, je sais… Mais la réponse est peut-être dans la capacité du dessin (et de la littérature aussi) à suggérer plus qu’à montrer.


    croquis thierry murat

    Comment définiriez-vous le style que vous avez trouvé depuis Les larmes de l'assassin ?

    C’est difficile pour moi de définir mon travail… Ce que je peux dire, c’est que c’est une écriture graphique qui me ressemble totalement. J’ai longtemps essayé des tas de choses très différentes dans tous mes livres, depuis 10 ans. Et récemment, pour Les larmes de l’assassin,  je me suis souvenu de ce que je faisais adolescent. Des dessins à l’encre avec des grands aplats noirs, Hugo Pratt et Comès étaient mes auteurs de chevet à l’époque de mes années lycée. Mes dessins étaient maladroits, bien sûr, on n’est pas sérieux quand on a 17 ans et on se contente de peu… Mais je crois que l’adolescence, c’est le moment où l’on construit l’être humain qu’on va être « pour toujours ». C’est idiot de vouloir faire semblant d’oublier ça. Voilà. Aujourd’hui je dessine avec les mêmes intuitions (enfin retrouvées) que j’avais lorsque j’étais ado. C’est à peu près tout ce que je peux dire. Les lecteurs sont mieux placés que moi pour définir mon style (je n’aime pas ce mot).


    au vent mauvais

    Comment abordez-vous la technique du cadrage et celle du découpage ?

    C’est la narration visuelle qui décide pour moi. Je fonctionne à l’instinct. Je me raconte l’histoire à ma manière avec tout le détachement nécessaire par rapport au texte original et la taille des cases, le nombre de cases par planche, etc… s’installe presque malgré moi. Voilà pour la base de travail. Après, bien sûr, j’ai mes petites manies comme tout le monde. J’abuse de ce que j’appelle « les images refrain ». Comme dans une chanson, vous voyez ? D’ailleurs pour répondre clairement à la question je crois que c’est ça, en fait : j’aborde le découpage d’une manière musicale. Pourquoi pas… Les chansons de Bob Dylan sont de sacrées histoires à chaque fois. De longs couplets lancinants et soudain : Paf ! Le refrain qui revient, encore et toujours le même gros plan sur ce même visage ou ce même objet banal. Une autre obsession dans ma manière de découper la narration, c’est la globalité de la double page. Je suis incapable d’appréhender une page seule, sans prêter attention à sa sœur d’en face. C’est maladif…

    Qu'essayez-vous de privilégier dans chaque case ?

    La lisibilité ! Pour que l’image soit frontale à chaque fois. Un uppercut. Vlan ! Pas de fioritures… Ça ne sert à rien. On le sait, pourtant y’en a encore qui continuent à faire de la bd comme on faisait de la peinture au 18ème siècle. Ça m’énerve… On n’arrive pas lire, à rentrer dans l’histoire tellement y’a de détails qui polluent le regard. Même plus la place pour le lecteur de se faire sa place… C’est un comble ! De toute façon, c’est comme dans la vraie vie. Y’a les bavards, ceux qui s’écoutent parler, qui prennent toute la place. Et puis, y’a les autres, souvent plus touchants et plus profonds dans leur discrétion... Ce n’est pas une théorie absolue. C’est ce que je pense. C’est tout.

    Sans suivre la plume de Rascal, rien qu'en regardant vos dessins, nous pourrions comprendre l'histoire. Comment travaillez-vous graphiquement la charge narrative ?

    Encore une fois, pas de calcul… J’essaye tout simplement de décrire au mieux ce qui se passe et où l’on est. Ou bien je fais complètement l’inverse ! Si le texte est très descriptif, alors je pars ailleurs, je montre du ciel ou une tasse à café sur un comptoir… Et bizarrement, lorsque je deviens plus métaphorique, je me rends compte que la narration y gagne. C’est assez mystérieux le rapport texte-image… Ce n’est pas une science exacte et je n’ai pas d’explications, pas de recettes non plus. Mais j’essaye de provoquer de l’inattendu, du décalage, le plus souvent possible, parce que je me rends bien compte que ça marche. On me l’a dit… Je ne suis pas un dessinateur d’action, ça se saurait (Rires !). Alors je cultive mes faiblesses comme disait Cocteau.

