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m'lire - Page 8

  • Frangine (Marion Brunet) - chronique de Camille #02

    FRANGINE
    Marion BRUNET
    Sarbacane, 14€90

     

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    « Je ne suis pas le héros, mais je suis

    Le bavardage et la digression
    L'oreille et les mots pour essayer de dire ce qui est à entendre, ce qui est à l'envi :
    Les désenchantements et les éclats de bruit

    En ces temps peu lointains où Pauline découvrait

    Le monde
    Le cruel
    Le normal
    et la guerre,

    ma mère et ma mère, chacune pour soi mais ensemble, vivaient de leur côté des heures délicates.

    C'est à moi qu'il revient de conter nos quatre chemins. Parce que j'aime ça, d'abord, dérouler les histoires comme on crée un langage ; et aussi pour que les choses soient claires, évidemment.

    Comment comprendre, sinon ? »

     

    Pauline et Joachim sont deux adolescents qui vivent avec leurs mères et mènent une existence
    relativement tranquille. Joachim est amoureux de Blandine et entame sa terminale, tandis que
    Pauline va entrer au lycée. La particularité de leur famille n'a jamais été un problème, jusqu'à ce que
    la discrète Pauline soit victime de harcèlement et perde pied.

    Frangine est un roman qui colle de près à l'actualité, puisqu'il s'agit de l'histoire d'une famille
    homoparentale qui est confrontée à l'homophobie et à l'ignorance d'une partie de la population,
    du fait de sa différence. Le sujet est abordé de manière délicate et les questions inhérentes à cette
    situation peu connue sont traitées à travers le regard des deux adolescents. Le roman se construit
    sur la relation de Joachim, le narrateur, et Pauline, sa petite sœur. C'est l'histoire d'une évolution,
    de comment se construire lorsqu'on est confronté au regard des autres, jugés pour ce que l'on n'a
    pas choisi, pour une situation que l'on vit parfaitement bien mais qui reste anormale aux yeux d'un
    certain nombre de personnes.

    L'intérêt de ce récit est de présenter plusieurs points de vue : le lecteur suit principalement
    l'existence de Joachim, ses questionnements amoureux, ses inquiétudes concernant sa sœur mais
    également la vie quotidienne de Julie et Maline, les deux mamans, leurs histoires respectives, les
    relations avec leurs parents... L'homoparentalité est au centre du récit mais Pauline et Joachim n'en
    restent pas moins des adolescents qui essaient de se construire, de s'affirmer et de trouver leur place dans le monde comme tous les jeunes.

    Frangine est un très joli récit, porté par une écriture légère et poétique et traitant avec simplicité
    d'un sujet rarement abordé en littérature jeunesse, au gré du quotidien de la famille, des souvenirs
    et des questionnements de chaque personnage. C'est un roman optimiste qui pose la question de
    la différence, du choix de vivre sa vie comme on l'entend et le mieux possible. Joachim, Pauline,
    Maline et Julie sont quatre personnages extrêmement attachants, finalement extrêmement banals
    et qui aspirent à la même tranquillité que n'importe quelle famille dite « traditionnelle ».

  • Le Citrouille #64 Spécial dossier Architecture / Prix Sorcières est arrivé

    Il est super beau ! Il est à retirer à la librairie !!!

    Le Citrouille nouveau est arrivé !


    Avec au programme :

    - un dossier spécial architecture avec des entretiens avec Didier Cornille et Joelle Jolivet entre autres

    - la révélation des Prix Sorcières 2013 (avec des mises en photo de Simon...)

    - le Prix Premier album 2013 : Lucie Félix

    et toujours une sélection des meilleurs titres à venir...

     

    Tout est bon dans le Citrouille !

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  • La première chose qu'on regarde (Grégoire Delacourt) - chronique de Camille #01

    LA PREMIERE CHOSE QU'ON REGARDE
    Grégoire DELACOURT
    JC Lattès, 17€

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    La première chose qu'Arthur Dreyfuss regarde, ce sont les seins des femmes.


    Arthur Dreyfuss aimait les gros seins. Il s'était d'ailleurs demandé, si d'aventure il avait été une fille, et parce que sa mère les avait eus légers, sa grand-mère lourds, du moins dans le souvenir des étreintes asphyxiantes, s'il les aurait eus gros ou petits. Il trouvait qu'une poitrine conséquente obligeait à une démarche plus cambrée, plus féminine, et c'est la grâce de ces silhouettes en délicat équilibre qui l'enchantait ; le bouleversait parfois.



