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  • BATMAN T03 LE DEUIL DANS LA FAMILLE (Snyder Capullo Jock) - chronique de Geoffrey #05

     

    BATMAN T03 DEUIL DANS LA FAMILLE

    scénario : Scott SNYDER / dessin : Greg CAPULLO & JOCK

    Urban comics - 17.50€

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    Ce comics fait suite à la cour et à la nuit des hiboux, tous parus dans la collection Renaissance (ou « New 52 » qui reprend les séries relookées des super héros DC comics. Nous retrouvons ici le célèbre détective chauve souris qui va cette fois devoir en découdre avec son pire adversaire : le Joker. Cela fait un an qu'il avait disparu et il revient plus fou et plus cruel que jamais. Snyder et Capullo nous mettent en scène une descente aux enfers de Batman et ses proches organisé par l'imprévisible clown. Les auteurs gardent l'esprit noir et sans scrupule qu'il nous avait présentés dans les deux premiers tomes. L'illustration de Capullo est en parfait accord avec le scénario. C'est donc un troisième tome très bien orchestré avec une bonne intrigue, que l'on lira et relira avec plaisir.

     

  • ON NOUS A COUPE LES AILES (Fred Bernard & Emile Bravo) - chronique de Simon #145

    ON NOUS A COUPÉ LES AILES

    Fred Bernard & Émile Bravo

    Albin Michel - 11.50€

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    On connaît le talent de conteur de Fred Bernard. Depuis des années, avec son compère François Roca, ils nous émerveillent avec leurs albums magnifiques. Mais cette fois, Fred Bernard avait envie de raconter une histoire plus intime, plus personnelle. Il a donc fait appel à un autre ami, bien connu de nos étalages également, le talentueux Émile Bravo.

    Avec On nous a coupé les ailes, ils nous offrent un livre remarquable de sensibilité et de justesse sur la Première Guerre Mondiale. En alternant deux récits à quelques années d'intervalle, Fred Bernard nous prouve une nouvelle fois qu'il possède un réel talent d'écrivain et de raconteur d'histoire. Son texte est juste et percutant, l'alternance des deux récits est poignante. La première partie se déroule pendant l'enfance du jeune narrateur de la fin du XIXe jusqu'à l'aube de la guerre. On y voit un enfant joyeux, vivant avec ses frères et sœurs, faisant les 400 coups avec son cousin Firmin et s'émerveillant devant les débuts de l'aviation. Les séquences qui entourent cette narration sont celles du même narrateur, devenu adulte, qui vit la dureté des tranchées de la première guerre. Comme des lettres qu'il écrirait à sa mère, on est touché par la cruauté de cette guerre, les pertes qui se suivent et ne surprennent plus et le contraste qui s'installe entre les deux récits comme une perte des illusions. L'amour et l'admiration pour les avions semble s'éteindre peu à peu également jusqu'à la fin qui apporte un peu de baume au cœur.

    L'écriture est pleine de joie, de vivacité dans la première partie, émouvante et sensible dans la seconde. L'illustration d’Émile Bravo colle parfaitement aux propos et donnent au final un album remarquable, immédiatement indispensable dans nos étagères. Déjà un classique !

  • Rencontre avec Olivier Pouteau samedi 08 mars

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    Vous connaissez tous le célèbre tour de magie où l’on voit avec effroi une jeune femme enfermée dans une boîte noire se faire découper en trois morceaux. Imaginez que la dite jeune fille s’appelle Amanda et qu’elle est sans aucun doute la fille la plus détestée du collège. Imaginez maintenant que, lors d’une coupure de courant inopinée, l’un des trois morceaux disparaisse mystérieusement… Voici l’intrigue de base du premier roman extrêmement réussi du jeune auteur Olivier Pouteau. Le narrateur, Léonard, est l’auteur de ce cambriolage bien particulier. Que va-t-il faire maintenant ? Même si Amanda semble aller bien, il se retrouve bien embêté avec ce bout de corps (celui où il y a le cœur bien évidemment) caché dans sa chambre. Le tout prend vraiment une tournure étrange quand une personne anonyme commence à envoyer des lettres de chantage à Amanda…

    Olivier Pouteau signe un premier roman vraiment très bien construit, très plaisant à lire. Mais il ne se contente pas que de cela. Le dénouement final est vraiment bien trouvé et la fin est particulièrement émouvante. Une très belle promesse pour de prochains romans à venir.