    Qu'est-ce que la signalétique, très présente, apporte ici ? Quelle est sa rhétorique ?

    Dans l’environnement de ce récit, les marques, les enseignes, la typographie, la signalétique apportent ce supplément d’âme ou de « non-âme », qui caractérise bien notre époque et son décor quotidien. La signalétique, c’est un peu la carte ADN de nos paysages urbains ou ruraux. Ça peut avoir quelque chose de terriblement déprimant (lorsque je montre une zone commerciale surchargée de marques) ou de très touchant (lorsque je montre une enseigne un peu usée, de vieille superette ou de vieux bistrot). Je crois que toute cette signalétique fait parler les décors et leur offre un vrai statut de personnage et donc un vrai rôle à jouer.

    Quelles couleurs vouliez-vous privilégier ? Quelles sont celles que vous vous êtes interdites ?

    J’adopte depuis pas mal de temps, dans mes images, une palette de couleurs sourdes. Ça me permet de faire éclore des petits éclats de couleurs qui d’un point de vue narratif, m’aident à accompagner le lecteur dans ses émotions. Dans ce livre, on est dans une gamme un peu « blafarde » et, de temps en temps, on aperçoit un feu rouge à l’arrière d’une voiture, le smiley jaune sur la casquette de l’ado… Je ne sais absolument pas pourquoi je m’interdis le vert. Il faut croire que je n’aime pas cette couleur… Mais je m’en passe très bien !

    Qu'est-ce qui vous a donné le plus de fil à retordre sur ce projet ?

    L’exigence de Rascal ! (Rires). Non, mais c’est aussi ce qui m’a apporté le plus de satisfaction au final… Rascal dessine aussi, dans ses albums jeunesse… Il sait de quoi il parle (et moi aussi…). Donc, nous avions des vrais débats sur l’image. C’était passionnant.

    Les histoires sombres, tristes sont-elles plus faciles à dessiner ? Vous inspirent-elles plus ? Si oui, pourquoi ?

    Plus facile, je ne le crois pas… Ce n’est pas facile, d’obliger les gens à regarder leurs propres peines en face… C’est risqué. En revanche faire rigoler, c’est plus rassurant. « Hé ! Venez chez moi, on va rigoler un bon coup ! » Tout le monde rapplique, c’est sûr… Mais si vous dites : « Passe à la maison, un de ces quatre, pour qu’on discute un peu de ce qui nous chagrine en ce moment… » Alors là, vous prenez le risque de passer la soirée tout seul (Rires !). Non, non ce n’est pas de la facilité dont il s’agit. C’est juste que pour moi, si le ciel est bleu et que tout le monde est heureux, bin… Y’a plus rien à raconter. Non ? Tout va bien. Circulez y’a rien à voir !

    Si vous étiez un lieu ou un personnage de Au Vent Mauvais, lequel seriez-vous ? Et aussi, lequel ne seriez-vous surtout pas ?

    Je serais sans hésiter, un lieu : La plage de Rimini, désolée, hors saison. La côte Adriatique italienne à un pouvoir de séduction assez paradoxal… Je ne voudrais surtout pas être la caissière de la superette de village…

    Combien de temps un projet comme cet album prend-t-il ?

    Un an ! C’est long et c’est court en fait… C’est un peu comme un morceau de vie.

    Quelques mots sur le nouveau roman graphique que vous préparez. J'ai appris que vous adaptiez Le Vieil Homme et La Mer d'Ernest Hemingway. Quelle « pression » ressentez-vous face à un tel défi ?

    Pour l’instant, je me prépare. Je suis dans les starting-blocks. Donc, grosse pression ! Le contrat est signé avec Futuropolis. Les ayant droits de la famille Hemingway ont donné leur accord. Tout est calé. Y’a plus qu’à… C’est donc un moment très particulier. Rempli de doutes, de questions. Mais je sais par expérience que tout ça va s’effacer immédiatement lorsque je serais la tête dans le guidon. Heureusement, sinon ce serait invivable. Mais cette période préliminaire, assez peu confortable, est nécessaire. C’est ainsi. Ça va être une belle aventure. En solo cette fois. Puisque mes échanges avec le vieil Ernest Hemingway seront davantage de l’ordre du spiritisme. Je pense qu’il va venir souvent m’emmerder dans mes rêves. Bon… On verra bien comment se passe la rencontre. On boira des mojitos sur la plage de La Havane… C’est un rêve de gosse, cette adaptation. J’attendais d’avoir suffisamment de cartouches dans ma besace pour attaquer un tel défit. Ce sera mon 5ème roman graphique. C’est bien, c’est le bon moment, je crois. Un beau récit sur « la victoire dans la défaite » ou inversement… Rien que de l’eau avec beaucoup de ciel au-dessus, sur 120 pages !