    C'est ainsi que commence ce roman. Pourtant, les poitrines opulentes n'en sont pas le sujet, bien que
    cette question de la taille y revienne régulièrement. Non, ici, il s'agit d'une histoire d'amour. Arthur
    Dreyfuss a vingt ans, il est garagiste et vit dans un village perdu, dans une petite maison au bord de
    la départementale. Sa vie est tranquille, rythmée par les journées au garage de PP, quelques lectures
    et quelques séries en DVD. Jusqu'au jour où Scarlett Johansson sonne chez lui, page 24.

    La première chose qu'on regarde est une histoire d'amour, une histoire sur les faux-semblants et
    les illusions. On y trouve une réflexion subtile sur le culte de l'apparence et de la beauté. Mais, plus
    encore, on retient de ce récit un air d'Amélie Poulain, distillé par la présence de gens simples, de
    gens qui cherchent le bonheur, de gens qui tombent amoureux. On y lit la joie d'être à deux, mais
    surtout les blessures de l'enfance : un père qui a disparu, une petite sœur dévorée par un chien,
    une mère qui s'est tue et qui n'a plus jamais embrassé sa fille. Arthur et Scarlett, ce sont deux
    êtres cabossés qui se trouvent, qui tentent de se réparer, qui croient y parvenir. C'est un roman sur
    l'absence et sur deux solitudes qui se rejoignent. La première chose qu'on regarde est un livre à la
    fois léger et lourd, une histoire portée par une écriture sensible et parfois drôle qui rappelle que la
    beauté du bonheur est inhérente à sa fragilité.

  • Vive le vent ! (Peter Schössow) - chronique de Simon #134

    VIVE LE VENT !

    Peter Schössow

    La Joie de Lire - 9,80 €

     

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    Un homme marche seul sur la plage quand le vent se met à souffler de plus en plus fort. Son chapeau s’envole, il court après puis il se fait lui-même emporter. Commence alors un mystérieux voyage dans les airs. L’homme aux épaules renfrognées va peu à peu retrouver le sourire.

    Ce court album sans texte est une belle invitation à la rêverie et on se prend, en le feuilletant, à vouloir nous aussi nous faire emporter par le vent.

     

  • Et vogue la petite souris (Coline Promeyrat, Martine Bourre et Elga) - chronique de Simon #133

    ET VOGUE LA PETITE SOURIS

    Coline Promeyrat / Martine Bourre et Elga

    A petits petons, Didier Jeunesse - 11,50 €

     

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    On connait bien ici la qualité et la constance de la collection À petits petons des éditions Didier Jeunesse. Le nouveau titre de la collection, Et vogue la petite souris, ne dément pas ce principe. C’est encore une fois une belle réussite.

    Après le très beau Le Bateau de monsieur Zouglouglou, Coline Promeyrat adapte cette fois un conte sibérien qui reprend un peu la même structure. Une souris se fait un bateau dans une coquille de noix et part à l’aventure. Cette fois-ci, elle n’accueillera personne sur son navire mais elle fera la rencontre d’enfants de plusieurs villages et essaiera de trouver quelque chose de bon à manger…

    Dans ce texte en randonnée, on remarque à nouveau le talent de conteuse de Coline Promeyrat. La musicalité du texte est excellente et c’est un régal de lire ce texte à voix haute. L’illustration, réalisée à quatre mains par Martine Bourre et sa fille Elga est, comme toujours, parfaite.

  • 6e Rencontres BD en Mayenne - 6 et 7 avril aux Ondines à Changé

    Voici la liste des auteurs attendus aux 6è Rencontres BD en Mayenne, les 6 et 7 avril 2013, à Changé.

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    Les Rencontres BD seront ouvertes au public de 14 h à 19 h samedi et de 10 h à 18 h dimanche, à Changé, en Mayenne.