    Je ne terminerai pas avec une question mais avec mes sincères remerciements pour avoir passé un tel grand moment avec la lecture de Au Vent Mauvais. Merci à vous et à Rascal !

    Merci à vous pour ces questions qui sortent des sentiers battus… C’était un plaisir !


     

    Un grand merci à Thierry Murat et à Simon.

  • 6e Rencontres BD en Mayenne - 6 et 7 avril aux Ondines à Changé

    Voici la liste des auteurs attendus aux 6è Rencontres BD en Mayenne, les 6 et 7 avril 2013, à Changé.

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    Les Rencontres BD seront ouvertes au public de 14 h à 19 h samedi et de 10 h à 18 h dimanche, à Changé, en Mayenne.

     

    Diverses animations sont proposées :

     

    SAMEDI

     

    • Ateliers BD avec des auteurs à 14 h, 15 h et 16 h
    • Des films d’animation réalisés par Nicolas Bianco-Levrin à visionner
    • Remise du prix Bull’gomme 53 à 17 h

     

    DIMANCHE

     

    • Ateliers BD à 10h30 et 15h30

     

    Et tout au long du week-end, retrouvez :

     

    • la librairie M’Lire
    • Bouquin’bulles
    • Des expositions (les 10 ans du prix Bull’gomme 53, le vainqueur 2013)
    • Rêve de bulles et ses tirages limités
    • Des jeux autour de la Bande Dessinée
    • Un espace bibliothèque
    • Atelier maquillage proposé par l’association Educ’Actions en Afrique
    • Des mobiles à fabriquer
    • Des fresques réalisées avec les enfants

     

     

  • A la recherche de la reine blanche (Jonas T. Bengtsson) - chronique de Fabien #05

    A LA RECHERCHE DE LA REINE BLANCHE

    Jonas T. BENGTSSON

    Denoël - 24€

     

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    Ce roman est une fable incroyable.

     

    On y suit un jeune garçon de 6 ans, Peter. Accompagné de son père, il va parcourir une grande partie du Danemark. N’allant pas a l’école, ça sera son père qui lui apprendra a lire et à compter.


    Le roman se divise en 2 parties. La première est cette fable - road trip, où l'on voit ce jeune garçon nous décrire son père comme une sorte de super héros. Faisant tous les métiers (métallurgiste, mécano, jardinier, acteur, videur…) utilisant la bonté des gens pour gagner sa vie. Et à travers ça, on suit Peter découvrant la vie, grâce à ce père unique et aux multiples rencontres qu'il va faire pendant le voyage. Tout cela ayant pour fond, l’histoire de son père, qui lui raconte sans cesse un conte parlant d'un roi et de son fils qui cherchent la dame blanche pour la tuer.

     

    La seconde partie se passe 10 ans plus tard. Peter a grandi, et il n’a pas retenu l’enseignement de son père, pour une raison bien particulière. Cette seconde partie est moins fabuleuse que la première, mais reste touchante. On y voit un jeune homme essayant de fuir tout ce qui l’entoure. Fuyant même son propre prénom.

     


    A la recherche de la reine blanche est une fable fabuleuse, sur l’amour d’un père pour son fils, et d’un fils qui essaye de comprendre son père. A la fois touchant par tous ces personnages qui apparaissent tout au long du roman, on y découvre, avec magnificence, la beauté et la gentillesse de l’être humain. De ce père qui aidera les gens, et qui pourtant n’a qu’un seul souhait : Tuer cette dame Blanche.

     

    “Non, l’argent n’a pas d’importance, je n’ai qu’un fils.”

     

  • Exposition Il était une fois... Contes en Haïku (éditions Thierry Magnier)

    Venez découvrir la superbe exposition tirée du livre "Il était une fois... Contes en Haïku" de Agnès Domergue et Cécile Hudrisier (éditions Thierry Magnier)

     

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