     

    Diverses animations sont proposées :

     

    SAMEDI

     

    • Ateliers BD avec des auteurs à 14 h, 15 h et 16 h
    • Des films d’animation réalisés par Nicolas Bianco-Levrin à visionner
    • Remise du prix Bull’gomme 53 à 17 h

     

    DIMANCHE

     

    • Ateliers BD à 10h30 et 15h30

     

    Et tout au long du week-end, retrouvez :

     

    • la librairie M’Lire
    • Bouquin’bulles
    • Des expositions (les 10 ans du prix Bull’gomme 53, le vainqueur 2013)
    • Rêve de bulles et ses tirages limités
    • Des jeux autour de la Bande Dessinée
    • Un espace bibliothèque
    • Atelier maquillage proposé par l’association Educ’Actions en Afrique
    • Des mobiles à fabriquer
    • Des fresques réalisées avec les enfants

     

     

  • Concours "Dessine ton POMELO" pour la venue de Benjamin Chaud

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  • Gueule de truie (Justine Niogret) - Chronique de Guillaume #61

     

    Gueule de truie

    Justine Niogret

    CRITIC – 17 €

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    Après nous avoir emmenés dans un Moyen-âge glacé et dangereux, sur les traces de Chien du heaume, une redoutable mercenaire en quête d’identité, Justine Niogret nous présente un personnage au nom tout aussi engageant : Gueule de truie.

     

    Gueule de truie n’est autre que le nom d’un inquisiteur absolument dénué de sentiments, formé au pire depuis sa plus tendre enfance. Il officie sans jamais faillir dans un monde dévasté au creux duquel l’humanité rampe péniblement vers son crépuscule. Sa mission, celle que les Pères de l’Eglise ont fixée, est d’une terrifiante simplicité : il s’agit ni plus ni moins d’éradiquer les derniers survivants de la catastrophe apocalyptique qui a déjà quasiment tout anéanti. Gueule de truie accomplit ainsi ce sacerdoce avec la plus grande rigueur jusqu’au jour où son chemin croise celui d’une fille bien étrange…

     

    Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre Gueule de truie mais le voyage en vaut la peine. Justine Niogret, sorte d’hybride Cormac Mc Carthy / Lovecraft, nous décrit avec précision et violence la quête initiatique de cet être monstrueusement libre, à la frontière de la folie, en conflit ouvert contre la médiocrité humaine.


    Bonus : quand vous vous serez bien torturé l'âme en lisant Gueule de Truie, n'hésitez pas à vous détendre en parcourant le blog pour le moins foutraque de Justine Niogret : http://justineniogret.over-blog.com/

  • Une faiblesse de Carlotta Delmont (Fanny Chiarello) - Chronique de Guillaume #60

     

    Une faiblesse de Carlotta Delmont

    Fanny Chiarello

    L’Olivier – 18 €

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    Il y a un peu plus de deux années, nous avons reçu Fanny Chiarello pour son roman précédent L’Eternité n’est pas si longue paru chez L’Olivier. Elle nous racontait alors avec une finesse et une sensibilité rare une histoire de fin du monde peu ordinaire, dans une atmosphère douce-amère totalement à contre-courant des habituels poncifs hollywoodiens. Le plaisir que cette lecture et cette rencontre nous procurèrent nous amena donc à attendre impatiemment son nouveau roman. Et voici que vient de paraître Une Faiblesse de Carlotta Delmont !

    Fanny Chiarello nous y présente donc Carlotta Delmont, une cantatrice américaine au sommet de sa gloire, qui disparaît sans laisser de trace au lendemain de sa première date parisienne. Par un habile enchaînement de lettres et d’articles de presse, Fanny Chiarello cultive le mystère et entraîne son lecteur à la poursuite de la soprane perdue en dressant dans le même temps une savoureuse galerie de portraits. Puis surgit le coup de théâtre, dont je ne vous dévoilerai la teneur, qui ouvre sur une seconde partie plus lancinante et émouvante, où le tragique prend le pas sur l’intrigue.

    Bref, un très beau livre, une écriture superbement ciselée et un personnage épris de liberté dont la fragilité touche au plus profond.



     

  • Onlikoinou #24 - Anton et les rabat-joie de Ole Könnecke (éditions Ecole des Loisirs)


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  • Sailor Twain ou La Sirène de l'Hudson (Mark Siegel) - Chronique de Guillaume #59

     SAILOR TWAIN

     Mark Siegel

     Gallimard – 25 €

     

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     Si certaines personnes forcent l'admiration, Mark Siegel fait partie de celles-ci. En effet, non content d'être le reponsable éditorial des éditions new-yorkaises First Second qui publient aux États Unis Joan Sfar, Lewis Trondheim, Gipi ou encore Emmanuel Guibert, Mark Siegel est également l'auteur d'un remarquable roman graphique intitulé Sailor Twain ou La Sirène dans l'Hudson.

     

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     Dans ce copieux livre entièrement réalisé au fusain entre 5h et 8h chaque matin avant d'aller au travail (véridique !), Mark Siegel raconte les aventures d'Elijah Twain, capitaine d'un bateau à vapeur navigant sur l'Hudson, qui découvre un jour une sirène blessée sur le pont du Lorelei. Bientôt séduit par la créature, il va bientôt découvrir combien il est dangereux de côtoyer de tels êtres d'autant plus qu'il est loin d'être le seul à subir leur charme...

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     Vous aussi, plongez-vous (ah! ah!) dans ce magnifique album, vous serez emportés à coup sûr par son magnétisme.

    http://www.youtube.com/watch?v=Is7rH9oUntE

     

     

     

  • Casanova Histoire de ma fuite (Giacomo Nanni) - Chronique de Guillaume #57

    Casanova Histoire de ma fuite

    Giacomo Nanni

    Olivius - 19 €

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    Casanova Histoire de ma fuite relate un épisode méconnu de la vie du célèbre libertin. En effet, Casanova fut emprisonné de 1756 à 1757 dans la prison du palais des doges pour libertinage, athéisme et obscurantisme. Ils ne faisaient pas semblant à l'époque !

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    Giacomo Nanni restitue à merveille le carcan physique et psychique qui oppresse le fameux vénitien, seul en sa geôle pendant la quasi-totalité de son enfermement. L’emploi astucieux de trames noires, très serrées, contribue parfaitement à retranscrire cette atmosphère carcérale pesante. Le malaise est d’autant plus prégnant que la plupart des personnages auxquels est confronté Casanova sont affublés de visages irréels et difformes tout à fait symboliques de leur monstruosité d’âme. Et lorsque Casanova commence à planifier son évasion, le lecteur tremble avec lui à l’idée que ces préparatifs ne soient découverts. Le chemin vers la liberté s’avère fort étroit et tout faux-pas conduit à une mort certaine. Mais, malgré tous ces écueils, Casanova va briller par sa ruse et sa patience.

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  • Mazik manège et les 8 zoziaux (les Ateliers Art terre) - chronique de Simon #129

    Mazik manège et les 8 zoziaux

    Textes : Jean-Philippe Gallet

    Photos : Paskal Martin

    Illustrations Sculptures : Alain Burban

    Les Ateliers Art terre - 17 €

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    Huit oiseaux de métal, les « zoziaux », découvrent un vieux manège abandonné. Tous aimeraient le voir fonctionner à nouveau. Pour cela, il va falloir retrouver les huit bestioles qui conviendront le mieux au carrousel. Les voilà donc partis pour un tour du monde où chacun devra dénicher la bestiole idéale…

    Comme à chaque fois, les Ateliers Art terre nous offrent un magnifique album jeunesse. La qualité des sculptures métalliques et de la mise en scène photographique accompagnent parfaitement une histoire bien écrite. Un régal !

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  • Nos amis vous conseillent #15 - Richard P. vous parle de "Tu seras partout chez toi" de Insa Sané

     

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    Dans le cadre du festival « des livres et moi » que nous avons organisé dans l’établissement, j’aimerais revenir sur la lecture de ce roman d’Insa Sané, Tu seras partout chez toi.

    Un très grand bouquin, un très grand conte, plus qu’un conte, un méta-conte, si l’oiseau existe.

    Tout commence par un village, et des enfants qui jouent aux Dieux et aux héros légendaires. Il y a là Dehiha-Aphrodite à la langue bien pendue, Adar-Ibis, celui qui siffle et chante tout le temps, Soundjata (le jeteur de son ?), l’empereur du Mali, dont le silence est une arme, il y a Sény autour de qui s’articule le roman, toujours en avance sur le lendemain, Ulysse amoureux de Yulia-Fusang-Alvilda, celle qui guide et qu’est vachement balaise.

    Quel est ce jeu ? Quelles en sont les règles, nul ne sait si ce n’est les enfants. Et à 9 ans, on n’a pas besoin d’expliquer un jeu ‘spas ! Mais le jeu auquel voudrait jouer les enfants c’est à la guerre. Et ça Maman et Papa ne le veulent pas. Pourtant ça à l’air vachement cool de jouer avec des armes dont on entend les crépitements au loin, de la place du village.

    Un jour Sény doit partir !

    Si tu dois t’en aller pour toujours, pars avant l’aube! Très tôt ! Ne te retourne pas. JAMAIS ! Tant pis pour les larmes, tant pis pour nous. Tu m’aimeras plus loin. Je t’aimerais ailleurs. On s’aimera toujours. Demain sera heureux. Promis ! Juré !

    Juré ! Craché !

    Ce village africain ! Pourquoi est-ce que je veux croire, moi lecteur, que c’est en Afrique ? Parce que l’auteur est d’origine sénégalaise ? Parce que son œuvre est d’abord une rencontre entre l’Afrique et les banlieues parisiennes ? Parce qu’il s’agit d’un village et qu’il n’y a de village qu’en Afrique ? Parce que les noms des enfants me font penser à des noms africains ? Parce que la photo de couverture montre un enfant noir ? Parce qu’il parle de cheveux bouclés ? Parce que c’est la guerre, et qu’il n’y a qu’en Afrique… ? Parce que l’actualité rejoins ma lecture avec cette guerre au Mali qui émerge dans les médias ?

    Pourtant jamais l’auteur ne parle d’Afrique ! Jamais ! Ce village, on peux le trouver dans n’importe quel coin de la planète. Il est universel ! Et ces enfants qui jouent, avec au loin, le bruit de ces étranges feux d’artifice, sont des enfants sans race et sans religion ! Ils n’ont pour bagage qu’une valise en carton bourrée des contes du monde.

    Et c’est là que ce roman devient extraordinaire. Il convoque tous les contes, évoque toutes les cultures. Je n’ai pas fait le compte, mais pèle mèle : le petit prince, andersen, grimm, un peu de Tolkien et aussi les mythologies : Ulysse et le serpent à plume, Thor et les djins et d’autres que je ne sais reconnaître car je n’ai pas la même culture que l’auteur et qui pourtant m’enchantent.

    Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les contes modernes, pris ici et là dans des films comme le baron de Münchauen ou Gattaca ou dans des séries, entre Arnold et Willie, les monstro-plantes et Goldorak. On note également des chansons, du Brel alors que parfois l’auteur se rappelle être slammeur. Ce roman est un tissu de réminiscences dans lequel la seule réalité qui soit est celles des histoires que l’on invente et que l’on vit et être humain est une histoire à raconter.

    C’est un roman polyphonique et universaliste dans lequel le monde frappe aux oreilles de celui qui est partout chez lui.

    Sény va découvrir que chez lui, c’est là où sont ses amis et peu importe qu’ils soient ici ou ailleurs, car ce qui compte finalement c’est d’emporter un visage et de laisser son coeur.

  • Top10 2012 - Littérature française

    voici le classement de nos meilleures ventes en littérature française en 2012


     

    1. La liste de mes envies, Grégoire Delacourt, JC Lattès

    2. La vérite sur l'affaire Harry Québert, Joël Dicker, éd. de Fallois

    3. Le sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari, Actes Sud

    4. Et puis Paulette, Barbara Constantine, Calmann Lévy

    5. Les lisières, Olivier Adam, Flammarion

    6. Le temps de rêver est bien court, Bertrand Longuespé, Thierry Marchaisse éditions

    7. Partages, Gwenaëlle Aubry, Mercure de France

    8. La folie Giovanna, Elise Galperine, Nicolas Chaudun édition

    9. L'hommes des haiesn Jean-Loup Trassard, Gallimard

    10. Peste et choléra, Patrick Deville, Seuil

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  • Ernest et Célestine au cinéma, à la librairie et en critique...

    En cette fin d'année, comme vous avez pu le voir, il y a une forte et belle actualité autour des personnages de Gabrielle Vincent : Un film qui franchement a l'air superbe, un album et surtout un roman adapté du scénario du film.

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    Forcément, comme à la librairie, nous adorons Ernest et Célestine, c'était l'occasion pour nous de faire une jolie table avec tout le fonds.

     

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    Comme en plus, on est très sympa, on vous offre la critique de Simon réalisé pour Citrouille du roman de Daniel Pennac. Bon film et bonnes (re) lectures !

     

     

    Le roman d'Ernest et Célestine

    Daniel Pennac, D’après Gabrielle Vincent
    Casterman - 14,50 €

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    Depuis la parution du magnifique Un jour un chien, Daniel Pennac a toujours été un admirateur du travail de Gabrielle Vincent. Forcément, quand elle a créé Ernest et Célestine, il a admiré également cette capacité à faire vivre ces deux personnages avec autant de sensibilité. À cette époque, ils ont échangé une correspondance respectueuse. Pourtant ils ne se sont jamais croisés. Et puis Gabrielle Vincent est décédée. Mais son œuvre est restée. Quel plus bel hommage pouvait lui rendre Daniel Pennac que d’offrir à ses deux personnages préférés une dernière aventure. Il a d’abord signé le scénario de l’adaptation cinématographique mais – heureusement pour nous – cela ne lui a pas suffi. Il a donc carrément écrit un roman d’aventures palpitant. Action, rebondissements, émotion, humour… il y a tout dans ce roman. Avec un jeu d’interpellation entre les personnages, l’écrivain et le lecteur, Pennac y rajoute une note littéraire empreinte de malice. On sent qu’il a pris énormément de plaisir à écrire ce livre. Nous en avons autant à le lire.

  • Dédicace de Emmanuel de Waresquiel pour la sortie de son essai "Entre deux rives"

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  • Rencontre et lectures de Marc Roger- Vendredi 26 octobre à 18h

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    Vendredi 26 octobre à 18h

    Marc Roger, auteur et lecteur public a quitté Saint-Malo pour rejoindre Bamako. Des milliers de kilomètres parcourus à pied, par bateau ou train. Un formidable voyage qu'il nous raconte dans son livre "La méridienne " . Il nous convie à une lecture de ses chroniques de voyage avec les textes des auteurs qui l'ont accompagné pendant un an: Hampâté Bâ, Dongala, Mabanckou....

  • Eric Sublutetia, auteur de la série SUBLUTETIA à la librairie - samedi 20 octobre

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    et pour mieux le découvrir, voici les chroniques faites par la librairie sur les deux livres

     

    Sublutetia T02 Le dernier secret de Maître Houdin

    sublutetia-le-dernier-secret-de-maitre-houdin-eric-senabre-9782278059256.gifEric Senabre
    Didier jeunesse - 14,20 €
    C’est avec grand plaisir que nous retrouvons les deux personnages phares du premier Sublutetia paru l’année dernière. Si ce premier opus se déroulait intégralement sous les pavés de Paris, nous revenons à la surface et nous allons suivre cette fois-ci Keren et Nathan dans une aventure palpitante autour de l’univers de l’illusion et de la magie. Autour de nos deux héros, nous retrouverons un personnage historique en la présence de l’inventeur génial, illusionniste de talent, le père de la magie moderne : Jean-Eugène Robert-Houdin. Keren et Nathan vont devoir suivre l’histoire de ce personnage et décrypter, grâce au journal de son second Frédéric Weiss, toutes les énigmes, pour dénouer la nouvelle intrigue à laquelle ils vont être mêlés.
    On retrouve dans ce second volet, toute la qualité narrative d’Eric Senabre. L’histoire est menée tambour battant et jamais le lecteur n’a l’occasion de se reposer. Le dernier secret de Maître Houdin saura accrocher le lecteur et lui donner « l’illusion » du bonheur, à moins que ce ne soit juste la éalité…



    Sublutetia: T1, La Révolte de Hutan

    sublutetia-la-revolte-de-hutan.jpgEric Senabre
    Didier Jeunesse - 14 €
    On connait très bien les éditions Didier Jeunesse pour leur remarquable travail autour des contes, des comptines et des albums. Il faudra désormais compter avec elles pour les romans également. Sublutetia de Eric Senabre ouvre le bal de très belle manière.
    Imaginez un peu qu’il y a sous Paris, une ville secrète, nommée Sublutetia, dans laquelle ont choisi de vivre une poignée de personnes lasses de la vie du « dessus ». Keren et Nathan, les deux héros du récit vont se retrouver, sans l’avoir désiré, au milieu de cette cité inconnue. Qui sont ses habitants fantasques ? Pourquoi ont-ils choisi de vivre ici ? Quelles sont leurs intentions réelles ? Sont-ils en danger ?… toutes ces questions trouveront réponse dans ce volume qui se lit d’une traite, dans un même souffle.
    Eric Senabre signe avec ce premier roman une aventure palpitante dans les sous-sols de Paris. Il réunit deux qualités propres à tout bon récit : une écriture fluide et efficace et une réelle capacité à faire évoluer des personnages attachants dans une aventure rythmée. On assiste en tout cas avec Sublutetia à la naissance d’un véritable écrivain.